Catégorie : Arts de la scène

« 360°, Passeport Caraïbe »

Pratiques artistiques émergentes dans une Caraïbe qui s’inscrit dans la contemporanéité.

— Par Scarlett JESUS * —

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On peut se positionner en défenseur des cultures traditionnelles menacées de disparition.
Parallèlement, on peut, avec autant de conviction, s’engager dans la promotion de créations artistiques contemporaines, délibérément en rupture avec une culture perçue comme étrangère.
Dans les deux cas, ne s’agit-il pas de promouvoir sur le devant de la scène des pratiques témoignant de l’inventivité de catégories sociales marginalisées dont elles expriment les modes de vie et façons de penser ?
Ainsi, les « arts de la rue », en banlieue comme dans les quartiers défavorisés de Guadeloupe, permettent à des jeunes, en rupture  avec une société dans laquelle ils ne se reconnaissent pas, de s’exprimer à travers le hip-hop, la break danse ou encore le slam.
Une façon pour eux de tout chambouler en faisant leur « cirque ».
L’association guadeloupéenne Métis’Gwa collabore avec le Plus petit cirque du monde pour faire se rencontrer dix jeunes artistes, issus d’horizons divers de la Caraïbe, à l’occasion d’un projet en deux volets : un spectacle, en avril, à L’Artchipel, et divers interventions dans des lieux improbables tels que des maisons de quartiers, cours d’immeubles ou rues.

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OCCE: Stage théâtre ouvert aux enseignants les 26, 27, 28 octobre 2015

occe-theaL’Office Central de la Coopération à l’Ecole (OCCE)a été créé en 1928, sous l’impulsion de membres de l’enseignement et de militants de la coopération, adultes convaincus de la nécessité d’enseigner, dès l’école, les principes et les vertus de la coopération que l’on retrouve dans le fonctionnement de l’économie sociale et solidaire.
En Martinique l’association OCCDE réside à l’Ecole mixte Sainte-Thérèse B – 10 rue du Dr Girard DESIRE 97200 FORT-DE-FRANCE Tel : 05 96 70 43 69 /Fax : 05 96 57 30 05
Permanent : Katia HALMEL

L’OCCE relance pour la dixième année son projet « THÉ » (favoriser la rencontre entre les écritures théâtrales jeunesse d’auteurs vivants et les enfants et adolescents : lire, voir, mettre en voix, mettre en jeu…).
THÉA s’adresse à toutes les classes adhérentes à l’OCCE, de la GS à la 3ème, ASH compris, qui souhaitent conduire un projet partenarial théâtre / arts de la scène au cœur d’une dynamique nationale.
Il s’agit de favoriser la rencontre entre les écritures théâtrales jeunesse d’auteurs vivants et les enfants et adolescents: lire, voir, mettre en voix, danser, mettre en jeu…
THÉA, c’est aussi :
– découvrir l’univers littéraire d’auteurs de théâtre contemporain, cette année : Dominique RICHARD

– travailler en réseau pour les classes inscrites, leurs artistes associés et les associations départementales engagées.

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Debout dans les cordages : le rap au service du « Cahier »

cahier_d_un_retour— Par Dominique Daeschler —

Dans le cadre des 14èmes pérégrinations poétiques dans le Jura qui allient balades et lectures dans un voyage entre les langues, une version rap du « Cahier d’un retour au pays natal » a été donnée à la Maison du Peuple de St Claude.
Marc Nammour (la Canaille) accompagné de Serge Teyssot Gay (ont on se souvient des riffs ravageurs dans Noir désir) à la guitare et de Cyril Bilbeaud à la batterie, a empoigné crânement une lecture rap du texte césairien. Le décor est réduit au fond de scène en parpaings et à la sobriété de « pendards » noirs boosté par des effets lumière où domine le rouge. La musique, omniprésente ponctue, joue de l’envolée lyrique et de l’attente. Immobile, dans la dignité de la verticalité devant son pupitre ou en fond de scène bras en croix avec des effets démultipliés à la Velickovic, Marc Nammour rappe le Cahier et le texte césairien résiste : les fins de phrase sont happées, les sonorités de la langue gommées pour conserver le rythme. Il y a du courage, du professionnalisme dans cette interprétation fougueuse valorisée par le jeu subtil de Serge Teyssot Gay .

