— Par Jean-Marie Nol, economiste —
Peu importe que nous soyons pour ou contre la vaccination et une « solution martiniquaise » à la crise sanitaire dont la réponse aux yeux de certains serait une évolution statutaire de nature à instaurer un pouvoir local . Faut il alors remettre sur le tapis la question statutaire ?… Ce n’est plus le sujet dans l’immédiat tant le terrain s’avère miné… . Tout simplement parce que la question du statut revêt dans le contexte actuel une connotation par trop négative à mon sens aux yeux du peuple, et ne saurait donc être la panacée au malaise identitaire actuel. Cette problématique statutaire est devenu hors sujet du fait de la défiance de la population envers la classe politique, et qui se trouve aujourd’hui renforcée par l’immixion de la violence au sein de la société martiniquaise . Nous avions tantôt mis en garde contre le scénario du pire en Martinique à savoir la montée des tensions sociales et de l’extrémisme. Ainsi pour la troisième fois de violentes émeutes et affrontements avec les forces de l’ordre ont de nouveau éclaté hier soir (samedi 31 juillet) à Fort de France, après une manifestation contre le couvre feu et l’obligation vaccinale.
Catégorie : Echos d’éco
Les chroniques de Jean-Marie Nol
Imaginer l’après covid en Martinique !
—Par Jean-Marie-Nol, économiste —
La Martinique se retrouve de nouveau dans la mouise avec le couvre feu et un quatrième confinement vu la progression de la pandémie et la pression qu’elle fait subir au système hospitalier. La triste réalité s’impose désormais à nos yeux, car comment imaginer un tel scénario il y a encore peu de temps ? Ne rêvons pas à un retour à la normale de sitôt. La crise provoquée par le coronavirus n’est pas un mauvais moment à passer, c’est un changement d’ère pour la Martinique. Nous voici une nouvelle fois immergés dans le présent par des crises sanitaires, identitaires, économiques, sociales, qui se superposent et se répètent dirait on à l’infini et ce sans que ayons la moindre prise sur les événements … A tel point d’ailleurs qu’on ne peut plus vraiment parler de crises, mais d’un état permanent qui nous plonge dans la déprime et rend difficile toute projection dans l’avenir.
A l’heure où la pandémie met en lumière les fragilités de la Martinique c’est, indirectement, le modèle social français qui se trouve aujourd’hui réhabilité.
La crise de la COVID-19 a en effet montré la nécessité de l’intervention de l’Etat sur l’urgence, humaine et sanitaire, et économique dans le déblocage de fonds de soutien aux divers secteurs d’activités de la Martinique .
Les chroniques de Jean-Marie Nol
Covid-19 : contestation et désobéissance aux Antilles : quelle sortie de crise possible ?
—Par Jean-Marie Nol, économiste —
La société Antillaise accorde une grande importance à la culture de la contestation , au respect de la tradition et au principe d’égalité . Mais elle est aussi régulièrement secouée par toutes sortes de rébellions, de dissidences ou de désobéissance , voire par de véritables révoltes . Si les formes de la contestation relevées sont variées et graduées, un ressort commun anime les martiniquais et guadeloupéens : celui de la défense de leurs droits et libertés. On se bat donc pour ses idées, jusqu’au bout s’il le faut. On défend ce que l’on croit être la meilleure solution, même si elle est irréaliste, et cela au prix d’un éventuel conflit qui fait souvent la part belle à la politique de la terre brûlée . Une réputation de peuples contestataires , habitués à battre le pavé et à bloquer le pays pour préserver ses avantages sociaux . Derrière cette image d’Épinal, que nous disent les défilés de rue sinon l’existence d’un fondement culturel à l’état d’esprit contestataire des martiniquais et guadeloupéens comme on peut l’entrevoir dans l’actuel mouvement de contestation syndical antivax ?
Les chroniques de Jean-Marie Nol
Jusqu’où ira l’utopie identitaire martiniquaise ?
