Catégorie : Féminismes

Procès insoutenable d’un père et beau-père incestueux aux assises de Martinique… l’UFM s’insurge !

Les multiples plaintes pour incestes, classées sans suite ont, une fois de plus, une fois de trop et trop longtemps laissé de nombreuses victimes dans la souffrance, à la merci d’un père prédateur sans limites !

L’UFM rappelle aujourd’hui encore que les Victimes d’inceste et violences doivent être écoutées et crues, c’est le rôle principal des forces de l’ordre et des institutions judiciaires ! Le soutien des proches est aussi essentiel.

Les pseudos enquêtes « à charge » des victimes…ne doivent plus être légion.

Les victimes sont encore pour beaucoup trop souvent contraintes à un mutisme, en proie à leur traumatisme, des états de sidération, meurtries par des années de douleurs extrêmes…laissent les criminels incestueux sévir au gré de leurs proies successives…en toute impunité ! Nous disons NON !

En Martinique, seule une quinzaine de dossiers d’incestes est portée chaque année devant la justice, et nous savons bien que les victimes sont beaucoup plus nombreuses.

Victimes…vous n’êtes plus seules !

Les femmes ont droit au RESPECT !

Nous saluons le courage de celles qui osent aujourd’hui dénoncer ces crimes, malgré les pressions que représentent l’insularité et la peur que cela se sache, puisque « tout le monde se connait ».

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Inceste en Martinique – Levons le tabou

— Par Culture Égalité —

Encore une fois, l’association Culture Égalité est présente devant le tribunal où se tient à huis clos un procès pour inceste.

Un père, accusé de violences sexuelles sur sa fille et ses belles-filles, ainsi que sa compagne inculpée pour non-dénonciation de crime, comparaissent depuis 3 jours devant la cour d’assises de Fort-de-France.

Ces jeunes femmes ont osé dénoncer alors que nous savons comment la libération de la parole des victimes a toujours été difficile :

  • Parce que l’agresseur c’est papa, c’est tonton, c’est un ami de la famille…

  • Parce que les proches ne les croient pas ou les font taire pour éviter le scandale, pour ne pas « salir la réputation de la famille »

  • Parce que d’autres filles de la famille ont subi la même chose et n’en sont pas mortes, alors « tu verras ça va passer, tu oublieras »

  • Parce qu’elles se sentent quelques fois responsables, fautives,

  • Parce qu’elles ne savent pas nommer ce qu’elles vivent…

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« Nous, membres de La France insoumise et de la Nupes, demandons l’exclusion d’Adrien Quatennens »

— Collectif —

Condamné pour violences contre son ancienne compagne, le député du Nord ne peut rester au sein d’un mouvement affirmant être féministe, déclarent, dans une tribune au « Monde », plus de mille militantes et militants de LFI ou de la Nupes.

Nous, militantes et militants féministes de La France insoumise (LFI) des villes de Strasbourg, Toulouse, Le Havre (Seine-Maritime), Clermont-Ferrand, Marseille, Amiens, Rennes, La Roche-sur-Yon, Saint-Etienne, Montauban, Paris, Bordeaux, Talence (Gironde), Lyon, Cluny (Saône-et-Loire), Montpellier, Sevran, Le Blanc-Mesnil, Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Villeparisis (Seine-et-Marne), Pertuis (Vaucluse), Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Poitiers, Périgueux, Lille, Le Mans, Maillezais (Vendée), des départements de l’Essonne, de la Loire, de la Martinique, de La Réunion et d’ailleurs, avec le soutien des féministes de toute la gauche, affirmons, à travers cette tribune, notre contestation des décisions prises par les dirigeants nationaux de LFI, ces dernières semaines.

Après la condamnation d’Adrien Quatennens à quatre mois de prison avec sursis et à 2 000 euros de dommages et intérêts pour des faits de violence sur sa conjointe, la décision de LFI était attendue par les militantes et militants.

Silence, consternation, puis explosion de colère chez une grande partie des militantes et militants « insoumis ».

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Union des Femmes de Martinique : appel aux dons!

