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Plus rien ne sera comme avant

— Par Georges Zaméo —

Aussi complexe soit-il, le problème martiniquais n’est pas insurmontable. Pour autant, il présente des points de blocage à caractère psychosociologique que nous ne devons pas passer sous silence, sinon les projets les mieux peaufinés ne donneront pas les résultats escomptés. Georges Zaméo Nous souhaitons que nous construisions notre futur en contrôlant aujourd’hui l’orientation de notre société. Nous savons tous que nous ne voulons plus d’une société construite sur des rapports de domination et sur le racisme, quel que soit son déguisement. Raphaël Constant et Victor Permal

D ire que plus rien ne sera comme avant peut signifier que c’était mieux avant, que, avant, c’était quand même acceptable. Mais, dans le même temps, cela peut aussi vouloir dire que la situation n’est plus vivable et doit faire l’objet de changements. C’est cette deuxième acceptation qui commande ma démarche. « Seul, disait Nietzsche, seul ce qui fait mal, très mal, saisit l’homme tout entier et accélère le processus d’irruption de l’esprit en lui. » J’ai cité à dessein cette pensée de Nietzsche qui, selon moi, traduit on ne peut mieux ce que nous vivons en ce moment dans la cité.

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Réviser le cadre institutionnel : une urgence pour le développement de la Martinique

— Par Georges Zaméo —

D’emblée, je fais remarquer que le fond de cette demande adressée à l’État interroge à plus d’un titre. Sans vouloir jouer sur les mots, nous distinguons trois termes clefs dans l’intitulé à savoir : révision, urgence et développement.

Faut-il procéder à une révision de la Constitution pour trouver solution au problème du développement de la Martinique qui se démène depuis longtemps avec les stigmates du mal développement qui demandent traitement en amont pour s’ouvrir sur un réel développement.

La situation qui sévit en Martinique ne saurait se satisfaire pour la traiter, de nouveaux agencements institutionnels même portant sur la Constitution de 1958. D’ailleurs, je doute fort que la France prenne l’initiative de réviser sa Constitution au motif de répondre à l’urgence du développement de la Martinique. N’est-ce pas faire preuve de prétention, enfin je laisse à appréciation. Pour bien se situer, reconnaissons que la Constitution de 1958 est bâtie sur une donnée fondamentale qui est la centralisation du pouvoir politique avec son pendant la haute administration, c’est sa pierre de touche. En outre, ne perdons pas de vue que les constituants avaient présent à l’esprit de combattre la politique des partis sous les IIIet la IVRépubliques qui faisait de la France un pays pratiquement ingouvernable avec cette valse de ministères que rapportent les textes.

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