Catégorie : Arts de la scène

« Spotlight » de Tom McCarthy Oscar du meilleur film 2016 !

spotlightOSCARS – Le film « Spotlight » de Tom McCarthy, qu’un public restreint a pu voir à Madiana il y a peu, a reçu l’Oscar du meilleur film dans la nuit de dimanche à lundi. Au moment de son discours de remerciement, le producteur du film, Michael Sugar, en a profité pour faire passer un message à l’endroit du Pape François.

Lire : « Spotlight » : une enquête fascinante! — Par Guy Gabriel —

C’est que « Spotlight » raconte la rédaction d’une enquête par une équipe de reporters du Boston Globe, qui, en 2001, a dévoilé un scandale impliquant des prêtres pédophiles couverts par l’Église catholique. Cette équipe de journaliste, Spotlight, avait remporté le prix Pullitzer en 2003.

« Ce film donne la parole aux survivants et cet Oscar apporte une résonance encore plus forte à cette parole, a déclaré Michael Sugar. Nous espérons que cela permettra à la voix des survivants de résonner jusqu’aux portes du Vatican »⋅ Et d’ajouter, à l’adresse du Pape François : « Il est temps que vous protégiez les enfants pour pouvoir leur redonner foi »⋅

Lire  sur Madinin’Art: Spotlight ou l’Église pédophile

« Spotlight », qui met en scène les acteurs Mark Ruffalo, Michael Keaton, Rachel McAdams ou encore Liv Schreiber, a également remporté l’Oscar du meilleur scénario original.

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« Les salles d’art et d’essai maintiennent la diversité culturelle »

— Recueilli par Jean-Claude Raspiengeas (à Pessac) (Infographies  : Laurent Dupuis)

cine_cameraLa cérémonie des Césars, qui … [a eu] lieu vendredi 26 février au soir, récompense le cinéma d’art et d’essai. François Aymé, le nouveau président de la principale association des salles labellisées, directeur du Jean-Eustache, à Pessac (Gironde), fait le point pour La Croix.

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Vous êtes le nouveau président de l’Association nationale des cinémas d’art et d’essai qui fête ses 60 ans. Que représente-t-elle ?
François Aymé : Elle est née en 1955 de la volonté de cinq directeurs de salles parisiennes et de quelques critiques de cinéma pour défendre un cinéma divers et de qualité, au temps de la cinéphilie militante. Aujourd’hui, l’­Afcae représente 95 % de ces salles. La taille et le dynamisme de notre réseau sont sans équivalent en ­Europe.

Combien de films sont classés art et essai ?
F. A. : Plus de la moitié (382 en 2014), soit 57,6 %. Ils représentent 20 % des entrées. Le classement de ces films est effectué par un collège de cent personnes (exploitants, distributeurs, directeurs de festival, critiques, réalisateurs, producteurs) qui votent selon un critère essentiel : la démarche artistique.

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Espace A’ZWEL. Activités trimestrielles : Mars, avril, mai 2016

espace_azwel_03-2016Nos spectacles :

Le vendredi 11 mars à 18H30 : WOPSO ! de Marius Gottin par le théâtre du 6e continent et la compagnie les enfants de la mer dans une mise en scène de José Exélis avec Charly Lerandy et Emile Pelti
Deux vieux dans le hall de l’aérogare, Fulbert et Auguste attendent l’heure de départ de leur avion. Entre ces deux vieux, des mots qui disent la vie, l’amour, la mort..
*Accessible des 9 ans

Le vendredi 18 mars à 18H30 : OSER DIRE SON NOM d’Alex Donote avec le soutien de la Cie Théâtre du Flamboyant, conception et interprétation Alex Donote
Une mise en espace pour un montage poétique qui nous invite à jeter un regard lucide sur notre monde. A travers des textes de la Caraïbe mais également d’Afrique, d’Amérique latine. Le corps, la voix, le chant sont sollicités
* Accessible dés 9 ans

Le vendredi 1er et samedi 2 avril à 18H30 : LE VOYAGE DE MANDIBULE de la compagnie Vent de sable (France), conception et interprétation Muriel Morelle
Conte et musique : de l’Afrique à l’Argentine, en passant par le carnaval de Rio, la Bolivie et New-York… Des musiques traditionnelles aux musiques plus actuelles, cette histoire invite au voyage et à la découverte de curieux instruments de musique
* Accessible dés 2 ans

Le vendredi 22 avril à 18H30 : LE COURAGEUX PETIT PEPITO de Lucette Salibur par la compagnie Théâtre du Flamboyant.