Vous nous connaissez pour notre engagement  depuis de nombreuses années, pour dénoncer et lutter contre les inégalités et les violences qui touchent les femmes, chez nous en Martinique, et dans le monde.

Beaucoup d’entre vous, de plus en plus nombreux et nombreuses, partagent largement nos idées et nos actions. 

Ce sont en fait des actions citoyennes, parce qu’elles ne concernent pas que les femmes, mais visent à faire avancer notre société martiniquaise toute entière.

Vous avez envie de nous aider concrètement ? 

Nous espérons pouvoir compter sur vous.

Il vous reste 8 jours pour le faire

Ce sont les dons de personnes comme vous qui nous aident à agir encore plus !

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Pourquoi donner à l’UFM ? 

En soutenant l’Union des Femmes de Martinique, vous pouvez nous permettre de :

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Qu’est-ce à dire ?! 

— Par Culture Égalité —

Que disent les femmes de la Martinique, de Guadeloupe, de Guyane de cette année 2022 ?

Oui, une année après pandémie qui n’a fait que rendre plus dure une vie déjà bien difficile, nombreuses sont celles dont le quotidien ne cesse d’être un cauchemar.

Nous avons perdu notre travail, ou notre job, ou bien nous avons été mises à temps partiel. Souvent, nous avons entendu :

« Vous voyez la situation, nous sommes obligé.es de vous passer à mi-temps pour l’instant »

« Vous savez, nous devons vous licencier. Pas d’autres solutions »

Oui des centaines et des centaines d’entre nous sont venues grossir les rangs des demandeuses d’emploi. 

Ce travail nous manque car, même précaire, dur et mal payé, il nous permettait de prendre soin de nos enfants et un peu (si peu !) de nous-mêmes, mais aussi de sortir de nos murs, de rencontrer des personnes avec qui échanger sur nos souffrances communes ou rire à propos de la vie… 

Des rires vite enterrés par nos journées, nos semaines ponctuées, entre autres, par les « droits de retrait » des employés du transport… Les mots ne sont pas assez forts pour raconter nos journées sur les bords des routes à attendre un éventuel stop.

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Le nombre de victimes de violences conjugales enregis­trées en 2021 a augmenté de 21 % par rapport à 2020

3 des 5 départements d’Outre-mer parmi les 10 dépar­tements enregistrant le plus de violences conjugales

Une hausse de 21 % des victimes de violences conjugales enregistrées en 2021, mais pour un quart d’entre elles, ces faits sont antérieurs à 2021
Le nombre de victimes de violences conjugales enregis­trées en 2021 a augmenté de 21 % par rapport à 2020. Cette hausse est de la même ampleur que celle obser­vée en 2019 (18 %), après une progression plus limitée en 2020 (+12 %). L’évolution du nombre de victimes enregis­trées par les forces de sécurité ne rend cependant pas compte directement de l’évolution de la délinquance car elle reflète également celle de la propension à porter plainte, qui dépend tout à fois de la nature de l’infrac­tion, du contexte dans lequel elle a été commise, de l’évolution des comportements dans la société pouvant favoriser la libération de la parole des victimes mais aussi des conditions d’accueil réservées aux victimes qui portent plainte et des dispositifs de protection ou de sanction mis en place.
On peut faire l’hypothèse que la sensibilisation de plus en plus forte de la société au phénomène des violences conjugales et les mesures adoptées à l’issue du Grenelle des violences conjugales pour encourager les victimes à porter plainte ont conduit à une libération de la parole qui a profité davantage aux faits anciens qu’aux faits les plus récents.

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Atteintes à caractère sexuel et sexiste dans les transports publics : parution du bilan annuel 2021

Conformément à la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), le Ministère chargé des Transports publie le bilan annuel 2021 des atteintes à caractère sexuel et sexiste dans les transports publics collectifs de voyageurs.

Elaboré à partir d’un questionnaire unique diffusé aux exploitants des services de transport, par l’intermédiaire des principaux représentants des opérateurs [1], ce bilan annuel compte 157 réponses.

