Catégorie : Sciences Sociales

Nouveau crédit d’impôt pour un premier abonnement à un titre de presse

Un nouveau crédit d’impôt pour un premier abonnement à un journal, à une publication périodique ou à un service de presse en ligne d’information politique et générale s’applique aux versements effectués à partir du 9 mai 2021. Prévu en juillet 2020 par la troisième loi de finances rectificative pour soutenir le secteur de la presse particulièrement fragilisé par la crise sanitaire, un décret paru au Journal officiel du 8 mai 2021 en fixe la date d’entrée en vigueur.

Quelles sont les publications concernées ?

Vous pourrez bénéficier de ce crédit d’impôt en 2022 pour un abonnement à un titre de presse d’information politique et générale, papier ou numérique, si vous vous abonnez pour la première fois à compter du 9 mai 2021 et pour une durée minimale de 12 mois.

Les publications d’information politique et générale concernées sont :

  • un journal ;
  • une publication de périodicité au maximum trimestrielle ;
  • un service de presse en ligne.

Vous ne pourrez pas bénéficier du crédit d’impôt si vous vous abonnez à un service en ligne qui diffuse plusieurs publications périodiques dont certaines ne proposent pas d’information politique ou générale.

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La campagne de vaccination s’ouvre aux personnes de 50 ans et plus sans condition

Les personnes de 50 ans et plus peuvent être vaccinées à partir du 10 mai 2021 quelle que soit leur situation. Elles peuvent prendre rendez-vous en centre de vaccination, et se faire vacciner avec les vaccins Pfizer-BioNTech oIllustration 1Crédits : © hkama – stock.adobe.comu Moderna. Par ailleurs, à compter du 12 mai 2021, toutes les personnes de plus de 18 ans peuvent prendre rendez-vous pour se faire vacciner en centre de vaccination pour des injections avec ces mêmes vaccins ayant lieu le jour même ou le lendemain.

Comment prendre rendez-vous dans un centre de vaccination ?

Vous pouvez prendre rendez-vous :

Sur internet : les deux rendez-vous pour les deux injections peuvent être pris peuvent être pris sur Santé.fr dans le centre de votre choix. Le site Santé.fr est accessible directement depuis l’application TousAntiCovid .

Par téléphone, en appelant :

  • le numéro vert 0800 009 110 ouvert 7 jours sur 7 de 6h à 22h qui vous oriente directement vers les plateformes téléphoniques du centre de vaccination choisi ;
  • le centre de vaccination près de chez vous dont vous aurez trouvé les coordonnées téléphoniques sur le site Santé.fr

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Marche Mondiale contre Monsanto et l’Agrochimie.

Le samedi 15 mai 2021 à Paris

La Marche Contre Monsanto-Bayer (MaM) est une grande action internationale qui a lieu chaque année et a déjà réuni, au plus fort de la mobilisation, plus de 1000 villes dans le monde et plus de 40 villes en France. La marche du 15 mai 2021 sera sa 9ème édition.

  • Cette année, la MaM s’articule autour de 3 grands axes :
    • Exiger la justice environnementale pour toutes les victimes des multinationales agrochimiques
    • Dénoncer les impacts du système agro-industriel actuel et ses inégalités
    • Promouvoir une agriculture et une alimentation écologique et autosuffisante pour tou-te-s
  • Cinq jours avant la marche, le 10 mai 2021, sera communiqué le verdict du procès historique de Tran To Nga contre les multinationales ayant fabriqué ou commercialisé l’agent orange dans les années 60 et 70. Monsanto-Bayer fait partie des accusés, à l’origine de ce pesticide délétère qui est responsable de près de 4 millions de victimes au Vietnam. Nous marcherons en soutien à ce combat et pour toutes les victimes des guerres chimiques. Nous n’oublions pas que les pesticides contre lesquels nous nous battons étaient à l’origine des armes de guerre.

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Ne chargez pas ma langue d’indigeste !

— Par Patrick Mathelié-Guinlet

Vive le subjonctif
et l’accent circonflexe !

Lorsqu’un chapeau n’a pas couvert
sa tête, le Français s’enrhume en hiver…

Et pour la bonne alchimie de l’orthographe,
basique doit demeurer son ph !