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William Cepeda à FSJ

Martinique Jazz Festival à FSJ le 22/10/2015 à 16h00

william_cepeda-2Dans le cadre de la programmation du Martinique Jazz Festival, le Domaine de Fonds Saint-Jacques ( FSJ) accueillera l’artiste portoricain William CEPEDA.
Né à Loiza, « le cœur de la petite Afrique », à Puerto Rico, William Cepeda est professionnel depuis l’äge de 18 ans. Tromboniste, joueur de conques, diplômé du Conservatoire de musique de Puerto Rico et de la Berklee School of music aux Etats-Unis, il a accompagné les références du latin jazz, de la salsa et du jazz : Ruben Blades, Dizzy Gillespie, Myriam Makeba, Oscar de León, Eddie Palmieri, Celia Cruz, Tito Puente, Marc Antony…
Avec un phrasé unique, un style novateur, au carrefour d’influences, sa musique inspirée des rythmes populaires portoricains, met en avant les racines africaines avec son groupe Afro-rican Jazz. Une musique de résistance et d’ouverture. Compositeur, arrangeur, professeur, il est un des musiciens majeurs de Puerto Rico et du latin jazz avec des nominations aux Grammy Awards, sa présence dans les festivals et sur plus d’une centaine d’enregistrements.
Pour ce concert, William Cepeda invitera sur quelques titres les souffleurs de conques de Watabwi.

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Le succès du cinéma pour ados et enfants

Roulez jeunesse! Après Les Nouvelles Aventures d’Aladin, près de 15 films vont se succéder sur les écrans d’ici à Noël.

cine_enfants— Par Danielle Attali —
Les films pour ados et pour enfants se portent très bien, merci. En tout cas, chaque année, ils réalisent des scores bluffants, rivalisant avec d’increvables blockbusters, d’impertinentes comédies ou d’incontournables sagas d’Heroic Fantasy. Ce fut encore le cas durant cette année. Un coup d’œil suffit pour voir que ces fameux longs métrages occupent les meilleures places du box-office. Une vingtaine figurent d’ailleurs parmi les 30 premiers du classement de l’année. Mais c’est un carton plein si on ouvre la palette au divertissement familial, comme le montrent les chiffres du Film français dans son Top 80.

C’est ainsi que Les Minions (6,3 millions d’entrées) se sont octroyé la deuxième place juste derrière La Famille Bélier (7,4 millions). Vice-Versa (4,2 millions) est à la 7e, Paddington (2,8 millions) 16e, Pourquoi j’ai pas mangé mon père (2,4 millions) 21e, Les Nouveaux Héros (1,7 million) à la 29e place. C’est dire si l’enjeu est important pour les distributeurs.

Un secteur en bonne santé

En juin, au Festival d’Annecy, où l’animation est reine, tous les curseurs étaient à la hausse et 83 pays représentés, preuve de la bonne santé du secteur.

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Festival Ouvè joua : Pierre à Pierre

—Dossier de presse —

pierre_a_pierreMercredi 21 et jeudi 22 octobre 2015 à 18h 30  Espace A’zwel (Terreville à Shoelcher)
Tout public (dès 2 ans ).

Spectacle de la célèbre compagnie espagnole El Teatre de l’Home Dibuixat, Pierre à Pierre est plus qu’une pièce de théâtre, plus qu’un instant de mystère. Cette pièce nous narre l’une des histoires les plus envoûtantes entendues depuis bien longtemps. Un appel direct à l‘intelligence et à l’émotion des spectateurs de 2 à 102 ans.

«L’imagination est plus importante que la connaissance. La connaissance est limitée. L’imagination enveloppe le monde.» Albert Einstein.