Les principaux enseignements à retenir sont que près d’un tiers des répondants ont constaté ou eu connaissance d’atteintes sexuelles et sexistes commises sur leur réseau, soit 51 exploitants. Une augmentation de 7% par rapport à 2020, sur un panel identique de 111 exploitants. Le nombre d’atteintes signalées ou remontés par les voyageurs sont de 3 491 d’atteintes dont 68% sont qualifiées d’atteintes sexuelles avec ou sans contact et 31% d’outrages sexistes. Une hausse de 37% par rapport à 2020 (panel identique).

Une très large majorité de ces atteintes est dirigée vers les femmes (74%) contre 7% des hommes [2]. L’aire urbaine de Paris concentre près de trois quarts de ces atteintes et elles sont commises, tous types confondus, majoritairement dans l’après-midi.

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Un nouvel outil pour repérer plus systématiquement les violences faites aux femmes

La Haute Autorité de santé (HAS) met en place un nouvel outil pour permettre aux médecins généralistes de repérer plus systématiquement les cas de violences conjugales. L’objectif est de permettre une prise en charge plus précoce de ce problème et d’assurer une meilleure protection des femmes victimes de violences.

Fruit d’une expérimentation auprès des praticiens

La Haute Autorité de santé (HAS) encourage les médecins généralistes, qui sont le plus souvent le premier recours des patientes du fait de leur relation de confiance, à utiliser cet outil d’aide au repérage des violences conjugales.

Il s’agit de questionner systématiquement toutes les patientes sur l’existence éventuelle de violences conjugales, actuelles ou passée. Ce questionnaire synthétique est le fruit d’une expérimentation menée auprès de 1 153 médecins généralistes volontaires.

En 2019, la Haute Autorité de santé publiait déjà une recommandation aux professionnels de santé de premier recours de questionner leurs patientes lors de la consultation, même en l’absence de signes d’alerte. Face à la faible application de celle-ci, du fait d’une méconnaissance du dispositif et d’un manque de formation, la HAS a décidé de mener cette expérimentation, en appui avec l’équipe des sciences comportementales de la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), et de mettre en place cet outil national d’aide au repérage, qui sera adressé à l’ensemble des médecins généralistes avec l’appui de l’Assurance maladie.

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Merci, Rachel Kéké !

— Communiqué de l’ U.F.M. & de la C.D.M.T.

Le séjour de Rachel Kéké, députée de la France insoumise du 2 au 7 décembre en Martinique à l’invitation de l’UFM et de la CDMT, a été un succès total, riche en échanges, en informations réciproques, en contacts, en émotion et en engagements.

Cette courte mais intense séquence a suscité un intérêt très palpable dans la population. Les témoignages de sympathie se sont multipliés.

– Rachel Kéké à largement informé sur son mémorable combat, sur les luttes qui continuent à l’Assemblée Nationale comme sur le terrain.

– Elle a maintes fois, devant divers publics et dans les médias, appelé à la lutte, à l’union des opprimé.es, à la solidarité des forces de progrès de Martinique et de France  » hexagonale ».

– Elle a pu rencontrer des dizaines de salarié.es des « métiers essentiels » rendu.es invisibles par le système, de nombreuses agricultrices en lutte pour la vie et pour des retraites décentes.

– Elle s’est aussi adressée à un public militant attentif à ses appels.

– Elle a pu échanger avec des organisations féministes et des mouvements politiques (GRS, Peyi-a, Insoumis.es

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La bataille contre les inégalités faiblit, selon le Women’s Forum

— Par Laurance N’Kaoua —

L’organisation internationale, qui ouvre ses portes ce mardi, au Palais Brongniart, à Paris, a publié la troisième édition de son baromètre annuel : dans le monde, une femme sur deux ne touche pas de retraite. Et en entreprise, les stéréotypes demeurent vivaces.
Jugée essentielle par 91 % des répondants en 2020, la bataille contre les inégalités de genre n’est plus prioritaire que pour 77 % d’entre eux.

