— Par Jean-Marie Nol, économiste —

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
— Par Rose Bonheur, de Culture Égalité —
« La régie des Transports de Martinique informe les usagers du réseau Centre que 26 lignes sont actuellement non desservies » …Et voilà, le travail d’information est fait… Débrouillez -vous !
Depuis le 27 avril ce sont les usager·es de ces 26 lignes qui doivent en effet se débrouiller pour se rendre à leur travail, pour emmener les enfants à l’école, pour faire leurs courses, se soigner …
Devons-nous rappeler -une fois de plus- que ce sont les travailleurs et travailleuses pauvres, les jeunes, les personnes âgées qui composent la grande majorité de usager·es des transports ?
Devons-nous rappeler que les femmes sont les grandes victimes de cette situation, elles qui doivent galérer pour s’assurer du transport de leurs enfants, des déplacements de leurs parents, qui doivent honorer des rendez-médicaux et autres ..
Devons-nous encore répéter qu’il est inconcevable qu’il n’existe toujours pas en Martinique une véritable politique de transport qui réponde aux besoins des usager·es ?
Messieurs et Mesdames les élu.es, les responsables …ça a trop duré !
Au moment où beaucoup se projettent à la tête de la CTM … il est indispensable, pour une Martinique moderne et qui pense à sa population, d’assurer à tous et à toutes, grâce à un vrai service public de transport, ce droit indispensable à leur liberté : celle de circuler ..C’est
18 jours sans transport sur 25 lignes du réseau de la CACEM. Arrêt depuis le 26 avril.
— Communiqué de l’AUTM —
Pourquoi n’y a-t-il pas un service minimum si le droit de retrait n’est pas justifié pour ce mouvement de grève ?
Ne peut-on pas mettre des bus extérieurs en place pour une alternative au manquement ?
AUTM pense que l’autorité organisatrice pourrait mettre en place un service de bus privés, comme cela a déjà été expérimenté par le maire de Schoëlcher lors des mouvements sociaux.
Que fait l’autorité organisatrice, les gérants de sociétés de bus, la direction du travail, les élus
Que dit l’autorité organisatrice, les gérants de sociétés de bus, la direction du travail, les élus
Après 14 jours de grève un conducteur sur le réseau de Schœlcher a été victime mardi 11 mai d’une agression et certains conducteurs de lignes font l’objet d’un droit de retrait.
Qu’attendez-vous pour installer les caméras dans les bus.
Si le bien être des salarié.e.s c’est de travailler dans de bonnes conditions,
Qu’en est-il du bien être des usagers du transport ?
Pour faire face à la crise, gagner en résilience et en agilité, la Guyane doit se tourner vers de nouveaux modèles de développements économiques, inspirés par l’« innovation frugale ».
Qu’est-ce que l’innovation frugale ?
Une telle crise sanitaire, qui n’arrive heureusement que très rarement, a mis en évidence la capacité de résilience d’un territoire. L’« innovation frugale », consiste à répondre à un besoin de la manière la plus simple et efficace possible en utilisant un minimum de moyens.
« Faire mieux avec moins » — une sorte de « Système D » pour résoudre de manière ingénieuse les problèmes avec peu de moyens.
Les entreprises ont besoin de cet état d’esprit frugal et agile pour faire face et innover face à la crise sanitaire actuelle.
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Les dès sont désormais presque jetés pour le prochain match de la présidentielle en France. Marine Le Pen fait feu de tout bois et lance la campagne pour tenter de capter l’héritage gaullien et ainsi séduire l’électorat de la droite républicaine. Quand à Emmanuel Macron, il tente de diviser la droite républicaine et peaufine un nouveau programme politique destiné à se relancer avec à la clé des mesures innovantes qui devraient être annoncées mi septembre 2021.
Alors, du désenchantement de Macron confronté au procès de l’impuissance sur les problématiques de l’immigration voire ces temps-ci de l’insécurité et à contrario l’espoir à très haut risque de marine Le Pen du fait de troubles éventuels en cas d’élection: quel sera demain le choix politique des Français et quels sont les conséquences imaginables pour les Antillais?
