Le 24 janvier 2025, le tribunal correctionnel de Fort-de-France a rendu son jugement dans l’affaire de Rodrigue Petitot, leader du mouvement contre la vie chère en Martinique. Accusé de plusieurs infractions, dont la violation de domicile, l’outrage à l’ordre public et la rébellion en réunion, il a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 500 euros. Les faits reprochés à Petitot remontent au 11 novembre 2024, lorsqu’il s’est introduit sans autorisation, accompagné de trois militants, dans la résidence préfectorale en marge d’une visite ministérielle. À cette occasion, il s’en est pris verbalement au préfet de Martinique, Jean-Christophe Bouvier.
Cette condamnation intervient après un procès tendu, marqué par des manifestations de soutien à Petitot, bien connupour ses prises de position contre les prix élevés des denrées alimentaires en Martinique. Le tribunal a souligné que, bien que certaines de ses actions s’inscrivent dans une démarche militante, elles ne pouvaient être excusées, d’autant plus qu’elles risquaient de banaliser l’idée que l’intrusion dans un domicile privé pourrait être un mode de revendication acceptable. Lors de son procès, Rodrigue Petitot a fermement nié être responsable de la violation de domicile, expliquant que la barrière de la résidence était ouverte au moment de son arrivée.