Ce pourcentage fait frémir. En 2022, seules 45 % des femmes perçoivent une retraite dans le monde. C’est ce que révèle le baromètre du Women’s Forum, ce Davos au féminin qui a ouvert ses portes ce mardi 29 novembre au Palais Brongniart, à Paris.

L’étude, réalisée par Ipsos auprès de 3.500 citoyens des pays du G7, est formelle : « Même dans ces pays qui représentent 46 % du PIB mondial, les femmes de plus de 65 ans basculent plus souvent que les hommes dans la pauvreté », déplore Nadia Caïd, directrice scientifique du Women’s Forum.
Quatre heures non rémunérées par jour

La faute aux temps partiels en cascade, aux congés maternités qui brisent des trajectoires, aux emplois subis et souvent moins qualifiés qu’occupent les femmes… Mais aussi aux charges non payées qui pèsent souvent sur leurs épaules, comme la prise en charge d’un parent.

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« Femme, Vie, Liberté »

Un collectif d’écrivains et d’intellectuels, parmi lesquels Belinda Cannone, Mona Ozouf, Michelle Perrot et Sorour Kasmaï, apporte son soutien à la révolte des femmes en Iran, et demandent aux pays européens de maintenir les sanctions internationales.

Depuis la révolution islamique de 1979, les femmes iraniennes ont été l’objet de la haine d’un régime autoritaire, théocratique et patriarcal qui a essayé par tous les moyens de réduire leurs droits civiques et humains, afin de mieux les refouler à la marge de la société. L’obligation du port du voile islamique constitua le vecteur principal de la politique discriminatoire mise en place dès la prise de pouvoir des ayatollahs en Iran.

Déclaré bien public, le corps des femmes fut d’emblée nationalisé par le nouveau pouvoir. Soumises à des règles très strictes conditionnant leur présence en public, les femmes, bien que voilées, sont devenues l’objet de tous les regards et de toutes les convoitises. Le modèle, la forme, la couleur ou encore la longueur de leur tenue (foulard, manteau, tchador, pantalon, bas, chaussettes) enflammèrent les esprits et provoquèrent de nombreux débats au sein de la société fortement masculinisée de l’Iran postrévolutionnaire.

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25 novembre – Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

25 novembre : un peu d’histoire

En 1981, lors des « Premières rencontres féministes d’Amérique latine et des caraïbes », des militantes pour les droits des femmes ont choisi la date du 25 novembre comme journée de lutte contre les violences, en mémoire de trois sœurs dominicaines engagées contre la dictature, Patria, Minerva et María Teresa Mirabal, connues dans la clandestinité sous le nom de « Las Mariposas » (papillons).

Emprisonnées à plusieurs reprises, victimes de tortures, violées, les trois militantes furent assassinées, le 25 novembre 1961, sur les ordres du chef de l’État dominicain, Rafael Trujillo.

Dans une résolution du 17 décembre 1999, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. L’ONU invite les gouvernements, les organismes internationaux et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des actions pour sensibiliser l’opinion au problème des violences faites aux femmes.

Pourquoi cette journée ?

  • La violence contre les femmes est une violation des droits de l’homme.
  • La violence contre les femmes résulte d’une discrimination à l’égard des femmes, tant dans le droit que dans les faits, ainsi que de la persistance d’inégalités entre hommes et femmes.

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Violences sexistes: des défilés dans toute la France samedi contre l’«impunité des agresseurs»

Des dizaines de milliers de manifestantes et manifestants sont attendues samedi dans toute la France pour réclamer une « loi-cadre » contre les violences sexistes et sexuelles.

Après une première manifestation en 2021, celle de cette année devrait attirer encore plus de monde. – AFP

Elles veulent « crier leur colère » face aux dysfonctionnements de la justice et aux discours politiques qui « défendent les agresseurs » : des dizaines de milliers de manifestantes — et manifestants — sont attendues samedi dans toute la France pour réclamer une « loi cadre » contre les violences sexistes et sexuelles.