Ils font partie de la mémoire collective de tout un chacun, ces agréables souvenirs de promenades sur la plage, ces moments où les galets s’empilent. Et ce sont bien eux qui ressurgissent dans notre mémoire lorsque nous voyons Pierre à pierre, un petit bijou à

déguster en famille interprété au singulier par Tian Gombau et pour lequel il a fait appel à la direction toute en sensibilité de Rosa Díaz. Tian Gombau, acteur et manipulateur habile, ​installe délicatement sous nos yeux une petite plage constituée de galets, de coquillages, de boîtes de conserves rouillées, de troncs d’arbres pour nous raconter une tendre histoire : celle de l’Homme en Fer-blanc rejeté par les siens parce qu’il est différent.

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LALIN PLENN Lavwa Bèlè pou ti manmay

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– Vendredi 20 et samedi 21 novembre à Saint Pierre : Vava Grivalliers (1926-2011) Bèlè liNo

Trois- ïlets le Samedi 24 octobre : place Gabriel Hayot, devant l’église Matinée – 10h, place Gabriel Hayot, devant le marché du bourg : démonstrations danses et chants, devant le marché avec les ateliers municipaux des 3 ilets et Anses d’Arlet, les visteurs et maraichers en costumes traditionnels Fin de journée – à la Poterie des 3 Ilets :
17h – sur la plage du Village de la Poterie : spectacle vivant avec les Hommes d’Argile
19h – place du Village de la Poterie : rassemblement pour la soirée Moment Bèlè avec les grands maitres du Bèlè , les associations et personnalités.

Saint Pierre : vendredi 20 et samedi 21 nov 2015

Vendredi 20 novembre : rencontre avec la jeunesse scolarisée et associative.
Matinée – 8h30 à 12h dans les établissements scolaires (primaires, collège et lycée ) : interventions , démonstrations, atelier et échanges avec les élèves et leurs enseignants
o Exposition : « Les grandes figures du Bèlè du Nord » Mairie- du 19 au 28 novembre
Fin de journée – 18 h, à Hôtel de VilleSaint Pierre: Hommage à Vava Grivalliers
Conférence / de Vava Grivalliers, ; Les origines du Bèlè, spécificités du Bèlè Li Sid, et Bèlè Li Nò, rôles du tambour, du chant, de la voix égale et de la danse dans l’exécution de la ronde Bèlè … Impacts du Bèlè sur la formation et l’éducation des jeunes, lien social et socle identitaire, etc.

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Impressions d’automne : Apollinaire, Molière, Saccomano

— Par Selim Lander —

Tiresias Catherine GermainL’automne est la saison des rentrées scolaire et littéraire. C’est aussi, pour les amateurs, le début d’une nouvelle saison théâtrale. Contrairement à Paris où les nombreux théâtres jouent tous les soirs (sauf le lundi), en province les salles ne fonctionnent pas en continu, on va voir des spectacles pour lesquels on s’est généralement abonné. À Paris, on peut attendre d’avoir lu les critiques pour faire son choix. Rien de tel en province, on y aime le théâtre à l’aveugle en quelque sorte, comme les spectateurs du IN d’Avignon qui louent leur place à l’avance sans savoir si la soupe qu’on leur servira au mois de juillet sera digeste ou pas.

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Ciné Bokay Sen Piè : « Diversion » le 17/10/2015 à 18h 30

diversionLa Région Martinique dans le cadre du Grand Saint Pierre et la Municipalité de Saint Pierre
invitent les pierrotins à assister à la projection d’un film

Samedi 17 octobre 2015 Sur la place Bertin, à 18h30

Synopsis :
Nicky, passé maître dans l’art de l’escroquerie s’éprend de Jess, encore débutante en matière de fraude. Alors qu’il lui apprend les ficelles du métier et que la jeune femme se rapproche dangereusement de lui, il rompt brutalement avec elle.

Trois ans plus tard, la novice est devenue une redoutable femme fatale. Tandis qu’elle débarque en plein Grand Prix automobile de Buenos Aires, elle menace de faire capoter le plan à haut risque de Nicky, pourtant savamment élaboré. Pour la première fois de sa carrière, le maître des escrocs est désarçonné…

La presse en parle :

Chronic’art.com

  Par Louis Blanchot

Le film finit par ressembler à une sorte de remake de Pickpocket par Michael Bay : existentialisme beauf, gonflette formelle et tuning en guise de direction artistique, barbouillant l’écran de signalétiques glamour-chic-sexy comme on remplirait de la saucisse.

