Les engagements déposés par les États signataires de l’Accord de Paris mènent le monde à un réchauffement «catastrophique» de +2,7°C, très loin de l’objectif de 1,5°C espéré pour limiter ses retombées destructrices, s’est alarmée l’ONU à six semaines de la COP26.
(Photo d’ouverture : Eau, égalité et développement durable © Dharsie Wissah/Prix Ciwem du photographe environnemental de l’année 2019)
Le rapport évaluant les engagements nationaux de 191 pays, publié vendredi, «montre que le monde est sur un chemin catastrophique vers +2,7°C de réchauffement», a déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.
L’Accord de Paris vise à limiter ce réchauffement bien en deçà de +2°C par rapport à l’ère préindustrielle, si possible +1,5°C. Mais «l’échec à respecter cet objectif se mesurera à l’aune du nombre de morts et de moyens de subsistance détruits», a insisté Antonio Guterres, en appelant tous les gouvernements à proposer des engagements plus ambitieux.
Nouvelles promesses
En vertu de l’Accord de Paris, chaque pays devait réviser d’ici à la fin 2020 sa «contribution déterminée au niveau national» (NDC). Mais au 30 juillet, seuls 113 pays, représentant moins de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre (49%), avaient effectivement déposé leurs engagements révisés.