—Par Jean-Marie Nol, économiste —
En Martinique, des extrémistes identitaires ont percuté les valeurs républicaines de l’Etat. En dépit d’arguments sanitaires puissants, une grosse majorité de la population martiniquaise se montre rétive à la vaccination contre la covid . La spécificité de la crise identitaire en Martinique réveille de nouveaux « rebelles » aux décisions du président de la République, pourtant destinées à stopper net une recrudescence du virus et ainsi sauvegarder l’économie voire sauver des vies humaines. Et comment comprendre que le gouvernement reculera face à une poignée d’irréductibles quand on sait que plus de 64,6 millions d’injections ont été réalisées depuis le début de la campagne en France, selon le bilan quotidien de la DGS. À ce jour, plus de 30,1 millions de Français présentent un schéma vaccinal complet. Les antivax Martiniquais jouent avec le feu en croyant que des mesures comme le pass sanitaire pourraient être annulées sous la pression d’une minorité de français. Jusqu’à aujourd’hui à ce que je sache, la Martinique est soumise à l’identité législative de l’article 73 de la constitution française. Mais certains, au détriment de la raison, ne sont pas prêts à lâcher le morceau, quitte à faire fi du caractère indivisible des lois de la République qui s’appliquent mécaniquement à tous les territoires de la République française.
Les chroniques de Jean-Marie Nol
L’inquiétant déni de réalité va -t- il finir par miner l’économie de la Martinique et de la Guadeloupe ?
—Par Jean-Marie Nol—
Aujourd’hui, on se désole partout à travers le monde, de ce que l’économie soit une des principales victimes collatérales de la pandémie actuelle.
De fait, rien n’est plus vrai pour la Martinique et la Guadeloupe qui ont connu en 2020 une croissance négative , et pourtant les martiniquais et guadeloupéens persistent à ne pas comprendre qu’il faut mettre le paquet sur la vaccination pour éviter un nouveau confinement qui serait cette fois catastrophique pour l’économie et donc in fine pour l’emploi. En effet, si rien ne bouge au niveau de la vaccination , c’est le mur des faillites d’entreprises et d’un chômage de masse qui nous guettera fin 2021. C’est là avec le risque d’une nouvelle vague imputable aux variants, une question de bon sens et d’intelligence pratique pour préserver la cohésion sociale . Pourquoi faire état de l’intelligence et faire appel au bon sens du citoyen lambda ?
Tout simplement parce qu’il y a des interactions puissantes avec la vaccination et l’économie. Le niveau d’intelligence baisse de façon inquiétante dans le monde, et la Martinique tout comme la Guadeloupe ne font pas exception à la règle.
Les chroniques de Jean-Marie Nol
L’autosuffisance alimentaire aux Antilles : mythe ou réalité à travers l’exemple de Cuba ?
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
L’autosuffisance alimentaire est bien une chimère en Martinique et en Guadeloupe comme le montre l’exemple de Cuba. Malgré les projets politiques mis en place par le régime révolutionnaire, Cuba n’a jamais pu prétendre à l’autosuffisance alimentaire. Après la chute de l’URSS et la fin de l’aide soviétique, le seul moyen pour nourrir les Cubains était d’acheter des ressources sur le marché mondial.L’autonomie alimentaire est la capacité à générer des revenus suffisants, grâce à l’agriculture et à d’autres activités non agricoles, pour répondre aux besoins alimentaires d’une population. Actuellement pour l’alimentation de sa population, Cuba dépend à 70% de l’extérieur. Les Cubains ont faim ! Aujourd’hui Cuba est au bord du gouffre alimentaire. Les mesures anti-castristes de Donald Trump, la crise sanitaire et la désorganisation d’un système à bout de souffle ont plongé l’île dans un marasme sans nom. La Havane n’est plus qu’une immense file d’attente, en quête désespérée d’un peu de nourriture, d’où l’explication en partie des manifestations d’une partie de la population actuellement en cours sur l’île. Cette explosion sociale qui se déroule présentement à Cuba est le reflet de ce que j’écrivais dans mon dernier article.