La critique complète est disponible sur le site Chronic’art.com

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Créon le pouvoir, Antigone la révolte

Séance supplémentaire le Dimanche 18 Octobre – 14h Salle Aimé Césaire du Tropiques-Atrium

antigone2— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

L’intrigue de la pièce s’enracine dans un autre feuilleton la guerre qui passe et d’antiques orgueils et théories politico-religieuses. Créon, roi de Thèbes décrète que Polynice qu’il considère comme traitre contrairement à Etéocle ne recevra pas de sépulture. Antigone leur sœur brave l’interdiction royale en tentant d’ensevelir son frère et encourt la mort.

Quoi de plus moderne ou à tout le moins intemporel que le mythe d’Antigone ? Au delà de la trame assez simple résumée en trois lignes des détails historiques attachés à l’époque et au lieu (Grèce, période hellénistique) et du contexte plus religieux d’alors. Le message de large portée reste universel quelque soit l’auditeur et aisément transposable à plus forte raison ici en Martinique et maintenant, en 2015. Tout ceci participe de l’enrichissement de la pièce parce que modernité et tradition se côtoient heureusement par l’apport délicieusement subjectif du parlér typiquement créole de Georges Mauvois à la langue de Molière.

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« Femme Créole », de et par Nathalie Pena-Viera

femme_creoleFemme Créole, spectacle vivant au Théâtre de Ménilmontant (PARIS 20ème) : spectacle soutenu par le Ministère de l’Outre-Mer, la Mairie de Paris et la Maison de Martinique.

Les  dates de ce spectacle 

 -Jeudi 22 octobre à 19h
– Samedi 21 novembre à 19h
– Samedi 12 décembre à 19h

Pour mieux comprendre « Femme Créole », il faut savoir que la première version du spectacle a été créée dans le cadre de la journée des droits de la femme, le 08 mars 2014 à Clichy dans le 92. Dans la culture  créole, le chant, la danse et la musique sont indissociables. Sur cette trame traditionnelle, « Femme Créole » est la parodie de plusieurs femmes d’hier et d’aujourd’hui qui racontent avec humour les anciens programmes scolaires, leurs ancêtres ces héros, les clichés exotiques…
Elles sont interprétées par Nathalie Pena Vieira auteur compositeur interprète, danseuse et comédienne, une femme métisse, moderne, pluriculturelle, qui ose prendre la parole, ose en rire, chante ses chansons  originales, présente les instrument traditionnels martiniquais, joue et danse du bèlè en duo avec le maitre bèlè :Jean Philippe Grivalliers.

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Antigone contre la folie du pouvoir

— Vue par José Alpha —

alpha_antigoneLa récréation d’Antigone de Sophocle par Aurélie Dalmat (Théâtre Tam) qui a associé au projet, la plume du Théâtre en langue créole de G.E. Mauvois, raconte avec les dispositifs du Théâtre antique grec fidèlement reconstitués, les conséquences néfastes de l’exercice d’un pouvoir absolu incarné par le Roi Créon.

Celui-ci refuse net toute égalité de traitement aux sépultures de ses deux neveux, Etéocle et Polynice, victimes d’un duel fratricide dont l’enjeu politique était l’héritage du trône de leur père Œdipe. A la disparition de ses deux neveux, Créon a donc succédé à Œdipe et règne en maitre absolu sur Thèbes. Mais, Antigone fille d’Œdipe et de Jocaste, se révolte contre la décision de son oncle Créon, celui qui incarne le pouvoir et l’exerce avec tyrannie. Il a en effet décrété de ne donner une sépulture décente qu’à Etéocle, refusant la mise en terre de Polynice. Pourquoi ?

Les multiples adaptations de cette tragédie politique écrite par Sophocle en 441 avant J-C, qui suscitent encore de nombreuses analyses, ont pourtant un point commun qui nous interpellera toujours : celui de la lutte contre le despotisme, de la résistance à la tyrannie, « du contrôle du tyran à qui, pourtant, on confie le pouvoir ».

