À propos de la déclaration du Bureau de l’UNESCO en Haïti relative au respect du droit à l’éducation (13 octobre 2023)
— Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue —
« L’UNESCO appelle au respect du droit à l’éducation en Haïti et au respect de la Déclaration sur la sécurité dans les écoles signée par l’État haïtien »
« Déclaration de l’UNESCO / « Pétion-Ville, Haïti, vendredi 13 octobre 2023. L’UNESCO [l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture] appelle au respect du droit à l’éducation des enfants, des jeunes et des adultes en Haïti. Elle renouvelle son engagement à appuyer l’État haïtien et ses partenaires dans la transformation positive de l’éducation formelle et non formelle. Elle demande urgemment de renforcer le plaidoyer de l’urgence éducative. »
« À l’occasion de la rentrée scolaire 2023-2024, qui a eu lieu dans un contexte de crise multidimensionnelle, l’UNESCO invite tous les acteurs à contribuer à la protection des élèves, des universitaires, des parents, du personnel enseignant et des archives des établissements scolaires et universitaires, dans le respect de la Déclaration sur la sécurité dans les écoles signée [en mai 2015] par plus de 111 pays, dont Haïti, qui « s’engagent à prendre des mesures, notamment à fournir une assistance aux victimes d’attaques, à enquêter sur les accusations de violation du droit national et international et à poursuivre en justice s’il y a lieu les auteurs de telles violations, et à chercher à poursuivre l’enseignement dans des conditions de sécurité pendant les conflits armés et à appuyer les efforts déployés à cette fin ».


— Par Robert Berrouët-Oriol, l
Entrevue exclusive avec Jean-Claude François
— Par Robert Berrouët-Oriol,
À la mémoire de
Paru dans Le National du 21 juin 2023,
— Par Robert Berrouët-Oriol, l
La « lodyans » littéraire haïtienne parle-t-elle la langue de l’« audiencier », de l’« audienceur », du
Dictionnairique :
La créolistique, « Partie de la linguistique qui étudie les créoles » (Le Larousse), s’est enrichie en 2021 d’une nouvelle revue universitaire,
La promotion 2018-2022 de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université publique du Sud-Est à Jacmel porte le nom de Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue et écrivain. Cette exceptionnelle distinction est attribuée à l’universitaire pour son « dévouement et son engagement au service de la langue créole, de la linguistique et de l’éducation en général ». 
L’un des premiers professeurs de sociolinguistique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), friand amateur de poésie et mathématicien de formation avant d’être linguiste, disait souvent, en salle de cours, que dans la langue usuelle comme dans la fiction poétique et romanesque, les mots ont une saveur, une tonalité, une résonance, une histoire, un sens premier ou différencié selon le contexte d’énonciation, selon le registre de langue et selon l’époque. Les dictionnaires de la langue usuelle et les terminologies spécialisées témoignent à des degrés divers de la pertinence des remarques du sociolinguiste de l’UQAM, et l’histoire de la migration des mots en témoigne lorsqu’ils se déplacent d’une époque à l’autre, d’un domaine à l’autre, d’un registre de langue à un autre. Les linguistes et sémioticiens qui suivent depuis plusieurs années les travaux de la psychanalyste et linguiste Julia Kristeva sont familiers de cette problématique repérable notamment dans son roman «
L’examen attentif des outils lexicographiques et terminologiques élaborés de 1958 à 2022 et ayant pour cible le créole haïtien, est riche d’enseignements. Comme il est démontré dans l’article
Dans le remarquable article de