— Par Bruno Odent —
La crise sanitaire met en lumière les travers d’une mondialisation dominée par les critères des marchés financiers, tout en relevant… un besoin inédit de coopérations internationales.
Les prolongements de la crise du coronavirus sur l’économie mondiale éclairent d’une lumière très crue une mondialisation libérale, placée sous l’empire des marchés financiers. En France et en Europe, des tendances graves sont repérées dans plusieurs secteurs industriels clés. On y assiste à une réduction de plus en plus sensible des stocks de pièces détachées ou d’éléments indispensables à certaines fabrications. L’épidémie fait ainsi resurgir les dérives les plus graves d’une mondialisation libérale désignée encore, il y a très peu de temps, comme une méthode sans appel, un moyen incontournable de nourrir la croissance et le développement du monde.
De très nombreux secteurs sont touchés. Mais trois le sont dans des proportions qui les amènent au bord d’un seuil d’alerte : l’automobile, l’électronique et la pharmacie. La « rupture des chaînes de production » avec la Chine ou (et) l’Extrême-Orient constitue un handicap de plus en plus sensible. Elle pousse en Europe l’industrie automobile et ses groupes équipementiers dans les difficultés.