L’élection de Emmanuel Macron comme président de la République nous a scotchés, sidérée , etc. Mais elle ne nous a pas changé au niveau de nos modes de pensée. Très vite après 4 années de pouvoir, chacun a constaté, un peu hébété, que rien n’avait vraiment bougé au niveau des divisions politiques en France et aux Antilles.
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Quel est le point commun entre le déclassement accéléré des terres agricoles, l’absence de développement industriel, la déroute de l’administration locale dans la gestion de la crise de l’eau et des transports, le délitement de la situation financière des collectivités locales, et l’appauvrissement du débat économique dans la sphère publique ? A des degrés différents, tous sont les conséquences de l’affaiblissement de l’enseignement économique et de la culture scientifiques dans notre société Antillaise. Pourquoi la Martinique et la Guadeloupe voient -elles fondre leur compétitivité avec la crise du Covid 19 ? Pourquoi se montrent -t-elles toujours aussi méfiante à l’égard des entreprises et des patrons ? Pourquoi leurs édiles politiques ont-ils, depuis longtemps, rejeté la loi du marché de l’emploi avec la prééminence du rôle de l’entreprise et au contraire vu dans la dépense publique et la politique sociale, la clef de la prospérité ?
Un des effets les plus considérables de l’effondrement de la compréhension des enjeux de l’économie concerne l’élite gouvernante de nos pays, qu’il s’agisse des hauts fonctionnaires ou des hommes politiques, souvent ayant les mêmes sensibilisés politiques d’ailleurs.
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
En dépit des rodomontades des élus locaux sur la question de la responsabilité, et des fausses apparences d’un pouvoir territorial , l’autorité de l’Etat, même bafouée , a encore de beaux jours devant elle . Désormais cela doit être dit et compris : soyons clairs, c’est l’Etat qui commande et nul autre ! En effet, le rôle de l’Etat est devenu majeur en Guadeloupe et en Martinique avec la crise du coronavirus. La question fait de plus en plus débat : la prééminence de l’Etat dans la gestion de la crise prévue pour les prochains mois sera-t-elle temporaire, illustrant un net rebond après la récession de l’économie engendrée par la Covid-19, ou persistera-t-elle, reflétant des facteurs durables d’entraînement de la société Antillaise ? Plusieurs arguments plaident en faveur d’une augmentation séculaire persistante du rôle de l’État français. Les effets de la révolution numérique en Guadeloupe et en Martinique vont altérer la structure de l’emploi et modifier en profondeur la société . De nouveaux emplois et de nouvelles familles d’emploi vont apparaître, d’autres disparaître ou ne seront plus viables, et les entreprises devront trouver les moyens d’organiser le travail et la production locale de manière différente, et là le rôle de l’État sera prépondérant dans la nouvelle définition des politiques publiques.
Récemment les médias se sont faits l’écho : « Bientôt un palace aux Trois-Ilets ! «.
Autrement dit la Martinique aura enfin ‘’son Palace’’. Un rêve !
Considérant le quartier Anse-Mitan/Pointe du Bout berceau du projet, je dirais même que nous vivons un conte de fées car cette réalité en a bien l’air.
Ce site, moteur de l’industrie touristique en Martinique au début des années 70, avait été choisi en fin des années 60 par un état planificateur pour développer le tourisme. A l’instar des projets réalisés en France métropolitaine et dans l’urgence d’assurer l’emploi aux nouvelles générations qui arrivaient sur le marché du travail, le projet, sous la houlette de l’état, en raison des avantages incontestables des lieux, avait fédéré des investisseurs privés tant extérieurs que locaux. Ainsi fut construit un ensemble intégré constitué d’hôtels de différentes catégories, de logements et bien sûr d’une marina et de commerces. Tout ceci, comme dans l’hexagone, avait vocation à se développer de façon structurée.