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Cyclones : De bruit et de fureur !

– par Janine Bailly –

cyclones-1D’abord, il y a le bruit. Ruissellements d’eaux tandis que l’on prend place, grincements de portes, fenêtres et tôles malmenées par un cyclone en approche, hurlements du vent, orage qui gronde dans la colère du ciel : la bande sonore ne nous laissera que peu de répit, qui nous accompagnera au long du récit, coupée de quelques brusques et rares interruptions laissant place à un épais silence, trou noir chargé de toutes les choses non encore dites.

Puis sort de l’obscurité un corps, corps replié, tout en contraction sur soi-même. Puis sort du sombre un visage plus sombre encore, qui garde à peine figure humaine, yeux exorbités dans une hallucinante fixité. Et le corps se met en mouvement, si lourd, corps d’un reste de femme, sorcière ou fantôme caché de grises guenilles, aux pieds et aux mains quelques bandages qui suggèrent une indéfinissable altération physique : oui, c’est une femme encore, et elle boit (pour conjurer la peur ? pour exorciser de vieux démons ? pour faire front quand hurle la nature et que déferlent les souffrances ?).

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Assurance chômage : les intermittents du spectacle seront-ils la variable d’ajustement?

moche_intermittentsDECRYPTAGE – Les représentants des intermittents du spectacle et leurs employeurs se rencontrent jeudi pour réformer leurs règles d’indemnisation. Une négociation en marge des discussions sur l’assurance-chômage entre partenaires sociaux. Explications.

C’est une négociation dans la négociation. Les intermittents du spectacle et leurs employeurs discutent à partir de jeudi afin de réformer leurs règles d’indemnisation. Après la crise de l’été 2014, il s’agit de revoir le système et de limiter son déficit. Cette négociation s’inscrit dans un contexte plus général : depuis lundi, les partenaires sociaux sont réunis pour évoquer une refonte de l’assurance chômage.

La méthodologie est un peu particulière. Si Manuel Valls a accepté qu’intermittents et employeurs s’entendent eux-mêmes sur la réforme à venir, Matignon a imposé une règle : les partenaires sociaux doivent fixer la trajectoire financière de cette sous-négociation. L’ensemble des syndicats et du patronat vont ainsi décider le niveau d’économies que devront réaliser les artistes et techniciens du spectacle.
Combien coûtent les intermittents au système?

Les intermittents du spectacle sont souvent accusés de profiter du système d’assurance-chômage. En effet, ils cotisent moins longtemps pour une durée d’indemnisation plus longue.

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Virtuose Vicky Edimo

— Par Mathias Mouendé Ngamo —
vicky_edimoMusique. Dans le Top 10 des bassistes africains les plus influents de la scène mondiale, le Camerounais Vicky Edimo est classé 2ème, derrière son compatriote Richard Bona. Agé de 62 ans, le bassiste gaucher a décidé de quitter le derrière de la scène pour se lancer dans une carrière solo.

On ne le voit pas beaucoup au Cameroun, comme la plupart des bassistes camerounais de renommée internationale de son rang d’ailleurs. Vicky Edimo l’explique dans un ton grave, les organisateurs locaux de spectacles ne convainquent pas. Il faut un minimum de sérieux, de respect pour le travail et de normes professionnelles, argue–t-il. Le bassiste ne souhaite pas en dire plus sur le sujet, lorsque nous nous entretenons avec lui dans un hôtel de la capitale économique en ce mois de novembre 2013. Vicky Edimo y a posé ses valises pour un court séjour avec quatre autres confrères.
Jean Dikotto Mandengue, Francis Mbappè, Gross Pokossy et Richard Epéssé sont présents à ses côtés. Ils sont tout sourire.
Ils lancent de petites blagues. Ils avouent que ce sentiment de gaité les anime à chaque fois qu’ils foulent le sol camerounais.