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Antigone : entre péplum et bande dessinée

— Par Roland Sabra —

antigone3C’était une « scolaire ». une représentation pour un public de collégiens et lycéens. Une de ces représentations que parfois les comédiens redoutent. Nombre d’entre eux se souviennent avec douleur de pièces interrompues par le chahut de la salle. Public intransigeant à qui « on ne la fait pas », du genre « ça passe ou ça casse ». Public généreux et spontané dans ses appréciations, ses interrogations, son questionnement comme en témoigne le dialogue qui s’installe à la fin de chaque représentation entre le plateau et la salle. Ce jour là ils étaient conquis. Les autres fois aussi parait-il. On veut bien le croire. Du grand spectacle. Du spectacle en grand. En grandes dimensions. Les plateaux de la salle A. Césaire et de la salle F. Fanon de « Tropiques-Atrium » étaient pour la première fois dans l’histoire de la bâtisse réunis et la scène offrait une profondeur de champ inédite. Les chœurs innombrables en toges installés avant l’ouverture sur les balcons latéraux contribuaient à cette impression d’un public cerné par la tragédie avant même que la narration en soit faite puisque la révolte contre la tyrannie est le devoir de tout un chacun à toute époque et en tout lieu.

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De la force du cinéma documentaire : Le grand jour

— Par Janine Bailly —

le-grand-jour-plisson-e1439288056252Qu’elle est alléchante, la rentrée cinématographique au complexe Madiana, lorsque l’on peut profiter des séances en version originale, hélas trop peu programmées et à une heure, toujours la même, qui ne convient pas forcément à tous les publics ! Cependant, je parlerai seulement ici d’un petit film documentaire qui pourrait passer inaperçu, écrasé par l’arrivée à la Martinique de la Palme d’Or cannoise ou d’autres pellicules ayant eu la faveur des médias.

En 2013, dans un documentaire à succès intitulé Sur le Chemin de l’École, Pascal Plisson filmait la détermination, le courage et la soif d’apprendre d’enfants vivant aux quatre coins du monde, lesquels devaient, pour accéder à l’instruction et au savoir, se lancer dans des périples souvent semés d’embûches, au travers de paysages à la beauté sauvage. En 2015, le réalisateur nous propose, dans un second volet intitulé Le grand jour, de suivre l’itinéraire de quatre enfants ou adolescents à la poursuite obstinée de leur rêve, à un moment charnière de leur jeune vie : le grand jour est en effet celui où l’on se soumet à l’épreuve décisive, celle qui permettra de se construire un avenir à la mesure de ses ambitions.

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« Pour René Ménil » & « Tropiques-Atrium-Tropiques : Eia ! Eia ! »

— Par Geneviève Sézille-Ménil —

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« Pour René Ménil »

Bonjour à tous

Suite à l’inauguration de la dénomination de « Tropiques- Atrium » et du lancement de la saison culturelle, je me suis sentie obligée d’écrire un article. Cet article est mûrement réfléchi et tous les mots ont leur importance !
Vous dire si je suis heureuse pour le choix du nom du centre culturel? Oui je le suis!

Et pour moi et surtout en mémoire de René qui est, ne vous en déplaise, le principal instigateur de la revue « Tropiques ». Je suis la seule détentrice des confidences de René Ménil et sais combien il a été l’objet d’actions et de manigances pour le faire taire! Pour moi, le choix fait par l’équipe d’animation culturelle et politique est… une réhabilitation !

J’espère que d’autres actions seront menées.
Je n’oublie pas gue Mr. Césaire avait émis le vœu que le nom du Collège des Terres Sainville serait celui de René Ménil, décision votée par le Conseil Général pour approuver le choix d’Aimé et que, par l’action malveillante de certain, ce vœux n’a pas été exécuté, bien au contraire, puisque c’est celui d’Aimé Césaire qui a été choisi, contre la volonté de ce dernier.

