— Patrick Mathelié-Guinlet —
Entre le ciel et l’océan
il y a des oiseaux qui nagent
ainsi que des poissons volants…
Tout ça pour dire qu’il est sage
de vivre parfois à la marge,
quittant le confort de sa page
ou bien le doré de sa cage
quand on désire davantage
que ce que le destin écrit
dans le grand livre de la vie…
À tous ceux qui, mal dans leur peau,
ne se sentent pas à leur place,
qui de la routine se lassent
parce qu’ils en ont plein le dos
d’un quotidien qui les agace…
À ces vilains petits canards
qui sont la risée des conards
ainsi qu’à tous les moutons noirs
qui sont la honte du troupeau,
tous ceux qui rêvent de plus haut,
moi je dédie ces quelques mots
pour leur redonner de l’espoir
et, leur ôtant toutes leurs peurs,
une envie d’aller voir ailleurs
si la vie n’y est pas meilleure…
Patrick MATHELIÉ-GUINLET

En pays trop longtemps dominés — là où le libéralisme n’est pas identifié comme négation majeure : où les archaïsmes coloniaux s’éternisent en structures ; où l’individuation est un naufrage consumériste ; où l’envie le désir le vouloir n’habitent que la consommation : l’aide sociale ou bine l’économie ; où la déresponsabilisation collective règne ; où les médias demeurent insignifiants ; où le politique s’enlise dans la gestion et ne mobilise aucune élévation ; où l’impuissance syndicale hoquette en invectives ; où l’activité culturelle, la survivance intellectuelle, désertent l’inouïe complexité du monde ; où misère précarité rancœur sont aggravées par des réseaux sociaux dans lesquels aucun rêve n’est à vivre, pièce idéale affectée à l’agir, nulle espérance dégagée pour l’envol… — en pays trop longtemps dominés, » rien ne s’oppose à la nuit! »
Dans tes hémisphères précoces où poussaient de grands rêves,
« duper »
… Initilman, pou anmizé kò’y, kapitenn-la ka pann an gran verg li-a, nèg pli wouspétè-a, oben ka fouté’y an lanmè-a, oben ka fè sé molos féros li-a dévoré’y
Gerry L’Étang nous expose son roman, La désapparition, à paraître aux éditions Project’îles le 5 mai 2022. Suit un extrait du livre.
En Haïti, la nouvelle n’est pas passée inaperçue parmi les enseignants, les directeurs d’école et les associations d’enseignants : «
PAK NOU
Marcello Quintanilha, l’auteur de l’album Écoute, Jolie Márcia, qui s’est vu décerné le Fauve d’or au dernier Festival international de la BD d’Angoulême, revient sur ce prix, son roman graphique et ses projets.
— Par Daniel M. berté —
Ah non, Monsieur Apollinaire,
Le PSUGO (Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire) a été lancé en 2011 par le cartel politico-mafieux du PHTK alors dirigé par Michel Martelly. Il est avéré qu’il a été, à l’échelle nationale, une vaste opération de gabegie administrative, de corruption et de détournement de fonds publics au bénéfice des ayants droits et des supplétifs du PHTK néo-duvaliériste. En novembre 2021, le ministre de facto de l’Éducation nationale, Nesmy Manigat, pourtant bien imbu des constantes critiques publiques formulées par les associations d’enseignants et en dehors de tout audit attesté, a reconduit le PSUGO en lien avec la réactivation de ses « 12 mesures » administratives destinées à « moderniser » la gouvernance du système éducatif national.
« Chaque vie est un univers, une vaste encyclopédie dont les pages s’écrivent continuellement selon la fortune ou l’infortune des jours »
An Lafrik…
Le Grand Prix du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a été attribué à Julie Doucet
Un grand cri

[Définition de] « poudre aux yeux » (n) : écran de fumée ; apparences flatteuses mais trompeuses ; faux-semblant ; miroir aux alouettes ; manoeuvre qui cherche à faire impression en faisant illusion (Dictionnaire électronique Reverso, n.d.)
— Par Daniel M. Berté —
Le texte Déchoukay 2020 an laposésion ek kat estasion de Daniel Boukman dont la densité égale la qualité vient de paraître aux Éditions l’Harmattan, avec des illustrations de David NÉ. Cet ouvrage, de par les « cric » et les « crac », appels