Tant pis si des féministes frustrées s’en vexent
mais j’emmerde ce charabia inclusif
et pour moi c’est certain,
du moins dans l’écriture,
n’en déplaise aux esprits chagrins
avec tout le respect dû au deuxième sexe,
à Beauvoir, a beau faire
des mains et des pieds, au cœur de mes vers
où avoir un peu de style je me figure,
l’emportera toujours le masculin…

Que ce qui n’est qu’une simple convention arbitraire
par seul souci d’élégance perdure !

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La crise économique du Covid-19 sera -elle le marqueur d’un futur effondrement de la démocratie française et de l’économie locale aux Antilles  ? 

— Par Jean-Marie Nol, economiste —
 
Précédemment,  nous disions dans notre dernière tribune que les dès sont désormais jetés pour le prochain match de la présidentielle en France. Dans presque tous les cas de figure,  l’avenir semble s’assombrir et la tentation d’instaurer un régime autoritaire en France après l’élection présidentielle de 2022 n’a jamais été aussi prégnante. Dans un scénario possible en 2021, on imagine l’épidémie difficilement contrôlée et les perspectives de résolution de la crise sanitaire régulièrement repoussées à des horizons de plus en plus lointains. Dans ce scénario, l’impact de la crise sur l’économie est plus fort qu’anticipé notamment du fait d’une baisse durable de la consommation des ménages. Le rebond espéré n’intervient pas. Le nombre de chômeurs et de travailleurs précaires explose, mais aussi les pénuries de main-d’œuvre dans les secteurs les plus sollicités. Le climat social et politique particulièrement dégradé contribue à accroître le sentiment d’inquiétude et d’imprévisibilité. L’on se dirige tout droit vers une nouvelle vision historique au temps long de la théorie des cycles politiques et économiques pour la France, alors quid des conséquences sur le plan des institutions  ?

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Des effets positifs de la Covid-19?

— Par Dominique Celma —

Je ne peux m’empêcher d’observer qu’il y en a tout de même. Il suffit de considérer le trafic routier.

En revenant ’encore ‘ de l’agglomération de Fort-de-France. Je dis : ‘ encore ‘, car ces 3 semaines où nous avons été assignés dans un rayon de 10km autour de notre domicile, le hasard a fait que je me déplace plus fréquemment que d’habitude. Il me faut aussi préciser que l’espace dans lequel il m’était autorisé d’utiliser mon véhicule, englobait au moins la moitié du poumon économique de la Martinique et l’un des axes routiers les plus engorgés : Trois-Ilets – La Rivière-Salée- Aéroport – F-de-F – Anse Gouraud à Schoelcher ( Il ne m’était pas autorisé d’aller au-delà ) .

Dès ma première sortie j’ai pu me réjouir de la fluidité du trafic malgré un flux soutenu de voitures qui témoigne que l’activité économique n’était quand même pas à l’arrêt. Quand j’ai manifesté ma satisfaction, on m’a demandé si je préconisais un maintien du confinement. Peut-être était-ce une maladresse d’avoir aussi avancé que l’engorgement du réseau à toute heure, en temps normal, est bien dû au fait que trop nombreux sont les usagers faisant des allers et retours sur ces routes probablement pour des riens, pour satisfaire des urgences qui n’en sont pas, jaloux de leur liberté…

On m’a rappelé ne pas tenir compte que beaucoup de gens travaillaient ces jours-ci à domicile dans le cadre du télétravail, que crèches et écoles étaient fermées pour la plupart ainsi que beaucoup de commerces.

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Lutter contre l’homophobie et la transphobie. Brisons les préjugés

Mardi 11 mai à 20h30 sur la 5 et mercredi 12 mai à partir de 21h 05 sur la 2

Mobilisé dans la lutte contre toutes les discriminations, France Télévision à l’approche du 17 mai, Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie propose deux soirées spéciales sur ce thème.

Sur France 5, mardi 11 mai, à 20h5O, dans la collection,  « Ils font bouger les lignes » : Transidentité, le combat pour être soi. Certains ont le sentiment d’être né dans le mauvais corps. S’ils décident de changer d’identité, ils doivent faire face au jugement de la société, parfois même aux insultes, mais aussi à un long et douloureux chemin médical…

Olivier Delacroix part à la rencontre de ceux qui ont choisi de se libérer d’un corps qui emprisonnait leur véritable identité.