Les chroniques de Jean-Marie Nol
Demain, les derniers avatars de la démocratie déceptive ?
—Par Jean-Marie Nol, économiste —
Une poudrière prête à sauter à tout instant. Voilà comment les économistes voient la société française et Antillaise. Plusieurs ingrédients détonnants montrent qu’une explosion sociale suivi d’un désordre politique peut survenir dans les prochaines années. Plusieurs indicateurs attestent de l’existence de très fortes tensions dans la société en 2021 : Crise sanitaire du Covid, réchauffement climatique, crise de sens de la technologie et du numérique, crise économique, financière, et sociale en vue, crise de la dette, décroissance irrémédiable en cours, crise migratoire en accélération tant dans l’Hexagone qu’en Guadeloupe avec la situation chaotique de Haïti, crise identitaire, crise de l’autorité de l’Etat, crise du vivre ensemble avec la montée exponentielle de la délinquance et de criminalité, Etc….Toutes ces crises menacent les fondements de la société française et par voie de conséquence guadeloupéenne. Alors, qui, pour défendre encore la démocratie menacée dans ses soubassements historiques ? Qui sont ces populistes en France et en Guadeloupe qui se veulent des démocrates mais au détriment des intérêts bien compris d’un peuple qui ne participe plus à la vie démocratique du pays par le vote?
Les chroniques de Jean-Marie Nol
L’opportunisme électoral : un facteur de recul de la démocratie !
— Par jean-Marie Nol, économiste —
Gouverner la Guadeloupe avec moins d’un tiers des électeurs c’est faire la part belle au sectarisme voire au populisme, et se créer une situation démocratique précaire, celle que nous voyons aujourd’hui. Certaines personnes ont beau jeu de se féliciter de la soit disant belle victoire enregistrée par le gusr et du recul des socialistes à l’occasion des dernières élections régionales et départementales , le résultat ne trompe personne. Il faut admettre que c’est une claque et même une énorme claque pour toutes les formations politiques de la Guadeloupe . Il va falloir se réveiller et trouver autre chose que des éléments de langage pour dire que c’est une réussite électorale , parce que nous avons un taux d’abstention record .
Les guadeloupéens manifestent un certain dégoût mêlé de déception vis-à-vis de la politique, certains pensent que le résultat du vote ne changera pas leur vie de toute façon. C’est vrai, et les responsables politiques doivent répondre à ces sentiments qui les interpellent, bien sûr. Mais le rôle primordial de l’opportunisme électoral explique aussi l’abstention qui est un danger à terme pour la démocratie locale.
Les chroniques de Jean-Marie Nol
Les clubs Cigales, un outil financier pour soutenir autrement les entreprises .
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Depuis notre dernière publication sur le sujet des clubs Cigales, les choses ont évolué positivement. Un premier club d’investisseurs a été créée en Guadeloupe. Reste l’objectif d’implantation d’un ou plusieurs clubs en Martinique. Le club CIGALES est en premier lieu un club d’investisseurs, qui réunit ses membres plusieurs fois par an, recueille leurs cotisations régulières pour former une cagnotte collective, et comme son nom l’indique, investit dans de petites entreprises quelque soit leur stade de développement (création, croissance, restructuration) en création ou encore œuvrant principalement dans le secteur productif .
Issu de l’Économie Sociale et Solidaire, dans les années 80/90 , le mouvement des CIGALES s’est construit sur le constat qu’il est possible à de simples citoyens d’accompagner celles et ceux qui se lancent dans la grande aventure de la création d’entreprise ou du développement de la production locale.
Il prend la forme d’un apport financier au capital ou sous forme de prêt, d’un soutien humain et de conseils adaptés. Chaque club CIGALES regroupe de 5 à 20 personnes pour une période de 5 ans renouvelables.
