Canicule : la chaleur extrême devient un véritable risque économique

— Par Jean Samblé —

Longtemps considérées comme un simple phénomène météorologique estival, les vagues de chaleur s’imposent désormais comme un défi économique majeur. Au-delà de leurs conséquences sur la santé publique, elles fragilisent l’activité des entreprises, ralentissent la croissance, déséquilibrent les finances publiques et mettent à l’épreuve les infrastructures. Pour les économistes, la canicule n’est plus un aléa ponctuel, mais un risque structurel auquel les pays européens devront apprendre à s’adapter.

Le premier impact se mesure directement sur les lieux de travail. Lorsque le thermomètre dépasse les 30 °C, les capacités physiques et intellectuelles des salariés diminuent rapidement. Les tâches deviennent plus difficiles à accomplir, les temps de récupération s’allongent et les risques d’accidents augmentent. Cette baisse de performance se traduit par une diminution de la production horaire, qui s’accentue à chaque degré supplémentaire. Les secteurs dépendant fortement du travail en extérieur, comme l’agriculture, le bâtiment ou le tourisme, sont les premiers touchés, mais les effets se font également sentir dans les bureaux, les commerces et les usines lorsque les bâtiments ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs.
À cette perte de productivité s’ajoute une hausse des coûts de fonctionnement.<p>  Lire Plus