Sur France 2, mercredi 12 mai, à 2lhOS Baisers cachés réalisé par Didier Bivel, prix de la critique au 2Oè, » Festival des créations télévisuelles de Luchon (2016). L’homosexualité du jeune Nathan, 16 ans, est révélée sur les réseaux sociaux. Seul, il fait front contre les moqueries et la violence.

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Le Memorial ACTe a été inauguré un 10 mai. C’était en 2015.

Le Mémorial ACTe ou « Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la Traite et de l’Esclavage » est un mémorial. Il est situé dans la rade du port de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, sur le site de l’ancienne usine sucrière Darboussier.

Initié par le Président du Conseil Régional Victorin Lurel et le Conseil régional de la Guadeloupe sur proposition du Comité International des Peuples Noirs (CIPN), le Mémorial ACTe se veut un lieu dédié à la mémoire collective de l’esclavage et de la traite ouvert sur le monde contemporain. Le Mémorial ACTe se décrit comme le plus ambitieux lieu de mémoire jamais dédié à l’esclavage.

Historique
Le Mémorial ACTe est né sous l’impulsion du «Comité international des peuples noirs», mouvement indépendantiste, et s’est concrétisé sous l’égide de la région Guadeloupe. L’idée d’un « musée caribéen de l’esclavage et de la traite négrière » apparaît dès 1998. En 2007, le président Jacques Chirac confie à l’écrivain Édouard Glissant une mission en vue de la création d’un Centre national consacré à la traite et à l’esclavage, qu’il envisage d’établir à Paris. L’idée est abandonnée par le président Nicolas Sarkozy, opposé à l’idée de repentance.

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L’histoire mouvementée de la Loi Taubira

La loi dite loi Taubira, qui reconnaît la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité, a 20 ans

La loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité dite loi Taubira, du nom de Christiane Taubira, députée de l’Assemblée nationale française, 1re circonscription de Guyane1, rapporteuse de la loi à l’Assemblée, est une loi française concernant la reconnaissance, en France, comme crime contre l’humanité des traites et des esclavages pratiqués à partir du XVe siècle sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes. La loi a été adoptée par le Parlement le 10 mai 2001 et promulguée le 21 mai 2001.

Elle fait partie des quatre lois mémorielles françaises.

Le 10 mai est choisi en 2006 pour célébrer la Journée nationale des mémoires de la traite et de l’esclavage et de leurs abolitions.

Plan du texte de loi
Chaque article de la loi légifère sur un objet :

Article 1 : la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l’humanité.
Article 2 : l’insertion de ces faits historiques dans les programmes scolaires et le développement des recherches scientifiques s’y rapportant.

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10 mai : Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

10-mai-memoire-400Le 10 mai est la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition » depuis 2006.

Sur proposition de Maryse Condé, présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage, le président de la République Jacques Chirac fixe cette date au 10 mai, jour de l’adoption en 2001 de la loi Taubira.

Ainsi que l’indiquait le Président de la République dans son allocution du 30 janvier 2006, le 10 mai « honore le souvenir des esclaves et commémore l’abolition de l’esclavage ».

La France est le premier Etat et demeure le seul qui à ce jour ait déclaré la traite négrière et l’esclavage « crime contre l’humanité », elle est également le seul Etat à avoir décrété une journée nationale de commémoration. Le 10 mai évoque la déclaration de Delgrès en 1802 et marque aussi le jour de l’adoption à l’unanimité par le Sénat, en deuxième et dernière lecture de la loi de 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité.

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A Cuba, les Chevrolet de 1955 à 1957, le créneau d’un carrossier autodidacte

Placetas (Cuba) – A Cuba, le carrossier Pablo Manso s’est fait connaître en visant un créneau bien spécifique : les Chevrolet de 1955, 1956 et 1957, dont il reproduit les pièces d’origine avec des machines qu’il a lui-même fabriquées ou personnalisées.