Consommation, Ecologie
« Mini Marché Mensuel » à l’Écolieu de Tivoli
Le samedi 3 juillet 2021 de 8h à 12 h
L’association CCPYPM – Centre de Culture Ypiranga de Pastinha Martinique – vous invite depuis plus de 2 ans à son « Mini marché mensuel », tous les premiers samedis du Mois.
Vous trouverez lors du Mini Marché fruits, légumes, aromates, plantes médicinales et plants en pot des associations Lasotè et CCPYPM, les savons faits mains des Petits savons de Stéph , les bijoux en capsules de café de La Fée des Caps et les accessoires de Crochet Art ! L’événement mensuel de CCPYPM se déroule les premiers samedis du Mois en entrée libre (prévoir masques, cabas, chaussures fermées).
Samedi 3 juillet 2021 à l’Éco-lieu de Tivoli de 8 à 12h. Chemin Desbrosses La Vallée Carrefour Tivoli. FB Ecolieu Martinique. Contact 0696 78 54 02
Fondé en 2006, le Centre de Culture Populaire Ypiranga de Pastinha Martinique est issu de sa matrice brésilienne initiée par mestre Manoel depuis 30 ans dans les favelas de Rio de Janeiro. Humanisme, intégration, respect, discipline, civisme, tolérance, vie en collectivité : son activité 1ère est la pratique de la Capoeira Angola comme sport, philosophie et vecteur identitaire et social.
Les chroniques de Jean-Marie Nol
La notion paradoxale de peuple souverain battue en brèche par l’abstention ?

Echos d'éco
Fonction publique territoriale : les règles de formation et de titularisation sont adaptées
En raison de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, les règles de formation et de titularisation de certains fonctionnaires territoriaux stagiaires qui n’avaient pas pu être titularisés au cours de leur année de stage ont été adaptées. Un décret paru au Journal officiel le 2 juin 2021 prolonge ces règles jusqu’au 30 juin 2022. Ces mesures prises en août 2020 devaient initialement prendre fin le 30 juin 2021. Le point avec Service-Public.fr.
Lorsque la titularisation d’un fonctionnaire stagiaire intervient au plus tard le 31 octobre 2021, il n’y a pas nécessairement lieu de respecter l’obligation de formation d’intégration, si cette dernière n’a pu se dérouler, en tout ou partie, avant le 31 octobre 2021. Dans ce cas, la formation d’intégration est réalisée avant le 30 juin 2022.
Quels sont les agents concernés ?
Cette mesure dérogatoire concerne les agents de différentes catégories.
Dans la catégorie A :
- cadre d’emplois des attachés territoriaux ;
- cadre d’emplois des attachés territoriaux de conservation du patrimoine ;
- cadre d’emplois des bibliothécaires territoriaux ;
- cadre d’emplois des directeurs d’établissements territoriaux d’enseignement artistique ;
Echos d'éco
Le travail des enfants augmente pour la première fois en deux décennies
Genève – Des millions d’enfants risquent d’être poussés à travailler à cause de la pandémie de Covid-19, au moment où le monde a enregistré la première hausse du nombre d’enfants au travail en deux décennies, a mis en garde l’ONU jeudi.
Un rapport conjoint de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de l’Unicef, l’agence onusienne en charge du bien-être des enfants, estime qu’au début 2020, 160 millions d’enfants étaient forcés de travailler, soit 8,4 millions de plus en quatre ans.
Si les projections actuelles sur la hausse de la pauvreté dans le monde devaient se matérialiser, ce sont neuf millions d’enfants de plus qui vont être forcés de trouver du travail d’ici la fin de l’année prochaine, selon le rapport.
Mais les modèles statistiques montrent que ce nombre pourrait être plus de cinq fois plus élevé, a mis en garde, Claudia Cappa, statisticienne de l’Unicef et co-auteure du rapport.
