À Madiana
| Par Philippe Bernard, Jean-Claude Barny
Avec Alexandre Bouyer, Déborah François, Stanislas Merhar | 2 avril 2025 en salle | 2h 13min | Biopic |
Synopsis
Tout public
Frantz Fanon, un psychiatre français originaire de la Martinique vient d’être nommé chef de service à l’hôpital psychiatrique de Blida en Algérie. Ses méthodes contrastent avec celles des autres médecins dans un contexte de colonisation.
Un biopic au cœur de la guerre d’Algérie où se livre un combat au nom de l’Humanité.
La presse en parle :
Franceinfo Culture par Falila Gbadamassi
Le biopic que consacre Jean-Claude Barny, s’impose comme un film essentiel. Pas seulement parce qu’il s’intéresse au grand intellectuel et militant Frantz Fanon mais parce qu’il s’attache aux ressorts intimes de ses combats et engagements.
Les Fiches du Cinéma par Gilles Tourman
Un biopic édifiant et passionnant, envisagé comme une authentique tragédie.
So Film par Pierre Charpilloz
Avec Fanon, Jean-Claude Barny, connu pour ses films sur la communauté antillaise (Nèg Maron et Le Gang des Antillais), répare enfin cette injustice : Fanon a tout du grand biopic, avec musique orchestrale, reconstitution impressionnante et casting de choix (Déborah François, Olivier Gourmet mais aussi la révélation Alexandre Bouyer dans le rôle éponyme).
Cahiers du Cinéma par Ariel Schweitzer
Si la pensée radicale de Fanon ne trouve pas d’équivalent dans les choix esthétiques de Jean-Claude Barny – narration linéaire, mise en scène classique, musique d’accompagnement parfois trop présente –, la rigueur de l’approche historique ainsi que l’attachement aux textes, largement cités, suffit à soutenir l’intérêt.
La Croix par Corinne Renou-Nativel
Ce biopic trop lisse parvient néanmoins à restituer de manière vivante la pratique novatrice du psychiatre Frantz Fanon et la pensée de cette figure essentielle de l’anticolonialisme.
La Voix du Nord par Catherine Painset
Un biopic très documenté mais trop pédagogique.
Le Parisien par Catherine Balle
Un biopic intéressant mais trop didactique.
Positif par Ariane Allard
[…] l’ensemble dégage parfois une raideur un peu simpliste (tant au niveau des émotions que des interactions entre les personnages). […] On espère toutefois que cet éclairage honnête et bienvenu permettra de faire connaître Fanon en France, par-delà le cercle limité des universitaires et/ou d’un public sensibilisé à la pensée décoloniale.
Première par Thomas Baurez
L’arrivée dans le cadre d’un Stanislas Merhar en militaire blessé imprime peu à peu une tension mystérieuse qui déstabilise le récit pour mieux l’emmener sur un terrain moins conventionnel.
Rolling Stone par Sophie Rosemont
Faisant le choix d’une réalisation épurée, servie d’une photographie et d’un son très maîtrisés, Jean-Claude Barny signe davantage qu’un biopic : une porte d’entrée sur une oeuvre culte, d’autant qu’on commémore cette année les 100 ans de la naissance de Frantz Fanon.
L’Humanité par Eléonore Houée
Le résultat n’a pas la puissance espérée, la faute à un casting peu inspiré.
L’Obs par Nicolas Schaller
De l’interprète de Fanon, aussi cinégénique qu’il est piètre acteur, au sentiment que l’on a d’entendre les scénaristes derrière chaque réplique, « Fanon » oscille entre mollesse académique et didactisme free style (ah, ce crabe qui annonce la leucémie dont il mourra…).
Le Dauphiné Libérépar Nathalie Chifflet
Jean-Claude Barny, lui, choisit la ligne droite, le biopic ordonné, l’image sage pour un esprit rebelle. La mise en scène conventionnelle peine à rendre la complexité de Fanon, son engagement, et pourtant, que le film est long !
Le Monde par J. Ma.
Au regard de ce débat jamais éteint entre la France et l’Algérie, comme en attestent les polémiques récentes, le choix de Jean-Claude Barny consiste à ménager au moins cinq lignes directrices (…) Pas une mince affaire.
Les Inrockuptibles par Jean-Baptiste Morain
Tourné avec des moyens que l’on devine insuffisants, « Fanon » n’est sans doute pas le plus grand film du monde. Mais c’est d’abord un film nécessaire, car la figure de Fanon demeure encore méconnue alors que son apport intellectuel est considérable à la pensée sur la colonisation.
Libération par Sandra Onana
Les fascinantes avancées de Fanon sur les blessures de l’âme du colonisé appelaient la dentelle d’un biopic moins inhibé que ça, avec les brèches et la pénombre, la chair et la folie.
Nice-Matin par Cédric Coppola
Des fulgurances parsemées au sein d’une mise en scène convenue, ayant tendance à retranscrire les faits sans les approfondir au cours d’un scénario, qui plutôt que de se focaliser sur un évènement précis, s’étend jusqu’au décès, du principal intéressé, survenu en 1961 aux États-Unis des suites d’une leucémie.
Télérama par Samuel Douhaire
Le problème est que « Fanon » cumule tous les défauts du biopic : récit mollasson, scènes édifiantes, dialogues lourdement didactiques, reconstitution historique qui fait toc et mise en scène illustrative. En résumé : grand homme, petit film.