« Moi, les voitures modernes, ça ne m’intéresse pas« , glisse-t-il dans un haussement d’épaules, à côté de l’atelier artisanal qu’il a installé il y a une quinzaine d’années en contrebas de sa maison à Placetas, bourgade rurale du centre de l’île. 

Agé de 53 ans, ce carrossier autodidacte dit avoir travaillé jour et nuit pour connaître peu à peu toutes les pièces de ces vieilles berlines américaines, puis construire tout seul une machine permettant de les fabriquer, tout en retapant et adaptant les autres machines nécessaires. 

« J’en ai perdu mes cheveux !« , rigole-t-il, disant avoir dû faire « beaucoup de sacrifices » pour y arriver. « J’ai tout appris par coeur« . 

Ses efforts ont payé : désormais on l’appelle de tout Cuba pour obtenir ces pièces originales, dont il soigne le moindre détail malgré le caractère rustique de son atelier. 

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Historien ou propagandiste?

— Par Marie Laurence Delor —

Toute commémoration est de l’ordre du « mémoriel » et de la « célébration ». C’est un rituel politique qui vise à perpétuer une identité collective par un récit magnifié de la nation. On sait que celle-ci, la nation, n’est que norme – et non une essence, un mode de structuration historiquement déterminé des sociétés divisées. On a ainsi affaire à un édifice quand au fond précaire qui demande en permanence à être consolidé, réajusté sur le plan symbolique et idéologique. C’est cette problématique qui donne sens à l’exigence de commémoration. L’intention est de gagner l’adhésion par le sentiment et les émotions et non de dire le vrai. C’est pour cela qu’il faut toujours interroger les contenus. La question est alors de savoir jusqu’où le discours mémoriel et le récit de la nation qu’on nous administre biaisent la lecture du passé. Ainsi posés « nation » et « mémoire » deviennent des objet d’étude pour l’historien et non des motifs de « célébration » ou de « déploration ». C’est ce recul critique que j’ai beaucoup aimé dans l’article de « À propos du bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte » signé par Marie-Hélène LEOTIN, agrégée d’histoire (Madinin’art, 20 avril 2021).

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Vert, local et anobli, le lin conquiert la mode

Paris – On l’associait autrefois aux draps sortis du placard de grand-mère. Rustique, gothique ou raffiné, le lin envahit les podiums et s’expose au musée comme un symbole du luxe moderne, plébiscité pour ses propriétés écoresponsables.

Un petit champ de lin a été installé cette semaine pour un mois et demi en face de la mairie de Paris et devant un grand magasin. Des chants d’oiseaux enregistrés sont audibles au milieu des bruits des voitures.  

« On veut montrer aux Parisiens que c’est une fibre qui pousse à nos pieds et que les vêtements qu’on voit pendant les Fashion weeks viennent de cette plante verte« , souligne à l’AFP Marie-Emmanuelle Belzung, déléguée générale de la Confédération européenne du lin.  

– La France, 1er producteur mondial – 

De Caen à Amsterdam, l’Europe de l’Ouest est le premier producteur mondial du lin dont 80% est produit en France.  

Facile à tracer, ne nécessitant pas d’irrigation et avec la fibre extraite mécaniquement sans produits chimiques, cette matière correspond à des critères de plus en plus recherchés par les consommateurs.  

« On n’a jamais vu autant de lin » que dans les dernières collections prêt-à-porter qu’on trouvera en boutique dès la réouverture, souligne Mme Belzung. 

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Avec le Covid-19, 40% des infirmiers ont « envie de changer de métier »

Paris – Quatre infirmiers sur dix affirment que la crise sanitaire due au Covid-19 « leur a donné envie de changer de métier », selon une large consultation menée par l’Ordre des infirmiers, qui souhaite donner à la profession « des perspectives pour l’avenir ».

La crainte d’une vague de départs chez ces soignants n’est pas infondée. Sondés en ligne entre le 30 avril et le 5 mai, plus de 30.000 infirmiers – soit 4% des professionnels en exercice – ont confirmé la lassitude des « héros en blouse blanche« . 

Non seulement 40% disent que « la crise leur a donné envie de changer de métier« , mais 51% considèrent que leur métier « ne permet pas de connaître de véritables évolutions et perspectives de carrière« .  