Dans les commissariats, les tribunaux ou au sein des partis politiques, « les derniers mois ont prouvé à quel point la parole des victimes de violences de genre était remise en cause », s’insurgent les organisatrices de la mobilisation.

« Ce qui nous met en colère, c’est l’impunité des agresseurs et le mauvais traitement réservé aux victimes » lorsqu’elles déposent plainte, explique à l’AFP Maëlle Noir, membre de #NousToutes qui coordonne l’organisation des défilés.

« On ne cesse de nous répéter que la justice doit faire son travail, mais quel travail?

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Le combat des « colleuses », militantes contre les féminicides, à l’honneur dans le documentaire « Riposte féministe »

Avec leurs affiches artisanales, elles ont contribué à sensibiliser sur les violences dont les femmes sont victimes, telles que les féminicides. Leur lutte est au cœur d’un documentaire qui sortira en salles mercredi 9 novembre.

Après les murs des villes, les salles obscures : le combat des « colleuses », ces militantes qui ont contribué avec leurs affiches artisanales à la prise de conscience publique autour des féminicides notamment, est au centre du documentaire Riposte féministe, en salles mercredi 9 novembre.

« La voix de celles qui n’en ont plus »

Quelques-unes de ces « colleuses », vêtues de noir en signe de deuil, avaient déjà marqué en mai dernier le Festival de Cannes, où ce film était projeté hors compétition, en déroulant sur le tapis rouge les noms de dizaines de victimes de féminicides. « Céline, défenestrée par son mari », « Présumées menteuses », « Même mon chien comprend quand je lui dis non », « Mon corps, mon choix, et ferme ta gueule »… Ce sont ces messages plaqués sur des murs dans toute la France, sur feuilles A4 blanches, qui ont d’abord interpellé les documentaristes Marie Pérennès et Simon Depardon, fils de Raymond, le légendaire photographe et réalisateur.

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« Riposte féministe », un long-métrage de Marie Perennès, Simon Depardon

Synopsis
Élise à Brest, Alexia à Saint-Étienne, Cécile à Compiègne ou encore Jill à Marseille : elles sont des milliers de jeunes femmes à dénoncer les violences sexistes, le harcèlement de rue et les remarques machistes qu’elles subissent au quotidien. La nuit, armées de feuilles blanches et de peinture noire, elles collent des messages de soutien aux victimes et des slogans contre les féminicides. Certaines sont féministes de longue date, d’autres n’ont jamais milité, mais toutes se révoltent contre ces violences qui ont trop souvent bouleversé leurs vies. Le sexisme est partout, elles aussi !

Sortie en France : 09/11/2022

Riposte féministe, Simon Depardon et Marie Perennès dans les pas des colleuses en lutte

— Par Benoit Pavan

Dans Riposte féministe, Simon Depardon et Marie Perennès vont à la rencontre de collectifs féministes à travers la France pour recueillir la parole des militantes et filmer leur combat quotidien pour se réapproprier l’espace public grâce aux collages. Ils signent un documentaire important qui donne les clés d’un mouvement porté par une inaltérable détermination.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de réaliser ce film ?

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Depuis 9h10 ce vendredi, les femmes travaillent gratuitement, et les inégalités salariales stagnent toujours

— Par Louise Huet —

Vendredi 4 novembre, 9h10. Une date et une heure qui symbolisent en France l’écart de salaire entre les hommes et les femmes, et les discriminations encore trop présentes dans le monde du travail. Si ces inégalités sont à la baisse depuis plusieurs décennies, de nombreuses entraves persistent à réduire efficacement ces écarts salariaux. 

Seulement un jour de différence par rapport à l’année dernière… À partir de ce vendredi matin, à 9h10 et 55 secondes, les femmes se sont mises à travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année. D’après le calcul effectué par la newsletter féministe Les Glorieuses avec les dernières données d’Eurostat, les femmes gagnent en moyenne 15,8% de moins que les hommes en 2020, à temps complet et tous métiers confondus. Dans l’ensemble de l’Union européenne, ce chiffre atteint en moyenne les 13%, près de trois points de moins que la France. 