« Si les protections sociales baissent par rapport à leur niveau actuel, à cause de mesures d’austérité et d’autres facteurs, le nombre d’enfant forcés de travailler pourrait bondir de 46 millions » d’ici la fin 2022, a-t-elle expliqué à l’AFP.
Consommation, Ecologie
« Dieselgate » : Peugeot mis en examen en France après Renault et Volkswagen
Les trois constructeurs sont mis en examen dans l’enquête sur la fraude aux contrôles antipollution des anciennes générations de moteurs diesel.
Après Renault et Volkswagen, au tour de Peugeot. Le constructeur automobile français a également été mis en examen en France dans l’enquête sur la fraude aux contrôles antipollution des anciennes générations de moteurs diesel, a annoncé mercredi 9 juin dans la soirée Stellantis, la maison mère du constructeur.
« Deux autres filiales de Stellantis, Automobiles Citroën SA et FCA Italy SpA., seront auditionnées par les magistrats instructeurs, respectivement le 10 juin et en juillet, dans le cadre de la même information judiciaire », a précisé le groupe franco-italien.
Volkswagen a déjà payé 30 milliards d’euros
Renault et Volkswagen ont précédemment été mis en examen pour « tromperie » dans la même affaire que Peugeot. Le « Dieselgate », qui a donné lieu à des actions en justice dans de nombreux pays, a déjà coûté 30 milliards d’euros à Volkswagen, en grande partie aux Etats-Unis où le groupe allemand a plaidé coupable de fraude en 2017.
Le constructeur avait reconnu à l’automne 2015 avoir équipé 11 millions de ses véhicules diesel d’un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant parfois jusqu’à 40 fois les normes autorisées.
Echos d'éco
Précarisation croissante à La Réunion, selon la Fondation Abbé Pierre
Saint-Denis de la Réunion – La Fondation Abbé Pierre tire la sonnette d’alarme, dans un rapport publié mercredi, sur la « précarisation croissante de la population réunionnaise », aggravée par la crise sanitaire.
« Les effets de la crise sanitaire (…) ont accentué les inégalités sociales et la précarisation de nombreux Réunionnais, à partir du confinement » sur cette île de l’océan Indien qui compte 860.000 habitants, selon l’Insee.
Ainsi, le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi, et le nombre d’allocataires des minima sociaux ont augmenté (plus 3.500 nouveaux allocataires de mai à septembre 2020), souligne la Fondation.
Le nombre de demandes d’aide alimentaire a augmenté de 13% en 2020 pour la Banque alimentaire par rapport à 2019 et de 37% pour la Croix-Rouge, entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020.
Les personnes sans abri ont, elles, « rencontré d’importantes difficultés pour se nourrir, en raison de la fermeture de certains lieux et de la perte de leurs revenus issus (le plus souvent) de l’économie informelle (mendicité, travail non déclaré)« , souligne ce rapport.
La problématique du mal-logement est « cruciale pour une grande partie de la population, surtout dans le contexte de crise sanitaire, économique et sociale actuelle« , commente l’association.
Echos d'éco
Pathé’O, le tailleur de quartier devenu couturier des chefs d’État africains
Abidjan – Nelson Mandela a porté ses chemises: petit tailleur de quartier autodidacte à ses débuts, l’Ivoiro-Burkinabè Pathé’O est devenu le couturier des chefs d’Etat africains et fête le cinquantenaire de sa marque, menant le « combat » pour faire reconnaître la mode sur le continent.
« Il y a 50 ans, je n’imaginais pas en arriver là. C’est extraordinaire !« , déclarait il y a quelques jours Pathé Ouedraogo (son nom à l’état-civil) lors d’une conférence de presse dans un grand hôtel d’Abidjan.
Haute silhouette longiligne, visage de vieux sage, toujours vêtu des fameuses chemises aux riches teintes colorées qui ont fait sa réputation, l’homme de 70 ans est resté humble malgré une reconnaissance internationale qui l’a amené à collaborer avec la renommée maison de couture française Dior en 2019.