Comme dans un conte, il semble qu’une mauvaise fée ait jeté un sort sur la station balnéaire, à peine avait-elle révélée ses promesses.
N’Djamena – Le regard vide d’Idjélé est comme figé en direction de l’horizon. Comme un robot, elle frappe avec un lourd marteau un petit morceau de béton qu’elle tient de l’autre main. Un miracle qu’elle ne se blesse pas. Ou le résultat d’une terrible routine…
Au cœur de N’Djamena, la capitale du Tchad, des dizaines de femmes concassent 12 heures par jour, par 45 degrés de chaleur, des blocs de béton, de ciment ou de briques. Elles sont entourées d’une nuée d’enfants dépenaillés et squelettiques, le long d’une route et sur un terrain vague sans ombre, au pied des bâtiments modernes de la Cité internationale des affaires.
Comme Idjélé, 38 ans, elles en paraissent 20 ou 30 de plus. Le visage recouvert d’une poussière blanchâtre qui leur rougit les yeux, les lèvres bouffies et craquelées par la sécheresse extrême, les doigts déformés et écorchés par le sable qu’elles raclent et tamisent pour récupérer le moindre caillou.
Elles sont au cœur d’une sorte de cercle vertueux, s’il n’était pas tragique, de l’économie souterraine de ce Tchad classé par l’ONU troisième pays le moins développé au monde: des hommes achètent des gravats sur les chantiers de démolition et les revendent à ces femmes.
Le secteur aérien est l’un des secteurs les plus fortement impactés par la crise du Covid-19
Air Caraïbes et French Bee, les deux compagnies aériennes du groupe Dubreuil, demandent de l’aide à l’Etat, assurant être les seules de leur secteur à ne pas avoir encore obtenu de soutien public face à la crise du coronavirus. « Nous demandons à l’Etat d’être aidés parce que nous avons subi quelque chose d’exceptionnel et parce que nous subissons les conséquences de mesures qu’il a prises », a déclaré Marc Rochet, vice-président d’Air Caraïbes et président de French Bee, dans une interview publiée ce samedi sur le site de La Tribune.
Depuis le déclenchement de la crise sanitaire, voici plus d’un an, la France a considérablement limité les voyages depuis et vers l’étranger. L’aéroport d’Orly, notamment, a été fermé pendant trois mois en 2020. Ces mesures ont plombé le secteur aérien et Marc Rochet estime que ses compagnies ont perdu « plusieurs années de bénéfice ». Il prévoit un retour dans le vert pour 2022, mais justifie sa demande d’aides publiques par le fait que tous ses concurrents en ont reçu, à commencer par le géant Air France.
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Depuis plus d’un an, la question du creusement des inégalités et donc de l’accélération de la pauvreté dans le monde est en première ligne de la pandémie de COVID-19. Ces problématiques sont en effet au cœur des débats en Europe, aux Etats-Unis et dans nombre d’économies émergentes.
Pour ce qui concerne la zone Caraïbe qui s’avère être notre environnement géographique naturel , l’on peut déjà noter des signaux alarmants en provenance de l’organisation internationale du travail (OIT) qui devraient nous inciter à la réflexion et à l’action. En effet, depuis la crise du coronavirus, la région d’Amérique latine et des Caraïbes a perdu 26 millions d’emplois à cause de la pandémie et a commencé l’année 2021 avec un paysage de l’emploi complexe, aggravé par de nouvelles vagues de contagion et des processus de vaccination lents qui rendent plus incertaines les perspectives de reprise des marchés du travail . La principale conclusion de l’OIT est que le capitalisme est une machine à produire de l’inégalité. Car, sur une longue période, le rendement du capital est durablement supérieur au taux de croissance économique , ce qui entraîne mécaniquement des inégalités croissantes.
— Par Gita Gopinath, conseillère économique et directrice du département des études du Fonds monétaire international (FMI).
