Les Chiens des ténèbres

— par Gary Klang —
«Prends les poils de la queue d’un chien noir, qui n’aura rien de blanc, avec un peu de sa graisse, qu’on fera fondre; ensuite que l’on fasse une mèche de quelques morceaux d’un drap mortuaire et qu’on frotte avec ce que l’on a composé; si on l’allume sur une lampe verte avec de l’huile de sureau, dans une chambre où il n’y aura pas d’autre lumière, on verra des choses admirables et surprenantes» (Le Grand Albert)
Port-au-Prince dormait encore lorsque le président Faustin se réveilla à 5 h du matin en pensant à
une phrase de Robespierre :
« On conduit le peuple par la raison et les ennemis du peuple par la terreur.» 
 
Certes, il fallait conduire les ennemis par la terreur, leur couper les couilles, la tête et la parole, mais aucun peuple ne méritait d’être conduit par la raison. Robespierre était naïf mais lui, Faustin, n’avait qu’un but : éliminer tous ses ennemis.
Pour ne plus être humilié.
Il n’oublierait jamais ce petit homme, pourtant noir lui aussi, qu’il avait eu pour prof à la fac de médecine dans les années 40.
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