Surtout, la quasi-totalité – 90% – jugent que leur profession n’est « pas reconnue à sa juste valeur au sein du système de santé » et 64% estiment qu’elle « est « ingrate ». 

Les infirmiers et infirmières pensent aussi à la quasi-unanimité (92%) que « la crise sanitaire a démontré qu’il faut revoir (leur) rôle et (leurs) attributions« .

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Sciences sociales : nouveautés du 9 mai 2021

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées. La période moderne a vu la science sociale être utilisée pour la première fois comme un champ conceptuel distinct.

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La mort de Jean Maran

« Jean Maran : une vie d’engagement »

— Par Miguel Laventure, Secrétaire général des Forces Martiniquaises de Progrès

Je veux rendre hommage à Jean MARAN qui nous quitte au terme d’une vie d’engagement, de fidélité à ses choix, et surtout de service à travers ses responsabilités comme élu des Martiniquais et dirigeant politique.

Je veux saluer sa mémoire, ses qualités, et son action fondée sur les valeurs que nous avons partagées pendant tant d’années d’abord à l’UDF-MARTINIQUE puis au sein des « FORCES MARTINIQUAISES DE PROGRÈS » que nous avons ensemble et avec bien d’autres créées et fait vivre depuis 1998.

Je présente à sa famille et aux très nombreux amis, mes très sincères condoléances.

Miguel LAVENTURE
Secrétaire Général des FORCES MARTINIQUAISES DE PROGRÈS

REPERES
1920 : naissance le 8 mai à Riivère-Pilote de Jean Maran

1943/1944 : mobilisé sur le front

1945 : Instituteur puis professeur de collèges

1964 : conseiller général de Sainte-Luce. L’année suivante, il est élu maire de la localité. Il le restera jusque en 1990.

1977 : Président de l’Association des maires

1986 : Député de la Martinique au sein du groupe UDF (Union pour la démocratie française).

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Les compensations versées aux propriétaires d’esclaves par la France au XIXe siècle rendues publiques

—Par Coumba Kane et Julien Bouissou —

Une équipe de chercheurs du CNRS a publié la liste des bénéficiaires des indemnisations décidées par la IIe République à la suite de l’abolition de l’esclavage de 1848.

Cent cinquante-trois ans après l’abolition définitive de l’esclavage en France, le 27 avril 1848, une équipe de chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a mis en ligne, vendredi 7 mai, dans le cadre du projet « Repairs », une base de données détaillant les indemnités versées par l’Etat français aux propriétaires d’esclaves. Des informations qui permettent de mieux comprendre la société esclavagiste de l’époque et de retracer l’origine d’investissements qui ont donné naissance à des dynasties entrepreneuriales ou des entreprises qui existent encore aujourd’hui.

Lire aussi La traite négrière, passé occulté par les entreprises françaises

Contrairement aux idées reçues, les 10 000 propriétaires d’esclaves qui ont reçu à partir de 1849 des indemnités de 126 millions de francs or (1,3 % du revenu national, soit l’équivalent de 27 milliards d’euros d’aujourd’hui) n’étaient pas tous des colons blancs. « La loi d’abolition du 27 avril 1848 est à l’origine d’une confusion sémantique, explique Myriam Cottias, chercheuse au CNRS à la tête du projet de recherche “Repairs”.

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Brésil: la police de Rio sommée de rendre des comptes sur son raid sanglant

Rio de Janeiro – La police de Rio de Janeiro a été sommée de s’expliquer vendredi sur sa sanglante opération dans une favela qui a fait 28 morts la veille, selon un nouveau bilan, et sur laquelle l’ONU a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante.

Un précédent bilan faisait état de 25 morts, dont un policier. 

Des centaines de manifestants ont défilé dans la favela de Jacarezinho, dans le nord de Rio, où a été menée l’opération policière, en scandant « Arrêtez de nous tuer !« . 

« Nous sommes ici pour exiger que justice soit faite après ce massacre injustifiable« , a déclaré à l’AFP Roger Denis, un étudiant. 