Né en 1950, à l’époque de la colonisation française, en Haute-Volta, qui deviendra le Burkina Faso, Pathé’O émigre à 19 ans en Côte d’Ivoire, alors en plein « miracle » économique, avec pour tout bagage « la bénédiction de ses parents« , comme le raconte sa biographie « De fil en aiguille« , à paraître en juin.
Les chroniques de Jean-Marie Nol
La Guadeloupe au défi de la responsabilité !
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Le mot « responsabilité » est actuellement à la mode en Guadeloupe avec les prochaines élections régionales et départementales. L’élection régionale n’est-t-ellle pas placée sous le signe du « gouverner autrement »? Le mot renvoie au sentiment que chacun éprouve plus ou moins clairement qu’il faut repenser, dans le fond et non seulement dans la forme, nos valeurs et nos modes de vie, si on ne veut pas aller, comme on dit, dans le mur. Depuis le début de la crise sanitaire liée au COVID-19, jamais un changement aussi profond ne s’était opéré sur nos modes de vie avec une mutation du travail qui intervient en accéléré sous pression de la crise sanitaire. Le télétravail ou plutôt le travail à distance est devenu la norme pour un grand nombre d’entre-nous sans que nous y soyons réellement préparés. En effet, l’on assiste en Guadeloupe à une accélération de la transformation numérique de la société et des entreprises. Avec à la clé, un prochain bouleversement des modes de consommation, de production, d’approvisionnement, d’interaction ou encore de travail.
Echos d'éco
Avoir une voiture coûte cher, très cher!
Selon une étude de l’Insee, les ménages consacrent 11% de leur revenu disponible à la voiture. La part totale allouée aux transports est de 13,6% en 2017, en baisse constante depuis 2005. 81% de ces dépenses de transports passent donc dans la voiture (et les deux-roues motorisés).
Une voiture représente un budget annuel moyen de 4732 € par an selon l’Adetec (en 2018) soit 36,1 centimes par kilomètre parcouru. Les deux plus gros postes de dépense sont l’achat du véhicule et le carburant, mais il faut aussi compter l’entretien, l’assurance, le stationnement, etc.
Ce sont les ménages les plus pauvres pour qui les dépenses liées à l’automobile sont les plus lourdes dans le budget : 20% pour les 10% les plus modestes contre 11% pour les 10% les plus aisés. Les dépenses en carburant en valeur absolue sont également corrélées au niveau de vie : en clair, plus un ménage est aisé, plus il se déplace en voiture.
Echos d'éco, Sociologie
Thomas Piketty annonce un projet de recherche sur l’esclavage et la dette de l’indépendance d’Haïti
— Par Thomas Lalime —
Esclavage et indemnités est la nouvelle base de données en ligne sur les indemnités payées par Haïti en 1825 à la France et celles versées par la France en 1849 aux propriétaires d’esclaves de l’empire français. Les deux indemnités sont équivalentes à une somme actualisée de 65 milliards d’euros aujourd’hui (27 milliards payés par Haïti et 38 milliards par La France), précise Thomas Piketty, le célèbre économiste français, dans un tweet en date du 8 mai 2021.
La page du site consacrée à la dette de l’indépendance d’Haïti retrace brièvement l’histoire en ces termes : « Le 1er janvier 1804, après deux ans de combats acharnés contre les troupes du général Leclerc puis de Donatien de Rochambeau, venus rétablir l’esclavage, au nom de Napoléon Bonaparte, Jean-Jacques Dessalines proclame l’indépendance de l’ancienne colonie française de Saint-Domingue, sous le nom d’Haïti. Pour la première fois de l’histoire, d’anciens esclaves émancipés depuis 1793, fondent un État indépendant. »
La création de la base de données est une initiative du projet REPAIRS qui poursuit l’objectif de faire une étude de l’indemnité, des réparations et des compensations au titre de l’esclavage.
Féminismes, Les chroniques de Jean-Marie Nol
Plaidoyer pour une place prééminente des femmes Antillaises dans l’économie !