« C’est un des indicateurs d’inégalités qui choque le plus la société française aujourd’hui, donc c’est une bonne nouvelle. Mais malgré cette prise de conscience progressive, les chiffres montrent que les politique publiques menées, que ce soit à l’école, en termes de campagne de communication et en termes de salaires, restent très en dessous de ce qu’il faudrait faire », avance Anne Brunner, directrice d’études à l’Observatoire des inégalités.  

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«Streameuses» harcelées: «Il faut légiférer de façon ambitieuse sur le cyberharcèlement»

— Par Louise Huet —

Depuis une semaine, une vague de témoignages de « streameuses » déferle sur Twitter. Elles dénoncent le harcèlement qu’elles subissent en masse et le sexisme ambiant d’un milieu profondément masculin, celui du stream et du jeu vidéo. Pour lutter contre ce flot de menaces, certaines appellent à une meilleure modération des plateformes et à des lois plus efficaces, alors que le gouvernement a annoncé réfléchir à des solutions.

« Être « streameuse » sur Twitch ? C’est en même temps la pire et la meilleure expérience de ma vie », affirme Lixiviatio, jeune femme de 26 ans et « streameuse », à RFI. Tout débute avec le ras-le-bol de sa consœur Maghla, le 24 octobre dernier. « Je suis épuisée », écrit-elle dans un thread Twitter, où elle dévoile les actes glaçants perpétrés par ses harceleurs au quotidien : montages photos pornographiques, jeu de rôle sexuel la mettant en scène, menaces, insultes, harcèlement en ligne comme dans la vie… 

Son témoignage provoque une réaction en chaîne. De nombreuses « streameuses » se sont à leur tour mises à signaler le cyberharcèlement qu’elles vivent chaque jour.

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Olympe de Gouges bientôt au Panthéon ?

— Par Aude Lorriaux —

Une manifestation est organisée ce samedi par l’historienne Catherine Marand-Fouquet qui assure qu’Emmanuel Macron pourrait panthéoniser la célèbre révolutionnaire

Six femmes sont honorées au Panthéon. Et si Olympe de Gouges était la septième, après Joséphine Baker ? C’est ce que vont demander des femmes, des historiennes et des féministes pour la plupart ce samedi 5 novembre à 15 heures en face du Panthéon.

Une manifestation à l’initiative de Catherine Marand-Fouquet, qui porte ce vœu depuis 1989, année où elle a sollicité François Mitterrand. Depuis, elle écrit inlassablement à chaque président et organise des rassemblements autour de la date de la décapitation de la célèbre révolutionnaire française, arrêtée par les Montagnards et guillotinée le 3 novembre 1793.

Emmanuel Macron attendrait une « opportunité »

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Les dépenses d’enseignement supérieur consacrées aux étudiantes inférieures de 18 % à celles allouées aux étudiants

Les femmes ne sont que 34 % à étudier dans les grandes écoles, 38 % dans les classes préparatoires et les instituts universitaires de technologie, des filières qui bénéficient des ressources financières publiques et privées les plus élevées.

Elles ont beau être plus nombreuses que les hommes à intégrer une formation de l’enseignement supérieur, les femmes restent sous-représentées dans les filières et les disciplines bénéficiant des meilleures conditions d’études. En résulte une disparité de genre, totalement liée aux choix d’orientation, que documente précisément une note publiée fin octobre par l’Institut des politiques publiques (IPP).

Dépenses d’enseignement supérieur : quelles disparités selon le genre des étudiants ?

Résumé :

Grâce à de nouvelles données sur le coût des formations de l’enseignement supérieur en France, associées à une enquête sur les ressources et conditions de vie des jeunes adultes, cette note documente les disparités de dépenses d’enseignement supérieur selon le genre. En raison d’une forte sous-représentation des femmes dans les filières bénéficiant des ressources les plus importantes (classes préparatoires aux grandes écoles, instituts universitaires de technologie, grandes écoles, etc.) ainsi que dans les disciplines scientifiques – plus coûteuses en raison de taux d’encadrement plus élevés, les dépenses d’enseignement supérieur consacrées aux étudiantes sont inférieures de 18 % à celles allouées à leurs homologues masculins.

