— Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue —
À la mémoire de Pradel Pompilus,
pionnier de la lexicographie créole contemporaine et auteur, en 1958, du premier « Lexique créole-français » (Université de Paris).
À la mémoire de Pierre Vernet, fondateur de la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti et précurseur du partenariat créole-français en Haïti.
À la mémoire d’André Vilaire Chery, rigoureux éclaireur de la lexicographie haïtienne contemporaine et auteur du « Dictionnaire de l’évolution du vocabulaire français en Haïti » (tomes 1 et 2, Éditions Édutex, 2000 et 2002).
L’objet de ce « Plaidoyer pour une lexicographie créole de haute qualité scientifique, citoyenne et rassembleuse » est d’exposer, pour le lecteur non-linguiste et de manière analytique, les caractéristiques d’une lexicographie créole de haute qualité scientifique (son projet, ses cibles, sa méthodologie, ses liens avec l’aménagement linguistique en Haïti ainsi que son indispensable apport à l’usage de la langue maternelle créole dans l’École haïtienne). Il est utile en amont de préciser, afin d’apporter un éclairage notionnel à notre propos, que « La lexicographie est la branche de la linguistique appliquée qui a pour objet d’observer, de recueillir, de choisir et de décrire les unités lexicales d’une langue et les interactions qui s’exercent entre elles.

L’aménagement du créole dans l’École haïtienne à l’épreuve de l’amateurisme
Ki malè latè ka péyé
Nous, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de La Réunion ; gens d’ailleurs et de tous les côtés ; acteurs d’associations ou d’organismes non étatiques ; membres de la société civile ; professionnels de l’éducation, de la santé, de la recherche, de l’information, de la prospective, de la coopération internationale ; pratiquants du travail social, des arts, des lettres, du numérique, de la culture…, considérons que le monde d’aujourd’hui est une alchimie de civilisations, de cultures et d’individus ; qu’il résulte de la traite des Africains, des esclavages du Nouveau Monde et du système des plantations, des grandes guerres européennes et de leurs conséquences, du colonialisme en ses méfaits et de son extension capitaliste planétaire ;
J’ai rêvé que mon île, larguant la longue et lourde chaîne qui l’ancre à ce continent européen avec lequel elle n’a rien en commun si ce n’est un usage de la langue coloniale,
—Par Robert Berrouët-Oriol, l
IVRE D’AMOUR !
Dans le cadre du 110e anniversaire de la naissance d’Aimé Césaire, la collectivité territoriale a lancé un appel à projets intitulé « Césaire, Autre horizon ». L’objectif annoncé ? Demander au monde des arts de travailler sur l’œuvre de Césaire, afin de faire « redécouvrir le chantre de la négritude, comme un bâtisseur fondamental sous un angle original et stimulant ». Les projets retenus se verront attribuer une somme de 20 000 euros, dédiés à « la recherche nécessaire aux projets culturels et artistiques novateurs ».
La « lexicographie borlette » du MIT Haiti Initiative n’a jamais pu s’implanter en Haïti dans l’enseignement en créole des sciences et des techniques
Féministe engagée, la Québécoise s’était opposée, seule, en 1990 lors de l’émission littéraire « Apostrophes » à Gabriel Matzneff, dont les écrits faisaient l’apologie des relations sexuelles avec les enfants et les adolescents.
Pou an zafè bel flanm
Paru dans Le National du 21 juin 2023,
— Par Patrick Chamoiseau —
Aborigène
I ni an bel boutjé
Du 22 juin au 23 juillet 2023, le festival de littérature jeunesse
—Note de lecture de Mireille Jean-Gilles —
Lariya ka élé
— Par Georges-Henri Léotin —
« Artiste ! »
Zot ki ba-nou lavi