La colère était aussi alimentée par des témoignages selon lesquels certaines des victimes avaient été tuées de sang-froid lors de l’opération antidrogue la plus meurtrière jamais réalisée dans les favelas de cette métropole brésilienne où vivent les populations les plus défavorisées, noires majoritairement, habituées aux raids meurtriers de la police. 

La police visait des trafiquants de drogue accusés de recruter des enfants et adolescents à Jacarezinho, considéré comme une base du « Comando Vermelho » (le « Commando rouge« ), le plus important gang de trafic de drogue de Rio de Janeiro. 

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Euthanasie: quelque 300 députés réclament à Jean Castex de poursuivre les débats

Paris – Quelque 300 députés de tous bords, soit plus de la moitié de l’Assemblée nationale, ont demandé vendredi au Premier ministre d’inscrire à l’ordre du jour la proposition de loi autorisant l’euthanasie, dont l’examen n’avait pu aller à son terme en avril, dans un courrier dont l’AFP a eu copie.

Plusieurs ministres, Marlène Schiappa, Olivier Dussopt et Agnès Pannier-Runacher, ont apporté leur soutien au texte qu’ils ont retwitté. 

Malgré un large soutien, la proposition de loi ouvrant un droit à « une fin de vie libre et choisie » du député Olivier Falorni (groupe Libertés et territoires) n’a pu être adoptée face à des milliers d’amendements déposés par quelques élus LR et un temps contraint, le 8 avril.  

« Il importe maintenant de poursuivre ce travail parlementaire. Les Français demandent instamment à ce que tout soit fait dans la période actuelle pour protéger les vivants et pour humaniser l’agonie des mourants » en pleine pandémie de Covid-19, soulignent ces 296 députés emmenés par la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM), son collègue « marcheur » Jean-Louis Touraine et M.

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La Vie psychique du racisme. 1. L’empire du démenti

— Par Séverine Kodjo-Grandvaux —

Pointant les limites et les apports de la pensée de Mannoni, Livio Boni et Sophie Mendelsohn explorent sa réflexion sur le « démenti » (déni de réalité) pour comprendre pourquoi il est si difficile de penser la question raciale aujourd’hui. Dans Le Racisme revisité (Denoël, 1997), Mannoni contestait l’ « illusoire neutralité » avancée par les universalistes, qui n’est qu’un « privilège de l’homme blanc » et un « symptôme de son refus à comprendre certains aspects de la situation » . Dans le démenti, on s’arrange pour ne pas avoir à faire à ce qui dérange et qui affecte une représentation idéale de soi. On nie l’évidence de ce qu’on ne veut pas voir, et l’on discrédite ceux qui tentent de le montrer. C’est le « je sais bien que… mais quand même… » : « Je sais bien que les races n’existent pas, mais quand même… »

Dès lors, comment faire face à ce processus par lequel l’on tente, collectivement, de se protéger d’une image de soi indésirable ? Affronter son passé colonial, dans le contexte français, revient, par exemple, à penser la part d’ombre des Lumières, engagées dans la traite négrière et l’esclavage.

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L’Education nationale interdit l’utilisation de l’écriture inclusive

Paris – Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a officiellement proscrit l’utilisation de l’écriture inclusive via une circulaire, expliquant que sa « complexité » et son « instabilité » constituent des « obstacles à l’acquisition de la langue comme de la lecture ».

Cette circulaire publiée jeudi au Bulletin officiel, pour une application dans les écoles et les rangs du ministère, rappelle qu’il « convient de proscrire le recours à l’écriture dite inclusive qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d’un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique« . 

Lire sur Madinin’Art les articles consacrés à l’écriture inclusive

Interrogé devant la commission de l’éducation de l’Assemblée nationale jeudi soir, Jean-Michel Blanquer a estimé qu’il « y a un risque énorme avec le point médian quant à la transmission du français« .  

Selon cette circulaire, « l’écriture inclusive modifie le respect des règles d’accord usuelles attendues dans le cadre des programmes d’enseignement« .  

Dans le JDD dimanche déjà, Jean-Michel Blanquer avançait, comme le fait ce texte, que « mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques« .