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Caubère et son public ou l’art de l’auto-référence

— Par Roland Sabra —
caubere_danse_diable1981. Avignon. Théâtre la Condition des Soies. La danse du diable fait ses premiers pas sur un chemin qui n’en finit pas et qui passait ces temps-ci par le Tropiques-Atrium de Fort-de-France. Le spectacle a pris du poids. Le comédien aussi. Tout comme le vin bien né il se bonifie avec le temps pour le bonheur des oenophiles mais ceux-ci se font plus rares.
La vie du personnage, Ferdinand Faure né en 1950 est croquée à trois âges de sa vie, cinq, dix et dix-huit ans, par sa mère Claudine, une marseillaise, fichu sur la tête, missel à la main, un peu sorcière, pétainiste, gaulliste, mauriacienne, anti-communiste, qui écoute le jeu des 1000 francs animé par Roger Lanzac puis Lucien Jeunesse, qui déforme obstinément les mots venus de l’empire du mal, l’URSS, qui dit goulash pour goulag, qui ridiculise les noms de Soljenitsyne ou de Mnouchkine . Claudine a trois enfants, Ferdinand qu’elle persécute d’un amour aussi ambivalent qu’il est envahissant, Isabelle qu’elle renvoie pour un oui pour un non dans sa chambre ou dans la garrigue se faire les mollets en « pataugas » , et un petit dernier, Pascal, un trésor, dont on ne saura pas grand chose.

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41e Cérémonie de remise de prix des César

 les_cesarLa 41ᵉ cérémonie des César du cinéma, organisée par l’académie des arts et techniques du cinéma, s’est déroulée au théâtre du Châtelet à Paris le 26 février 2016, et a récompensé les films français sortis en 2015. Elle a réservé une belle surprise en sacrant « Fatima » de Philippe Faucon.
Le principal intérêt des César par rapport aux Oscars tient dans son suspense. Et, au terme d’une cérémonie plus plaisante qu’à l’accoutumée, grâce à une excellente Florence Foresti en maîtresse de cérémonie, c’est « Fatima » de Philippe Faucon qui a obtenu le César du meilleur film. Une vraie surprise, même si le film avait précédemment obtenu les César de la meilleure espoir féminin pour Zita Hanrot et pour le scénario adapté.
Gagnants.

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Merci pour ces moments

— Par Dégé —

moments_madrasIl ne pouvait pas exposer mieux ailleurs que dans ce lieu là : Le Vin l’Art et Vous,* derrière chez Azurel, au rond point Canal Cocotte de Ducos ! Un concept de magasin un peu nouveau mais qui nous rappelle un peu nos boutiques d’autrefois où l’on trouvait pain, pacotilles, casseroles, beurre en conserve, boutons de culottes, statues de la vierge, tableau de cerfs bramant dans les forêts de la lointaine Europe…Des nourritures terrestres, esthétiques et autres. Mais là, l’innovation est sobre, si j’ose dire : une galerie d’Art dans une cave à vins.

C’est donc au milieu des caisses de champagne, de rhum, de cidre, d’alcools divers qu’expose ISKIAS*. Il aligne le long des murs des dizaines de petits tableaux joyeux, plein d’humour, de fraîcheur, très colorés, fourmillant souvent de personnages, d’animaux, de détails…pittoresques ! C’est un vrai peintre, à la technique confirmée, à la manière et la thématique un peu vieillotte dans l’âme mais au charme fou. « Encore un petit Pinchon ? » On a envie, en contemplant les toiles, de trinquer avec ses bouteilles de Rhum perchée sur un guéridon de guingois… chaleur accablante, parasol…on rassasie sa soif.