Un an après le début de la pandémie de COVID-19, le monde connaît toujours des tensions sociales et économiques extrêmes, alors que le bilan humain s’alourdit et que des millions de personnes restent sans emploi. Pourtant, malgré la grande incertitude qui entoure l’évolution de la pandémie, une issue à cette crise sanitaire et économique est de plus en plus visible. Grâce à l’ingéniosité des chercheurs, des centaines de millions de personnes sont actuellement vaccinées, ce qui devrait favoriser la reprise dans de nombreux pays au cours de cette année. Les pays continuent par ailleurs de s’adapter à de nouvelles méthodes de travail en dépit de la diminution des déplacements, ce qui se traduit par un redressement plus fort que prévu dans toutes les régions. De nouvelles mesures de soutien budgétaire dans des pays de premier plan, notamment aux États-Unis, ont amélioré encore davantage les perspectives.
Nous prévoyons à présent une reprise plus vigoureuse de l’économie mondiale par rapport à nos prévisions de janvier : la croissance devrait être de 6 % en 2021 (hausse de 0,5 point de pourcentage) et de 4,4 % en 2022 (hausse de 0,2 point de pourcentage), après une contraction historique estimée à -3,3 % en 2020.
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Avec l’essor considérable de la numérisation ou digitalisation de l’économie depuis la crise du coronavirus, l’on peut craindre un risque de déstabilisation des grands équilibres économiques, sociaux, sociétaux et démographiques de la société Antillaise. D’ailleurs, l’on peut craindre plusieurs types de menaces qui vont aggraver la situation déjà difficile de l’économie. Un nouveau confinement strict en Martinique n’est pas impossible à imaginer dans les jours à venir, tant la situation sanitaire est aujourd’hui dégradée du fait de l’irresponsabilité et de l’inconscience de certains martiniquais. Le 15 février dernier au soir, près de 2.000 personnes ont défilé lors de manifestations carnavalesque dans les rues du Lamentin en Martinique, en oubliant les gestes barrière, et plus près de nous des gens ont encore bravé les consignes sanitaires des autorités en campant de façon illégale sur les plages de sable toujours en Martinique. Tout cela est révélateur d’un certain état d’esprit délétère de refus de l’autorité. Et là réside le véritable danger d’un chaos économique et social.
La révolution numérique bousculera l’économie de la Guadeloupe et de la Martinique très tertiarisée, car voilà qu’une nouvelle aventure économique se présente, celle de l’économie dématérialisée, et je pense sans risque d’ être contredit que des milliers d’emplois sont menacés à bref délai, si rien ne bouge en Guadeloupe et en Martinique sur le front de l’innovation.
Le groupe pétrolier français Total a annoncé dimanche sa décision de rester en Birmanie, où la répression contre le coup d’Etat militaire a déjà fait des centaines de morts, tout en s’engageant à financer des organisations pour les droits humains dans le pays. Son PDG Patrick Pouyanné souligne que le groupe français alimente en électricité une partie de la population de Rangoun. Et qu’un blocage des versements de taxes exposerait « les responsables de notre filiale au risque d’être arrêtés et emprisonnés ».
Le groupe pétrolier français Total a annoncé dimanche qu’il maintenait sa présence controversée en Birmanie, où la répression contre le coup d’Etat militaire a déjà fait des centaines de morts, tout en s’engageant à financer des organisations pour les droits humains dans le pays.
Plus de 550 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués par les forces de sécurité depuis le putsch du 1er février qui a renversé le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi, d’après l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP).
Le bilan pourrait être beaucoup plus lourd: quelque 2.700 personnes ont été arrêtées.