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Women for women France : une plateforme pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales

—Par Julia Dumont —

Lancée au début de l’été 2022, la plateforme de l’association Women for women France se pose en référence de l’accompagnement des femmes étrangères victimes de violences conjugales, notamment grâce à ses déclinaisons en 16 langues. Les femmes peuvent y trouver des informations sur les moyens d’obtenir une aide matérielle mais aussi sur les démarches judiciaires qu’elles peuvent engager contre leurs conjoints violents.

Quand Alia a quitté la Tunisie, elle se réjouissait de s’installer en France avec son mari. Mais ce dernier est devenu violent et Alia a dû quitter le domicile conjugal pour se protéger. « On vivait dans le nord de la France, dans le Pas-de-Calais. Le 24 avril 2018, je me suis enfuie et j’ai trouvé refuge dans un foyer social. On m’a aidée à effectuer des démarches administratives pour que je puisse rester en France. J’ai envoyé un dossier à la préfecture pour obtenir un titre de séjour ‘vie privée et familiale’ qui expliquait que j’étais victime de violences conjugales », avait-elle raconté à InfoMigrants en avril dernier.

>> À lire : Victime de violences conjugales, le parcours du combattant d’Alia, Tunisienne sans-papiers en France

Dans la foulée, la jeune femme décide de porter plainte contre son mari violent.

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« Défendre le droit de porter le voile n’est pas un combat féministe »

— Par Corinne Narassiguin, femme politique —

L’unanimité du soutien au mouvement « Femme, vie, liberté » né en Iran face aux mollahs ne saurait cacher les remous au sein des réseaux féministes, affirme Corinne Narassiguin, secrétaire nationale à la coordination du PS, dans une tribune au « Monde ».

Ce qui se passe en Iran est extraordinaire. Le meurtre de Mahsa Amini, le 16 septembre, pour un voile mal ajusté a soulevé un mouvement irrépressible, malgré la répression violente du régime. Le courage des femmes iraniennes qui se battent pour le droit de vivre libres et celui des hommes iraniens qui les accompagnent soulèvent un incroyable espoir pour celles et ceux – surtout celles – qui vivent sous le joug des dictatures islamistes.

Pourtant, l’unanimité du soutien des féministes et humanistes au mouvement « Femme, vie, liberté » ne cache pas les remous au sein des réseaux féministes. Le débat est entre celles et ceux qui défendent la liberté des femmes contre l’intégrisme islamiste et celles et ceux qui défendent le droit des femmes de porter le voile. Cette différence ne mérite pas les caricatures opposant le camp des républicains démocrates au grand retour des « islamo-gauchistes ».

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Samia Maktouf : « Aucune femme, où qu’elle vive sur Terre, ne doit tenir pour acquis ses droits »

L’avocate Samia Maktouf, connue pour avoir représenté plusieurs parties civiles au procès des attentats du 13 novembre, appelle à défendre les droits des femmes partout dans le monde. Voici sa tribune, parue ce jour dans le JDD :

« Voilà cinq ans, la révolution #MeToo secouait une planète où les abus sexuels des hommes sur des femmes cherchant un emploi avaient jusqu’alors paru acceptables, un « droit de cuissage » nécessaire pour construire une carrière, un « mal nécessaire » pour toute femme qui voulait exister. Après l’affaire Harvey Weinstein, chacun, et surtout chacune, avait la conviction que rien ne serait jamais plus pareil. Mais si ces cinq ans sont un anniversaire, l’état des droits des femmes à travers le monde montre qu’ils ne sont pas une fête.

Le meurtre de la jeune Mahsa Amini en Iran le 13 septembre dernier, battue à mort à Téhéran par la « police des mœurs » pour un voile mal ajusté, a révolté une population qui subit depuis plus de quarante ans les diktats religieux des ayatollahs. Mahsa Amini, qui était également issue de deux des minorités religieuses et ethniques de l’Iran perse et chiite – la minorité musulmane sunnite et la minorité kurde.

