La Havane – Devant une vue imprenable sur les toits du centre historique de La Havane, l’écrivain cubain Leonardo Padura se confie sur son rapport à sa ville, à son pays et sur la relation particulière qu’il entretient avec les lecteurs de l’île.
« J’ai un fort sentiment d’appartenance à cette ville, à cette culture et à la manière d’être et de comprendre la vie » qu’ont les Cubains. « Pour un auteur, avoir ce sentiment d’appartenance, c’est très important« , explique l’écrivain à l’AFP de retour quelques jours chez lui, entre deux voyages pour la promotion à l’international de son dernier livre, « Personas decentes » (Personnes décentes), publié fin août en espagnol et qui sortira en français en 2023.
« Le déracinement est quelque chose de terrible pour n’importe qui, mais pour un écrivain, c’est fatal« , poursuit l’auteur et scénariste de 67 ans, dont l’œuvre littéraire compte plus d’une quinzaine de livres traduits en plusieurs langues.
Si son dernier roman est en bonne place sur les étals des nouveautés dans les librairies d’Espagne et d’Amérique latine, il n’est pas disponible à Cuba et les médias cubains n’en ont pas fait mention.

Ti Prince, d’Emmanuel de Reynal
— Par Daniel M. Berté —
Mon coeur m’intime une fleur,
Est-il nécessaire aujourd’hui en Haïti de contribuer au débat public sur la « question linguistique haïtienne » en général et sur certaines de ses zones conflictuelles en particulier ? Si oui, à quelles conditions et selon quelles modalités faut-il le faire afin qu’il soit porteur de changements véritables ? Pour que le débat d’idées soit un débat objectif, documenté et argumenté, il est nécessaire d’en situer le contexte et les idées exprimées, d’identifier les documents pertinents, de les lire avec attention et d’exercer son esprit critique-analytique avec clarté. Le débat d’idées objectif, argumenté et documenté s’oppose au « voye monte » comme au « chire pit », et le libre exercice de l’esprit critique-analytique est au fondement de l’enrichissement du débat d’idées. Ainsi, l’épineuse « question linguistique haïtienne » est depuis plusieurs années un lieu de débats au sein duquel s’expriment, souvent avec passion, des non-linguistes qu’il faut pourtant écouter avec attention. En dépit du fait qu’un relatif consensus s’est installé en Haïti quant à l’impérieuse nécessité de l’usage du créole dans la transmission des connaissances dans tous les apprentissages scolaires, d’importantes différences d’analyse et de points de vue se manifestent parmi les linguistes, parmi les enseignants et plus largement parmi les locuteurs créolophones.
Littérature /
Au programme :
Ce prix national du bibliothécaire de l’année vient récompenser l’investissement quotidien au service de la lecture publique de Christine Paschal-Angélique directrice de la médiathèque du Robert.
— Par Jean-Durosier Desrivières —
Sé lasoufrans ovif
POÈTE !
Raphaël Confiant, Miguel Duplan, Marie-Reine de Jaham et Viktor Lazlo pour la collection « Îles en poche ».
« Les Théâtrales de Novembre” sont une manifestation littéraire axée sur les écritures théâtrales contemporaines. La manifestation permet au public de mieux connaître le corpus théâtral contemporain, d’échanger avec les auteurs et autrices invité.e.s, de se familiariser avec leurs textes lus par des comédiens et des comédiennes professionnel.Ie.s, de se procurer et de se faire dédicacer leurs œuvres.


Le romancier, poète et essayiste Lyonel Trouillot, l’une des voix majeures de la littérature haïtienne contemporaine, s’est fait l’écho d’un large secteur de la société civile haïtienne en dénonçant, dans un texte récent diffusé d’abord par courriel le 18 octobre 2022, l’appui public du linguiste Michel DeGraff au cartel politico-mafieux du PHTK en Haïti. Artisan d’une œuvre littéraire forte et singulière élaborée dans les deux langues officielles du pays, le créole et le français, l’auteur de «
Tjenbé pòtplim épi matjé
ASSOCIATION TOUT-MONDE : J’aimerais approcher du cœur de votre processus créatif en considérant votre dernier ouvrage qui me semble très important. On dit que vous n’aimez pas trop parler de vos livres ?
Ti Prince, un récit se déclinant en intensités émotionnelles, celles qui sans crier gare, vous étreignent à la gorge. Dès la première page, la première ligne, les premiers mots, les premiers instants, le premier souffle de vie, notre regard de lecteur, étrangement surpris, se confond avec celui d’une mère aimante et anxieuse qui en donnant la vie, s’inflige un combat contre la mort, et désormais, une lutte contre l’intolérance.
Un sens à la vie !