Le futur de la Guadeloupe et de la Martinique en question à travers cinq incontournables grands chantiers
— Par Jean-Marie Nol —
Le futur de la Guadeloupe et de la Martinique s’écrira au XXIe siècle à travers cinq grands chantiers dont les contours se dessinent déjà dans le tumulte des débats publics et l’épaisseur des incertitudes contemporaines. Ces chantiers — le rattachement direct de l’outre-mer à l’Europe, l’autonomie politique, les enjeux démographiques, la révolution de l’intelligence artificielle , et le devenir de la jeunesse — constituent autant de lignes de fracture que d’opportunités décisives pour le devenir de ces territoires qui cherchent à redéfinir leur rôle, leur place et leur identité dans un monde en profonde mutation.
Le premier chantier, celui du rattachement direct à l’Europe, se nourrit du constat d’un essoufflement du modèle actuel de dépendance à un État français désormais largement endetté et incapable de poursuivre comme auparavant le financement du modèle économique et social . La déconnexion entre les réalités locales et les décisions centralisées à Paris a conduit nombre d’observateurs à envisager une intégration plus directe de la Guadeloupe et de la Martinique dans le giron européen, à l’instar de certaines régions ultrapériphériques qui ont su tirer parti des leviers institutionnels et financiers de Bruxelles.<p> Lire Plus



— Par Jean-Bernard Bayard —
— Par Hélène Lemoine —
—
Le Modem Martinique, conscient des difficultés engendrées en Jamaïque, une de nos îles sœurs anglophones des Antilles, par le cyclone Melissa, témoigne de sa profonde sympathie à son gouvernement ainsi qu’à toute sa population. 
— Par Sabrina Solar —
L’énorme risque systémique du changement climatique pour la Guadeloupe et la Martinique.
A l’occasion de la présentation de l’ouvrage de traduction créole « L’Histoire du soldat/Listwa solda a« , de Charles Ferdinand RAMUZ et Rodolf ETIENNE, paru aux Editions L’Harmattan en février 2024, le vendredi 21 octobre 2025, à partir de 18h30, à la Bibliothèque Schoelcher, 1, rue de la liberté à Fort-de-France, voici une présentation par le traducteur de la fameuse pièce. Une présentation que vous redécouvrirez lors de cette rencontre.
— Par Robert Saé (*) —
— Par Jean-Marie Nol —



Après “Ile aux esclaves”, “Ile empoisonnée”, devrait-on terminer la trilogie par le label “Ile du Shatta” ? Alors que la société martiniquaise se délite à vive allure, son élite politique ne se retrouvant que sur les lieux et durant les jours de barnums populistes, il me vient en mémoire cet article publié par votre serviteur le 10 mai 2005, repris dans son ouvrage En finir avec les blessures de la peau (2023) et reproduit ci-dessous : “A quand une autorité morale martiniquaise ?” La future autonomie pourra-t-elle se passer d’une telle autorité ?
— Par Jean-Marie Nol —

— Par Jean Marie Nol —
L’ignorance est, on le sait, l’état naturel de l’homme. Ainsi, tout humain a pour mission dévolue ici-bas de faire reculer l’ignorance selon le petit empan d’apprentissage qu’il a à sa portée. Désapprendre préjugés et réflexes animaux pour transcender l’animal humain par la faculté d’intelligence de l’esprit, est la bonne foi naturelle de l’homme équilibré. Car si l’homme est « le seul animal qui sait qu’il sait » comme le dit Teilhard de Chardin, il est à fortiori, la seule conscience qui sait qu’elle ne sait pas, qui connaît son ignorance et qui, lorsqu’elle est normale assumée selon sa nature de non sachant, cherche à savoir tout en respectant les bonnes balises. La sottise, elle, est de l’insanité agressive et prétentieuse, qui, non seulement refuse d’apprendre, mais aussi brandit ses conneries immondes en les imposant avec autorité comme pour en faire un empire, un ordre, au nom de sceaux institutionnels et de parchemins scolaires ou de structures officielles qui cooptent ça et là des histrions pour jouer au nom du système établi, leur sinistre ouverture cosmopolitique, leur soi disant universalité.<p> 