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« Le Droit au sexe », d’Amia Srinivasan : pour une vraie libération sexuelle

« Le Droit au sexe. Le féminisme au XXIe siècle » (The Right to Sex. Feminism in the Twenty-First Century), d’Amia Srinivasan, traduit de l’anglais par Noémie Grunenwald, PUF, 360 p., 24 €, numérique 20 €.

Résumé

Comment devrions-nous parler de sexe ? Du nôtre et de celui que l’on pratique ; un acte prétendument privé chargé de sens public ; une préférence personnelle façonnée par des forces extérieures ; un lieu où le plaisir et l’éthique peuvent se dissocier sauvagement. Depuis le mouvement #MeToo, beaucoup se sont attachés à la question du consentement comme cadre clé pour parvenir à la justice sexuelle.
Pourtant, le consentement est un outil insuffisant. Pour appréhender le sexe dans toute sa complexité – ses ambivalences profondes, son rapport au genre, à la classe, à la race et au pouvoir – l’autrice souligne la nécessité d’aller au-delà du  » oui et non « , de l’acte voulu et du non désiré et interroge les relations tendues entre discrimination et préférence, pornographie et liberté, viol et injustice raciale, punition et responsabilité, plaisir et pouvoir, capitalisme et libération.

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Pour la libération de Dora María Téllez, prisonnière de la dictature Ortega-Murillo

— Communiqué de l’U.F.M. —

Au Nicaragua depuis juin 2021, Dora María Téllez, dirigeante politique de l’opposition à la dictature d’Ortega-Murillo, est emprisonnée dans des conditions inhumaines et torturée comme plus de 30 autres prisonnier•ères politiques. Elle a entamé une grève de la Faim.

Militante politique, intellectuelle, elle a joué un rôle imminent dans le mouvement Sandiniste qui a renversé la dictature de SOMOZA.

Titulaire d’une Maitrise en histoire du Nicaragua, Dora est reconnue pour ses publications et son activisme politique et civique en faveur de la démocratie.

L’université Sorbonne Nouvelle de Paris devrait remettre le 28 novembre 2022 un doctorat « en hommage de sa trajectoire politique et scientifique, et pour ses contributions au progrès social international ».

L’Union des Femmes de Martinique, rejoint les universitaires, les militant•es féministes politiques, syndicaux•ales et associati•ves et citoyen•les engagé•es pour demander :

  • sa libération

  • qu’elle puisse se rendre à Paris pour recevoir en main propre son diplôme de doctorat,

  • et la libération de tous les prisonnier-eres politiques au Nicaragua.

La solidarité n’a pas de frontières. Dwa fanm sé konba tout fanm !

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À propos de la première représentation de « 1870 : Femmes au conseil de guerre »

— Communiqué de l’association Culture-Égalité 

Le vendredi 30 septembre s’est joué, au parc de Tivoli 1870 Femmes au conseil de guerre. Une pièce co-écrite pour Culture-Égalité par Huguette Emmanuel Bellemare et Hervé Deluge, d’après les travaux e l’historien Gilbert Pago, et mise en scène par Hervé& Deluge. Malgré les conditions météorologiques extrêmes ( pluie, orage, sol boueux, inondations en certains points du territoire…), 150 spectateurs ont suivi la représentation avec passion et refusé de s’en aller à la fin !… Nathalie nous avait donné ses impressions après la première représentation sous forme de lecture théâtralisée : en septembre 2019 :

« Ce qui m’a surprise et cueillie dans la lecture théâtralisée de cette pièce, c’est  la sensation physique d’y être, dans ces mornes , de les voir, ces groupes de femmes et d’hommes ,  et même de marcher à leur côté dans la nuit sombre , d’entendre leurs débats, leurs  peurs dans ce combat pour la justice et la dignité.

Plus qu’un spectacle vu de l’extérieur, ce fut une imprégnation  directe  dans l’histoire de l’Histoire. Une pièce captivante par sa justesse et son dynamisme. 

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