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Te haré invencible con mi derrota

— Par Michèle Bigot —

te_hare_invencible_con_mi_dTexte, MES et jeu : Angelica Liddell
2/3/10/2015, La Criée, Marseille

Sous ce titre (« Je te rendrai invincible par ma défaite »), Angelica Liddell et sa troupe de l’Atra Bilis Theatro frappe une fois de plus un grand coup sur la scène théâtrale française. Plus que dans d’autres mises en scène, celui-ci perturbe le spectateur en profondeur, non moins que les codes du théâtre. Le meilleur signe en est qu’Angelica est ici seule en scène dans un spectacle qu’elle a écrit et dont elle signe la mise en scène, et qui par ailleurs témoigne très intimement de son vécu. Peut-on encore parler ici de « représentation » ? La question se pose de façon insistante et d’autant plus que l’actrice/metteure en scène ne vient pas saluer le public à la fin. D’ailleurs le spectateur se demande s’il est pertient et convenable d’applaudir. Le silence finit par envahir la scène et les gradins et c’est la seule fin qui s’impose après une telle cérémonie. Car c’est plutôt à un rituel que nous venons d’assister. Rituel funéraire, scène de spiritisme, communication avec les morts, exorcisme de la douleur, voilà les références qui s’imposent.

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Contes et musique dans la cité … et à la BU !

conte_musi_citeMardi 13 octobre 2015 à 19h

C’est devenu une tradition : à la rentrée universitaire, la BU se prend à vibrer au rythme du son et de la parole contée diffusés aux quatre coins de la Martinique par le festival  « Contes et Musique dans la Cité ».
Fidèle à ses promesses de rencontres, d’échanges et d’ouverture sur le mondela neuvième édition de ce festival fera halte à la Bibliothèque universitaire de Martinique avec un programme en deux temps, trois artistes :
Cindy Sneessens
. Née en Belgique, on apprend que « c’est adolescente qu’elle a entendu ses  premières histoires, dans les bars : des tranches de vie mêlées de larmes, de rires et de bière.
(…) En 2001, après avoir entendu une histoire plus marquante que les autres   » elle est devenue  conteuse, persuadée pendant un an, d’être la seule au monde à faire ce métier. « …

Nikoto
lui, a grandi en Martinique à l’écoute des contines de sa grand-mère, où les « différents compères » le disputaient aux génies de toutes sortes et au surnaturel le plus ébouriffant.

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« Antigone », dans une mise en scène d’Aurélie Dalmat

antigone-dalmatVendredi 16 octobre
Samedi 17 octobre

Scolaires le 8, 9, 12, 13 & 15 à 9H
Jean-José Pellan – 0596 70 79 37
Lynda Voltat – 0596 70 79 29
20H – salle Aimé Césaire & Frantz Fanon

Antigone est la fille d’OEdipe et de Jocaste, souverains de Thèbes. Ses deux frères, Étéocle et Polynice se sont entretués pour leur succéder. Créon, frère de Jocaste est -à ce titre- le nouveau roi, décide de n’offrir de sépulture qu’à Étéocle. Celui qui désobéira, sera puni de mort. Personne n’ose braver l’interdit, sauf Antigone, qui sera jugée et condamnée à être enterrée vivante…
« Parce qu’Antigone est une grande tragédie. Parce qu’Antigone est le drame qui met en scène le sentiment de l’injustice face aux règles établies, Antigone nous interroge… Et pour plus de vérité dans la catharsis, nous avons choisi de mêler le souffle de Sophocle au nôtre, à notre langue, à celle de Georges Mauvois, le créole, pour un aller-retour constitutif de notre « oraliture ».

Aurélie Dalmat
Comédienne et metteur en scène expérimentée, elle crée le TAM Théâtre en 2006.

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Allons au théâtre, pour rire et sourire !

Gautier– Par Janine Bailly –

Le Théâtre Aimé Césaire a ouvert ce mercredi, en beauté et en sourires, sa saison 2015-2016. C’est à Regardez mais ne touchez pas !, courte pièce méconnue de Théophile Gautier, qu’est revenu cet honneur. Cette comédie de cape et d’épée en trois journées, représentée pour la première fois à Paris en 1847, et jamais rejouée depuis sa création, fut rééditée en 2011 à l’occasion de la mise en scène de Jean-Claude Penchenat pour la Compagnie Abraxas.

