— Par Culture Egalité —
Une femme (issue de l’immigration) se plaignant d’être méprisée et victime de violences conjugales a été défendue par l’UFM et voici l’organisation assignée en justice devant le Tribunal de Grande Instance de Fort de France en la personne de sa présidente Rita Bonheur et de Nicole Ramael, intervenante sociale.
En effet, le mari, colonel de gendarmerie, a porté plainte contre ces militantes pour atteinte à sa présomption d’innocence et à sa vie privée et leur réclame en dommages et intérêts la somme astronomique de 375000 € !
C’est le comble pour une association qui a le mérite d’avoir rompu, depuis de nombreuses années, le silence sur les violences faites aux femmes.
En effet, c’est sans moyen, armées de leurs seules convictions, que des militantes ont interpellé les pouvoirs publics sur leurs défaillances face à une situation inacceptable dans notre pays.
Car ce sont de très nombreuses femmes qui ont eu recours et qui continuent d’avoir recours à l’Union des Femmes de la Martinique pour échapper de lieux de torture.
Ce sont de nombreuses femmes des communautés étrangères qui s’adressent à l’UFM pour les sortir des griffes d’un mari piégeur.