Dans un rapport intitulé « Discriminations et origines : l’urgence d’agir » et publié le 22 juin, le défenseur des droits lève le voile sur l’ampleur des discriminations subies par les personnes issues de l’immigration. Il fait état d’un racisme systémique. Ce rapport paraît dans un contexte de mobilisation mondiale contre le racisme et les violences policière.
Discrimination à l’emploi, au logement, à l’éducation, surexposition aux contrôles et aux violences policières, inégalité face à la santé… le dernier rapport publié par le défenseur des droits révèle l’ampleur des discriminations qui touchent les personnes racisées : « En France métropolitaine, l’origine réelle ou supposée constitue le deuxième critère de discrimination après le sexe : 11 % des individus déclarent avoir vécu une ou des discrimination(s) en raison de l’origine ou de la couleur de peau au cours des cinq dernières années. »
Le confinement et la crise sanitaire ont mis en lumière les inégalités sociales et exacerbé les discriminations
Pendant le confinement, les habitants des quartiers populaires, en grande partie issus de l’immigration, ont été surexposés aux contrôles policiers abusifs, tandis qu’ils et elles comptaient parmi les travailleurs en première ligne de la lutte contre le coronavirus.