— Par Romain Canler —
Cette fin d’année 2021 est marquée par le foisonnement d’analyses divergentes sur l’évolution récente du phénomène de la pauvreté en France. Pour les uns, le choc de la pandémie aurait précipité un grand nombre de concitoyens dans la pauvreté, pour les autres l’action diligente de l’État aurait, au contraire, permis de contenir le phénomène. Au-delà de cette dimension conjoncturelle, un certain nombre de chercheurs ont mené des recherches sur les aspects multifactoriels de la pauvreté, en élargissant celle-ci aux privations matérielles ou aux privations matérielles et sociales.
Une enquête réalisée par l’Ifop, en octobre 2021, à la demande conjointe de la Fondation Jean-Jaurès et de l’Agence du don en nature1, fait le choix d’un angle particulier. Elle a vocation à illustrer le lien entre la difficulté d’accès à certains produits non alimentaires et l’« insécurité sociale ». Elle permet également de déconstruire certaines idées reçues sur le « consommateur pauvre » et sur la manière de faire face au phénomène de précarité matérielle.
Les résultats complets de l’enquête