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
L’inexorable montée en puissance des femmes en politique ne s’est pas démentie depuis notre premier article sur le sujet et dont nous reprenons pour partie une analyse actualisée. Le prise de pouvoir par les femmes est une réalité qui s’impose depuis tantôt à l’ensemble de la société guadeloupéenne et depuis peu en Martinique où les choses ont positivement évoluée sur le plan politique. Les femmes mènent de plus en plus la danse aux Antilles. Et pourtant en économie, elle piétine aux portes du pouvoir au sein de l’entreprise. Dans les deux cas, elles concilient pourtant savoir et pouvoir. Partout, elles sont désormais plus influentes et plus diplômées que les hommes. De plus, elles occupent actuellement des positions fortes au sein des organismes ou se situent les lieux de pouvoir (politique, et culturel ). On peut citer pour la Guadeloupe en politique l’exemple de marie luce Penchard (deuxième vice présidente du conseil régional et ancienne maire de B/T et ministre), Josette Borel Lincertain (présidente du conseil Général et prétendante à la présidence de la région ), Marcelle Pierrot ( ancienne préfète et troisième de liste aux élections régionales), Gabrielle Louis Carabin (présidente de communauté et maire du moule) Justine Bénin et Hélène Christophe( députés) victoire Jasmin( sénatrice) et de plus plusieurs femmes maires .
Consommation
Paiement en ligne: entrée en vigueur de nouvelles normes de sécurité
Paris – Faire du shopping sur internet devrait devenir plus sûr:?de nouvelles normes de sécurité pour les paiements en ligne entrent en vigueur à partir de samedi et vont progressivement être adoptées par les commerçants.
. Les émetteurs de cartes bancaires, banques, opérateurs de paiement, commerçants en ligne, etc. sont désormais tenus de déployer un dispositif dit « . d’authentification forte. » du client lors de paiements électroniques ou d’opérations bancaires sensibles.
. Cela consiste à demander lors d’un paiement en ligne la validation par le client de deux critères de sécurité: l’usage d’un seul code reçu par SMS ne sera plus jugé suffisant et devra être progressivement renforcé au moyen de nouvelles solutions.
. À compter de samedi, « . l’authentification forte est demandée par les banques françaises, en concertation avec l’écosystème des paiements, pour les achats en ligne. « , a indiqué la Fédération bancaire française dans un communiqué.
. – Vingt fois plus de fraudes –
. Concrètement, au moment de payer sur internet, le client recevra sur un téléphone préalablement identifié une notification l’invitant à s’authentifier, soit au moyen de la saisie d’un code personnel, soit par prise d’empreinte biométrique pour les mobiles équipés (empreinte digitale, reconnaissance faciale ou reconnaissance d’iris).
Echos d'éco, Sociologie
La France comptait 16,7 millions de retraités fin 2019, pension moyenne à 1.393 euros
Paris – La France comptait fin 2019 16,7 millions de retraités, qui percevaient une pension moyenne de 1.393 euros net par mois, selon une étude publiée jeudi par le service statistique des ministères sociaux (Drees).
Les effectifs de retraités « de droit direct » (hors pensions de réversion) des régimes français ont augmenté de 1,8% par rapport à fin 2018, soit 301.000 personnes de plus, une hausse « dans la tendance des dernières années« , indique la Drees dans ce panorama annuel de la retraite en France.
En 2019, les nouveaux retraités, qui ont liquidé pour la première fois un « droit direct » en mettant fin à leur carrière, étaient un peu moins nombreux qu’en 2018 (720.000 contre 749.000).
En incluant les retraités dits « de droits dérivés« , qui touchent des pensions de réversion, le nombre total de retraités tous régimes confondus est de 17,8 millions de personnes.
La pension moyenne tous régimes confondus s’établit à 1.503 euros brut mensuels en décembre 2019 pour les retraités de droit direct résidant en France (1.924 euros pour les hommes et 1.145 pour les femmes).