— Par Max Dorléans, pour le GRS —
Les automobilistes, c’est-à-dire une partie non négligeable de notre population, vient une fois de plus faire les frais d’une nouvelle et très forte augmentation du prix des carburants (essence et diesel) à la pompe depuis janvier 2021. Ainsi, par rapport à mars 2021, les prix augmenteront à compter du 01 avril de 13 centimes d’euro pour le sans plomb et 8 pour le gasoil (en plus 1,2 € pour la bouteille de gaz), soit respectivement depuis le 01 janvier 2021, de 25 c€ pour le sans plomb, et de 17 c€ pour le gasoil (2,06 € pour le gaz). Une augmentation qui va plomber davantage encore leur pouvoir d’achat en net recul ces derniers mois, du fait du cumul de la crise sanitaire et de la crise économique. En effet, après une période qui avait vu, un moment, une légère baisse des prix en question du fait de la baisse de la demande (confinement notamment et télétravail), ceux-ci repartent à la hausse en raison à la fois de l’attitude des pays producteurs de pétrole qui ont réduit leur production, donc l’offre – ce qui a renchéri le prix du baril de pétrole – et de la perspective d’une reprise de l’activité économique avec l’effet vaccin qui crée de l’espoir en l’avenir.
Guánica (Porto Rico) – A Porto Rico, des exploitations agricoles font appel à des travailleurs venus d’Amérique centrale face au manque de main-d’oeuvre locale, certains employés choisissant de vivre du chômage et des aides liées à la pandémie plutôt que de s’occuper des récoltes, qui rapportent moins d’argent.
Dans la ferme Gonzalez, située dans la ville de Guanica, au sud-ouest de cette île des Caraïbes, un groupe d’ouvriers agricoles mexicains ramasse le foin à l’aide d’une botteleuse, pendant que d’autres lavent des bananes ou encore attachent des plants de tomates à des piquets.
« C’est vraiment bien. Par rapport à ce qu’on a d’habitude, c’est parfait« , explique Abigain Sebastian, 22 ans, sans quitter des yeux les tomates qu’il relie avec rapidité.
« Au Mexique, le maximum que je pourrais gagner, c’est sept dollars par jour« , poursuit-il.
A Porto Rico, Abigain reçoit 7,25 dollars par heure, soit le salaire minimum fédéral aux Etats-Unis.
Le jeune homme est arrivé à Porto Rico la semaine dernière. Il fait partie d’un premier groupe de 21 ouvriers agricoles venus de l’Etat du Chiapas, au Mexique, dans le cadre du programme américain de visas H-2A destiné aux travailleurs agricoles temporaires.
— Communiqué de la CGTM —
La nouvelle hausse des prix des carburants et du gaz entrée en application le 1er avril 2021 a suscité des réactions d’automobilistes. Ils ont exprimé leur dépit, leur impuissance et leur résignation.
Le directeur adjoint de la SARA s’est empressé de dédouaner son employeur en précisant que ses prix sont surveillés et encadrés par l’administration.
La SARA est détenue à 71% par Rubis-Antilles-Guyane (https://rubis-ag.fr/) qui possède également les stations Vito, et par SOL à 21%. Les stations du réseau ESSO ont été reprises par la compagnie barbadienne SOL avant que cette dernière ne soit absorbée par la multinationale canadienne PARKLAND (http://www.petrolesparkland.ca/).
En revanche, on observe un assourdissant silence du côté de la préfecture (donc de l’État), de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM), de la Chambre Syndicale des Gérants de stations-service et surtout des compagnies pétrolières, Total, Rubis et Sol.
Mais ce n’est pas étonnant car nous évoluons dans un système capitaliste. Certains parleront pudiquement d’« économie de marché ». Dans un tel système, tout est tributaire du sacro-saint profit, des retours sur investissement et des dividendes à servir aux actionnaires.
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
La facture économique de la pandémie ne cesse de s’alourdir avec les nouvelles annonces de confinement à compter du 1er avril 2021.
La facture financière augmente encore et toujours.
L’économie Antillaise n’a pas été épargnée par la crise Covid et résiste encore tant bien que mal . Mais pour combien de temps ?.. Pour l’instant c’est un coup dur pour de nombreux secteurs dont celui du tourisme avec la fermeture des restaurants, des cinémas et salles de spectacles et de sports . Déjà l’on note selon la chambre de commerce de la Martinique une baisse de -20 % au début de cette année 2021 sur l’activité économique , -50% d’exportations et -27 % de la consommation des ménages. Selon les professionnels martiniquais , on note des baisses de -46% pour les hôtels, -21 % pour les meublées et -76% pour les agences de voyages . Aujourd’hui avec les nouvelles mesures restrictives , la saignée d’activité prévisible risque d’être encore plus douloureuse.