La pièce prend comme point de départ une réalité historique : nous sommes au temps de Philippe V d’Espagne, qui a bien épousé en secondes noces Élisabeth Farnèse, nièce du duc de Parme, et dont le premier ministre évoqué dans le texte se nomme en effet Giulio Alberoni. Bien qu’il ait concerné l’épouse précédente, Marie-Louise de Savoie, l’incident sur lequel s’ouvre l’intrigue est relaté dans le Dictionnaire de la conversation et de la lecture, inventaire raisonné des notions générales les plus indispensables à tous :

« Une loi bizarre défendait en Espagne de toucher à la souveraine. Un jour la jeune reine étant tombée de cheval, et son pied s’étant engagé dans l’étrier, fut entraînée dans la cour du château.

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« Regardez mais ne touchez pas » : une heure trente de bonheur!

Au T.A.C. de Fort-de-France jusqu’au 10 octobre à 19 h 30

regardez_mais_ne_touchez_pa— Par Roland Sabra —

« Regardez mais ne touchez pas » de Théophile Gautier est une espagnolerie pourrait-on dire, comme il existe des chinoiseries, plus exactement une espagnolade, une œuvre artistique qui donne une image convenue, pittoresque et superficielle d’une Espagne qui n’aurait pas pris « le train de l’histoire », qui serait restée en marge du « progrès », qui serait empêtrée dans un monde où la préciosité côtoie le grotesque, image qui eut son franc succès au XIXè siècle. On connait l’argument : comment sauver la Reine d’Espagne dont le cheval s’est emballé, sans pour autant poser la main sur Elle puisque tout homme qui la touche est puni de mort ? Quand elle demande qui l’a sauvée deux prétendants se présentent. Don Melchior de Bodavilla, un imposteur fanfaron désargenté mais de noble extraction et Don Gaspar, un officier de fortune. Le Comte de San Lucar, grand maître des cérémonies et donc en charge de l’étiquette fait prévaloir la règle au détriment de ceux et celles pour qui elle est faite.

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Ibeyi, soul sisters

— Par Marie Ottavi —
ibeyA 20 ans, ces jumelles françaises, de mère vénézuélienne et de père cubain, livrent Ibeyi un premier album syncrétique et habité. Rencontre à Paris

A l’heure où la fusion d’effets et l’hybridation de genres sont plus qu’à la mode, l’apparition d’Ibeyi a des allures de mirage sonore : une soul à deux voix posée sur un piano, des percussions afro-cubaines, quelques samples de hip-hop, et une électro presque délicate dans la production. Rien qui ne vienne prendre le dessus sur cette sensation de dénuement vocal salvateur. Lisa-Kainde (les cheveux en bataille) et Naomi Diaz (les couettes en chignons), 20 ans à peine, sont jumelles, d’où leur nom de scène (« ibeyi » signifie jumeau en yoruba).

Nées à Paris, elles sont vénézuéliennes par leur mère et cubaines par leur père, le percussionniste Anga Diaz. Disparu en 2006, il a laissé un héritage que le premier album de ses filles révèle en filigrane. Elles chantent en anglais et en yoruba, cette langue majeure sur l’île de Cuba, où les esclaves venus du Nigeria et du Bénin l’implantèrent ainsi que leur religion et leur musique.

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Chantal Akerman pour mémoires

chantal_akerman— Par Dominique Widemann —

La cinéaste belge s’est éteinte, lundi, à Paris à l’âge de 65 ans. Laissant comme à son habitude notre imaginaire poursuivre.

Le temps a rattrapé la grande cinéaste du temps, des temps plutôt, et des mondes contenus dans chaque fragment de son œuvre. Chantal Akerman est née en Belgique, en 1950, dans une famille arrivée là quelque vingt ans plus tôt. Elle avait consacré son dernier film, No Home Movie, à sa mère, juive polonaise qui avait survécu à Auschwitz. Chantal Akerman réalise à dix-sept ans son premier film court, Saute ma ville, implosion explosive qui d’entrée la situe hors cadres. La géométrie décalée des siens ne cessera de faire acte de cinéma, alliant malice et gravité au gré de son nomadisme. Nous lui devons près de cinquante films, de divers formats, des installations que l’on n’a pas envie de séparer de ses autres travaux tant Chantal Akerman se joue des frontières et déplace les horizons. Elle intègre l’école de cinéma de Bruxelles après plusieurs zéro de conduite, en sort sans plus de bagage que l’expérimentation active de la photo.

