Vendredi 24 janvier à 19h à Madiana : « Sur le fil », un film de Reda Kateb + Concert de la Fanfare Soopah Mario Brass
L’association Clowns Doktè soutient une équipe d’artistes spécialisés dans le clown en milieu de soins, en organisant leurs interventions en pédiatrie et en gériatrie. Le clown d’accompagnement est un véritable créateur de liens sociaux. À travers des rencontres uniques empreintes de jeux, de bienveillance, d’humanité et de rires, il joue un rôle essentiel auprès des patients.
La légèreté et la fantaisie qu’apporte le clown permettent aux petits patients, aux résidents, ainsi qu’à leurs familles, de s’évader des angoisses liées à la maladie ou au vieillissement. Le clown est également un allié thérapeutique, soutenant les équipes soignantes dans leur travail et aidant à dédramatiser les situations complexes et difficiles.
Dans le cadre d’une campagne solidaire, l’association martiniquaise Clowns Doktè invite le public à découvrir le métier de clown hospitalier à travers le film Sur un Fil de Reda Kateb, avec Aloïse Sauvage, Philippe Rebot et Sarah Giraudeau. Ce film est inspiré du livre Journal du Dr Girafe de Caroline Simonds (fondatrice de l’association Le Rire Médecin) et du Docteur Bernie Warren, chercheur en arts du spectacle et psychologie.
À l’issue de la projection, la soirée se poursuivra en musique avec un concert de la Fanfare Soopah Mario Brass.
Rendez-vous le vendredi 24 janvier à 19h à Madiana pour la projection de Sur un fil par l’association Clowns Doktè. Tarif en vigueur à Madiana, projection au Tropiques Atrium. À partir de 10 ans.
Contact : 0596 70 79 29
Zouzou : Le Clown au Cœur de l’Hôpital
Après le court-métrage *Pitchoune*, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2015, le comédien Reda Kateb signe son premier long-métrage, centré sur le quotidien des clowns intervenant dans les hôpitaux auprès des enfants malades. Le film est adapté du livre *Le rire médecin : journal du docteur Girafe* de Caroline Simonds, fondatrice de l’association Le Rire Médecin (Albin Michel).
Jo (Aloïse Sauvage), une jeune acrobate talentueuse, se blesse lors d’une représentation au cirque et doit interrompre sa carrière pendant sa convalescence. Afin de subvenir à ses besoins sans dépendre de sa mère, elle décide de rejoindre l’association *Nez pour rire*.
Après avoir observé ses collègues Thierry, alias Poireau (Philippe Rebbot), et Roger Chips (Jean-Philippe Buzeaud), et pris des cours auprès des autres clowns sous la direction de Tamara (Elsa Wolliaston), Jo devient Zouzou et commence à intervenir auprès des enfants malades. Elle se rapproche particulièrement de Yacine, un jeune garçon atteint de leucémie, qui a également perdu sa mère.
Le film de Reda Kateb dresse le portrait d’une jeune femme en quête de sens, tout en offrant un aperçu du travail des clowns à l’hôpital, presque sous forme de documentaire. À travers l’expérience de Jo et de ses collègues, il explore les défis de cette mission et met en lumière le rôle essentiel des clowns dans le processus de guérison des enfants.
Ces clowns, bien que là pour divertir, collaborent étroitement avec les soignants, participant activement au suivi des patients, aux transmissions médicales et à l’accompagnement des familles. Ils doivent constamment jongler entre l’émotion et la nécessité de maintenir une distance professionnelle.
Au fil de son apprentissage, Jo découvre les difficultés de ce métier, notamment la nécessité de trouver un juste équilibre entre réconfort et distance. Elle rencontre des obstacles, commet des erreurs, et lutte pour trouver la bonne approche dans les chambres d’hôpital. Comme le souligne le film, être clown à l’hôpital est un exercice délicat, qui requiert un subtil équilibre entre spectacle et réalité.
Le personnage de Jo est incarné avec force par Aloïse Sauvage, actrice, danseuse et musicienne, elle-même formée au cirque à l’académie Fratellini. Reda Kateb, quant à lui, a suivi une immersion auprès de l’association *Le rire médecin*, partageant ainsi son expérience avec ses acteurs.
Le film bénéficie de l’interprétation de nombreux talents, dont Philippe Rebbot, Jean-Philippe Buzaud, Elsa Williaston, Sara Giraudeau, qui incarne la cheffe de service à l’hôpital, et Samir Guesmi, dans le rôle du père de Yacine. Reda Kateb a également souhaité intégrer des clowns professionnels dans le casting.
Bien que le film rende hommage de manière sensible à la figure du clown, certains aspects du personnage auraient mérité d’être davantage explorés. Une narration plus resserrée et une réalisation plus épurée auraient permis de rendre ce premier film encore plus abouti, bien que le sujet traité, émouvant et porteur, reste au cœur de la démarche.
M’A