L’extension des fermetures de commerces à l’ensemble du territoire, annoncée mercredi 31 mars par Emmanuel Macron, va faire passer le nombre d’établissements fermés de 90 000 à 150 000 en France hexagonale.
New York – Une série limitée de baskets avec des références sataniques et contenant chacune une goutte de sang a déclenché un scandale aux Etats-Unis et valu à leur concepteur d’être attaqué en justice par l’équipementier Nike.
Les « Satan Shoes » (chaussures de Satan) ont été mises en vente par la société MSCHF, qui s’est spécialisée dans les produits en série limitée, mis en vente en ligne à une date donnée.
Elles ont été réalisées en partenariat avec le rappeur américain Lil Nas X, rendu célèbre par son tube « Old Town Road« , dont le remix a survolé le printemps et l’été 2019.
Le modèle est initialement une basket Air Max 97 fabriquée par Nike, à laquelle ont été ajouté quelques signes distinctifs rappelant le diable, notamment un pentagramme (étoile inversée à cinq branches), parfois considéré comme un symbole satanique.
Une goutte de sang a aussi été injectée dans la semelle, selon MSCHF.
Dès lundi, jour de la mise en vente de ce modèle à 666 exemplaires, nombre associé lui aussi au diable, Nike a assigné la petite société devant un tribunal fédéral civil de Brooklyn.
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
En dépit d’arguments sanitaires puissants, une partie minoritaire de la population martiniquaise se montre rétive à l’autorité de la République française . La spécificité de la crise identitaire en Martinique réveille de nouveaux « rebelles » aux recommandations du préfet , pourtant destinées à sauver des vies. C’est là un nouveau signe de l’individualisation croissante de la société Antillaise. Le paradoxe est que la liberté que réclament les organisateurs et participants des récents défilés et autres « déboulé » carnavalesque est en fait celle de contaminer les autres, en toute irresponsabilité. Il ne s’agit pas d’incivilités, comme on en voit souvent, mais d’un défi à l’autorité. Toutefois, certaines spécificités apparaissent dans ce mouvement de rejet. D’ailleurs, le profil des réfractaires ne recoupe pas forcément celui d’autres « rebelles » en matière de dénonciation du scandale du chlordécone. Il y a, dans cette attitude, une façon de désobéir à un gouvernement qu’ils n’approuvent pas ou d’exprimer un rapport de défiance plus large vis-à-vis de l’État et de l’autorité en général.
Que signifie ce refus de l’autorité ?
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
En Guadeloupe, nous vivons aujourd’hui à l’âge des paradoxes, car actuellement ce sont les syndicats qui tiennent le pavé, et demain, c’est la population guadeloupéenne qui brandira l’étendard de la révolte contre la pression fiscale.
Alors que le pouvoir d’achat des Guadeloupéens est en passe de diminuer avec la crise , que le chômage ne cesse de progresser et que les problèmes économiques et sociaux s’aggravent avec la pandémie du covid 19 , une faillite financière de nos collectivités locales se profilent à l’horizon, et pourtant les exécutifs des collectivités locales de Guadeloupe et le syndicat UTC UGTG persistent dans les obstructions à la négociation et les rodomontades stériles à propos de problèmes de déroulement des carrières du personnel communal , et ce alors même que les communes de Guadeloupe figurent déjà parmi les plus déficitaires et endettées de France . Les hommes et femmes de la Guadeloupe ne sont pas conscients qu’ils sont dans la situation d’un alpiniste qui est sur une paroi très raide et qui ne sent pas que les prises sont en train de lâcher : ont-t-il bien pris la mesure de la crise à venir en 2021 du fait de la crise financière de la dette, de la paupérisation de la classe moyenne, de la réduction probable des dotations de l’Etat, et de la progression inéluctable des dépenses notamment sur le plan social ?