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L’évolution à risque pour les Antilles de la situation politique et économique en France hexagonale ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Les dès sont désormais presque jetés pour le prochain match de la présidentielle en France. Marine Le Pen fait feu de tout bois et lance la campagne pour tenter de capter l’héritage gaullien et ainsi séduire l’électorat de la droite républicaine. Quand à Emmanuel Macron, il tente de diviser la droite républicaine et peaufine un nouveau programme politique destiné à se relancer avec à la clé des mesures innovantes qui devraient être annoncées mi septembre 2021.

Alors, du désenchantement de Macron confronté au procès de l’impuissance sur les problématiques de l’immigration voire ces temps-ci de l’insécurité et à contrario l’espoir à très haut risque de marine Le Pen du fait de troubles éventuels en cas d’élection: quel sera demain le choix politique des Français et quels sont les conséquences imaginables pour les Antillais?

L’élection de Emmanuel Macron comme président de la République nous a scotchés, sidérée , etc. Mais elle ne nous a pas changé au niveau de nos modes de pensée. Très vite après 4 années de pouvoir, chacun a constaté, un peu hébété, que rien n’avait vraiment bougé au niveau des divisions politiques en France et aux Antilles.

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Le choix gagnant des pays ayant opté pour la stratégie du zéro Covid

Des chercheurs ont comparé les situations socio-économique et sanitaire de l’Australie, l’Islande, le Japon ou la Corée du Sud, qui ont refusé de « vivre avec » le virus, à celles de trente-deux autres pays ayant choisi de le faire, comme la France.

—Par Stéphane Foucart —

Élimination ou atténuation ? Tout faire pour se débarrasser au plus tôt du virus ou s’accommoder de sa présence et tenter de « vivre avec » − comme l’ont décidé la France et la plus grande part des pays européens ? Partout dans le monde, les deux grandes options stratégiques de gestion de la pandémie de Covid-19 sont au centre d’un intense débat politique. Une dizaine d’économistes internationaux, d’experts en santé publique et de politistes, viennent d’y apporter de nouveaux éléments, qui plaident fortement pour l’élimination.

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L’adoption internationale, un ouvrage de Joohee Bourgain

Reconsidérer l’adoption du point de vue des adopté·es

Une analyse du système de l’adoption internationale, pour en finir avec une série de mythes qui en déguisent la véritable nature coloniale
À quoi pensez-vous quand vous entendez « adoption internationale »: à un acte d’amour, un geste qui sauve un·e orphelin·e ?
Joohee Bourgain analyse les pratiques et les enjeux de l’adoption internationale dans une perspective antiraciste, anticapitaliste et décoloniale. À partir d’une critique des rapports asymétriques de pouvoir entre le Nord et le Sud, l’autrice déconstruit un par un les mythes qui entourent l’adoption – le mythe de l’abandon, de l’orphelin·e misérable, ou de l’adoption comme acte non-raciste, pour ne citer qu’eux. Car si cette mythologie n’est jamais questionnée, n’est-ce pas parce que l’on entend rarement les personnes adoptées s’exprimer sur ce sujet ?
L’autrice témoigne à partir de sa propre expérience d’adoptée sud-coréenne, fait le lien avec le vécu d’autres minorités, et appelle à la politisation pour que la prise de conscience individuelle soit suivie d’une organisation collective.

Joohee Bourgain, enseignante dans le secondaire, est également très militante.
Persuadée de la nécessité de rendre visible un discours critique sur l’adoption internationale et de reconsidérer l’adoption du point de vue des adopté·es, elle souhaite par ce livre libérer la parole et porter ce sujet dans le débat public.

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Moins de 30 ans : un simulateur pour découvrir toutes les aides auxquelles vous avez droit

Vous avez moins de 30 ans ? Vous souhaitez connaître les aides adaptées à votre situation ? Culture, emploi, logement, santé, permis de conduire… En 5 minutes, répondez aux questions en ligne pour trouver instantanément toutes les aides auxquelles vous avez droit. Ce simulateur à destination des jeunes vient d’être mis en ligne par le ministère du Travail dans le cadre du « plan 1 jeune, 1 solution ». Le détail avec Service-Public.fr.

Avant de commencer la simulation , pensez à vous munir de vos ressources et de celles de vos parents si vous êtes encore à leur charge.

Concrètement, vous devez répondre à différentes questions posées dans le formulaire notamment sur :

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