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Rencontres autour de l’écriture musicale

— Par Victor LINA pour ART ET IMAGINAIRE —
art_&_imaginaire-2Tel était l’objectif de la soirée littéraire et musicale organisée ce vendredi 02 Octobre par la bibliothèque Schoelcher (en tant que service du Conseil Général) en partenariat avec l’association Art Imaginaire : favoriser la rencontre entre le public et les auteurs d’une collection de livrets de partitions, Valérie ROUSSE et Joël LITTORIE.
Ce n’était, certes, pas la première fois qu’ils se produisaient dans cet établissement puisque un certain jeudi 16 octobre 2003, à l’occasion du mois du patrimoine, ils avaient interprété, une sélection de partitions provenant du don que Victor Schoelcher avait fait de ses archives personnelles.
C’est dans l’enceinte de cet édifice conçu par Henri Picq, classé monument historique et première bibliothèque publique de la Martinique que se déroula cet évènement.
Une cinquantaine de personnes se présenta dans l’espace de ce qui fut l’ancienne grande salle de lecture, afin d’écouter tant la musique qu’interprétèrent Valérie ROUSSE et Joël LITTORIE que leur exposé didactique.
Les deux protagonistes accompagnés de l’altiste Valérie BEAUPIED proposèrent l’illustration instrumentale de leurs travaux d’écriture.

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Voir les film en V.O.

seance_voVous en avez peut être déjà entendu parler. Peut être même que vous avez déjà vu des films sous cette appellation. La Version Originale (ou VO pour les intimes), certains l’adorent, d’autres la détestent. Mais au juste…

…Qu’est ce que c’est la VO ?

Voir un film en version originale consiste à le regarder sans aucun doublage. C’est à dire dans la langue dans laquelle il a été tourné. Il s’agit d’une activité encore plutôt peu répandue dans notre pays mais en voie de démocratisation. Vous vous êtes en effet sûrement rendu compte que le marché du film français est composé en grande partie de films étrangers (notamment américains). Pourtant, en allant les voir, vous vous êtes aussi aperçus que les personnages parlent tout au long du film notre langue. Vous devez alors vous en douter, les films étrangers sont doublés. C’est une généralité qui touche non seulement la France mais aussi l’Espagne, l’Allemagne ou encore l’Italie. Regarder un film doublé est pour nous devenu normal.

Mais il ne faut pas aller bien loin pour se rendre compte que cette pratique n’est pas aussi répandue chez nos voisins Européens.

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« Regardez mais ne touchez pas ! »

regardez_pas_touchez-400« Regardez mais ne touchez pas ! »est une pièce de Théophile Gautier.
Cette comédie de cape et d’épée est un pastiche du drame romantique dans lequel l’auteur du Capitaine Fracasse ajoute la folie au lyrisme du théâtre de son époque. C’est une déclaration d’amour au théâtre !
Le metteur en scène Jean-Claude Penchenat révèle l’humour et la fantaisie étonnamment contemporains de cette comédie jamais jouée depuis sa création en 1847.
C’est une déclaration d’amour au cinéma de cape et d’épée !
Le cheval de la Reine d’Espagne s’est emballé. Il faut la sauver ! Mais tout homme qui touche à la Reine est puni de mort. Dona Beatrix, sa suivante, a promis sa main au sauveur de la Reine. Deux hommes se présentent comme tel : Don Melchior, imposteur fanfaron, et Don Gaspar, héros romantique. S’ensuivent courses poursuites, combats et duels entre ces deux rivaux.

Jean-Claude Penchenat
Cofondateur du Théâtre du Soleil avec Ariane Mnouchkine et comédien dans Capitaine Fracasse, La Cuisine, Le Songe d’une nuit d’été, Les Clowns, 1789 (le spectacle et le film), 1793, L’Âge d’or, ainsi que dans le film Molière.

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