Consommation, Ecologie
À Schœlcher : Pénurie d’eau, la crise continue !
– par Daniel CHOMET –
Publication initialement faite le 21 mai 2021 sur la page Facebook de Daniel CHOMET. Conseiller municipal de la ville de Schœlcher. Conseiller communautaire à la CACEM.
Les récentes coupures d’eau sur Schœlcher et les difficultés qui se profilent pour les usagers d’ODISSY me donnent malheureusement l’occasion de m’interroger sur la performance du service d’eau que chaque usager est en droit d’attendre.
Je rappelle que nous payons sur le territoire de la CACEM une eau à un prix record !
Je regrette la lenteur de mise en œuvre de décisions prises depuis le précédent épisode de sécheresse… l’an dernier. Des décisions qui auraient dû avoir été prises depuis longtemps !!!!
Pourquoi les forages de Fond-Lahaye et de Case-Navire ne sont-ils toujours pas en service ? Ces ressources sont identifiées et exploitables depuis plus d’une décennie et pourraient livrer 20 % du besoin des Schœlcherois.
Est-il excusable que le réservoir situé à l’Évêché perde à lui seul 5000m3 d’eau potable par jour ? C’est le volume équivalent à la consommation journalière de la ville de Schœlcher… un vrai scandale !
Consommation
La libre circulation, un droit au XXIe siècle ?
— Par Huguette Emmanuel Bellemare, membre de Culture Egalité —
Une copine de l’Association m’a déposée au terminus de Mahaut après notre réunion. Tout en attendant le bus qui doit me ramener à Trinité, j’admire cette belle réalisation qui change quand même la vie de pas mal de personnes modestes, et tout particulièrement de femmes.
Le bus tarde… je me prends à rêver de ce qui pourrait être encore amélioré ici : pas de panneau indiquant les destinations. Des numéros inscrits seulement au front des bus… Serait-ce gravement pécher contre leur esthétique que d’afficher le numéro de la ligne sur chaque côté des bus ? Ça éviterait à chaque passager.e d’avoir à en faire le tour chaque fois !.. Des bancs nullement abrités du soleil… ni de la pluie !…
Soudain, une voix désincarnée fend le silence et ma rêverie : « Suite à un mouvement social d’une entreprise extérieure, le TCSP ne fonctionne pas jusqu’à nouvel ordre ! »… Drôle de notion de l’ordre ! Les gens rouspètent. Des élèves avec leur cartable. De jeunes travailleurs (un d’entre eux va jusqu’à Case Pilote !)
Echos d'éco
À Paris, trouver 100 milliards pour éviter le décrochage économique de l’Afrique
Paris – Le président français Emmanuel Macron a ouvert mardi un sommet international consacré à la relance économique de l’Afrique, avec l’ambition de mobiliser au moins 100 milliards de dollars pour que le continent puisse se relever de la pandémie, mais aussi lutter contre le terrorisme.
Ce « sommet de l’urgence et de l’ambition » vise à combler au moins en partie le « besoin de financement de l’Afrique d’ici 2025, estimé à 285 milliards de dollars« , a déclaré le chef de l’Etat à son arrivée au Grand palais éphémère, édifié sur le Champ-de-Mars au pied de la Tour Eiffel.
Mais pour éviter d’alourdir le fardeau de la dette, Emmanuel Macron a proposé « une nouvelle donne« , passant à la fois par la mobilisation de l’investissement privé et le recours à un instrument financier peu utilisé, les droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international.
Equivalent à une planche à billets du FMI, ces actifs monétaires peuvent être convertis en devises par les pays et dépensés, sans créer de dette.
Jusqu’à présent, la communauté internationale s’est accordée sur le principe d’une émission globale de DTS de 650 milliards de dollars, dont 33 milliards devaient revenir mécaniquement à l’Afrique, par le jeu des quotes-parts au sein de l’institution de Washington.