— Par Lauric Sophie —
Les Antilles-Guyane doivent s’approprier les enjeux écologiques et en faire un outil de développement et de lutte contre le chômage. Des choix politiques forts en matière d’écologie sont nécessaires pour la construction écologique de ces territoires, en inventant une véritable écologie populaire.
Dans une tribune récente, parue dans Le Figaro, Lenny Benbara rappelle la nécessité d’enraciner l’écologie dans la culture populaire, celle des gens ordinaires, loin de tout élitisme et du lifestyle écolo-bobo. Il entend, avec d’autres, dont moi, construire une écologie du peuple autour d’une idée forte, l’emploi vert garanti. C’est une occasion que les Outre-mer, parfois délaissés par les gouvernements oublieux du sens du commun, doivent saisir pour leur développement.
Dans les Antilles-Guyane l’écologie a souvent mauvaise presse. Elle est vue par les populations, en majorité descendantes d’esclaves, comme une forme de néocolonialisme venue brider leur développement économique. A cela s’ajoute la vision d’une écologie comme simple effet de mode, sans réel ressenti du péril climatique. Cependant, au-delà de cette perception, réelle ou fantasmée, il y a une réalité écologique posée comme une épée de Damoclès sur notre avenir.
— Par Jean- Marie Nol, économiste —
“ Celui dont la pensée ne va pas loin verra ses ennuis de près.”
Confucius
Voici maintenant 75 ans, le 19 mars 1946, le Journal officiel publiait la loi transformant les quatre vieilles colonies de Guadeloupe, Martinique, Guyane et la Réunion en départements. l’égalité des droits était une revendication ancienne, née à la fin de l’époque esclavagiste. La départementalisation est la traduction juridique de cette aspiration. Pourtant, une certaine confusion est constatée dans les années suivantes. Deux dynamiques s’opposent : la création de nouvelles institutions, souhaitée par les élus et le peuple et l’égalisation à marche forcée, souhaitée par l’administration.
Soixante-quinze plus tard, la question reste posée de savoir si nos prédécesseurs de 1946 devaient choisir entre la revendication de l’égalité des droits et la lutte pour l’émancipation. Les possessions britanniques prennent le chemin de l’autonomie puis de l’indépendance. Les possessions françaises renforcent les liens avec l’ancienne métropole. Et c’est ce point aujourd’hui qui constitue la pierre angulaire du débat politique et sociétal en Martinique et Guadeloupe.
Depuis quelques temps, les tensions identitaires, sociales, raciales, sont palpables aux Antilles et en Guyane, et ce alors même que la situation économique dégradée dans nos régions , et catastrophique dans l’ensemble de la Caraïbe, risque de provoquer une grande pauvreté.
Dans le sillage de la campagne « Un emploi vert pour tous » mené par les think tanks Hémisphère gauche et l’Institut Rousseau, Emmanuel Maurel et Lenny Benbara estiment que le déclin du travail n’est pas inéluctable.
Le gouvernement a décidé d’appauvrir les demandeurs d’emploi en pleine crise sanitaire et sociale. 800 000 d’entre eux, dont de nombreux jeunes, vont voir diminuer leurs allocations d’environ 30 %. Cette approche punitive est aussi indigne qu’inefficace. Au quatrième trimestre 2020, 184 000 emplois étaient vacants, un chiffre en recul de 15 % sur un an. Dès lors, comment imputer aux près de 3 millions de personnes privées d’emploi depuis plus d’un an la responsabilité de leur situation ? Puisque le secteur privé est incapable de produire suffisamment d’activité pour employer tout le monde, et de lutter efficacement contre la crise climatique, n’ayons pas peur de créer des emplois financés par la puissance publique : la garantie à un emploi vert pour les chômeurs de longue durée est une mesure de bon sens.
D’aucuns considèrent qu’il faudrait accepter cette situation de chômage de masse.