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La Danse du diable

— Par Selim Lander —

caubere - la danse du diableQui ne connaît Philippe Caubère, cet acteur qui tourne avec ses seuls en scène – et cette Danse du diable, en particulier – depuis maintenant 35 ans ? Au fil de ces pérégrinations, le voici pour deux soirées en Martinique, quelques décennies après s’y être produit dans 1789, un spectacle du Théâtre du Soleil dirigé par Ariane Mnouchkine. La Danse du diable fut le premier épisode d’une geste de onze spectacles, d’une durée de trois heures chacun, qui racontait son enfance marseillaise et sa carrière théâtrale. Remanié, il s’inscrit désormais dans une nouvelle geste de huit spectacles, L’homme qui danse. Si cette pièce est donc bien rodée, ce grand comédien – qui fut un Molière inoubliable dans la pièce et le film éponymes – ne donne pas l’impression de répéter un texte appris par cœur. Il avoue d’ailleurs laisser toujours une certaine place à l’improvisation. La Danse du diable n’en est pas moins savamment construite ; on se plaît à retrouver au moment le plus inattendu une notation posée plus tôt. En trois heures de temps, Caubère fait défiler une galerie de personnages, plus ou moins réussis, il faut le dire, tous inspirés de souvenirs personnels de l’acteur.

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Festival des petites formes, suite & fin à Fonds Saint-Jacques

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Spectacles en communes et Hors les murs

L’orchidée violée & 4 Heures du matin

Samedi 27 février 2016 à 16h :
Sainte-Marie Domaine de Fonds Saint-Jacques – CCR

L’homme qui plantait des arbres

De Jean Giono

Avec Pascal Durozier

Tarif H.C 10€

De Jean Giono, par Pascal Durozier. Ce grand classique des textes écologistes raconte l’aventure tranquille d’un berger solitaire.
Au cours de l’une de ses promenades en Haute-Provence, Jean Giono a un jour rencontré ce personnage extraordinaire qui plantait des arbres, des milliers d’arbres… Au fil des ans, le vieil homme a réalisé son rêve : la lande aride et désolée est devenue une terre pleine de vie… Une histoire simple et généreuse, un portrait émouvant et un hymne à la nature.

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Intermittents du spectacle : ouverture des négociations

— Par Amandine Cailhol —

intermittentsSyndicats et employeurs de la profession se sont retrouvés jeudi pour une première réunion sur le sulfureux dossier de l’assurance chômage. Fait inédit, les règles propres à leur régime seront négociées à part. Mais les marges de manœuvre restent limitées.

Syndicats et employeurs de la profession du spectacle se sont retrouvés jeudi matin pour une première réunion concernant l’assurance chômage des intermittents. Les partenaires sociaux ont jusqu’au 1er juillet pour définir ses nouvelles règles, tant pour le régime général que pour celui des intermittents. Le tout sous une contrainte budgétaire forte et dans un contexte social très compliqué. Le point sur ce dossier qui va s’étendre sur les quatre prochains mois.

Comment vont se passer les négociations sur l’intermittence ?

Renouvellement des acteurs, changement de lieu de rendez-vous. C’est sous le signe de la nouveauté que se sont ouvertes, jeudi matin, les négociations sur les nouvelles règles de l’assurance chômage propres aux intermittents. Pour la première fois, la négociation sur les annexes 8 et 10 de la convention Unédic (définissant les règles applicables aux intermittents du spectacle) va se dérouler «à part».

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« Kimbidalé » : le combat contre l’excision en Ethiopie.

25 Février 2016 18h. Médiathèque de Ducos

kimbidale-2Depuis 20 ans, Madina Aidahis et Halima Issé mènent une lutte acharnée pour mettre fin à la pratique de l’excision et de l’infibulation en pays Afar éthiopien.
Chaque jour, elles sillonnent les villages de la région de Gawani pour sensibiliser les habitants aux effets néfastes de ces mutilations. Quelques fillettes sont sauvées grâce à leurs actions sur le terrain. Mais pour les animatrices de l’association Gamissa, c’est encore insuffisant.
A partir de 2005, leur combat prend une dimension internationale. Soutenues, accompagnées par le mouvement féministe français Femmes Solidaires, Madina et Halima réussissent à sauver plus de 850 petites filles et ainsi à faire reculer une tradition vieille de 27 siècles.

A travers ces deux héroïnes, « Kimbidalé » retrace une lutte solidaire menée simultanément en Ethiopie et en France. Ce film, optimiste, prend le parti de montrer la volonté, le courage, la solidarité et l’espoir de ces femmes qui ont fait des mutilations génitales féminines, le combat de et pour leur vie.

Ecrit et réalisé par Emmanuelle Labeau

Durée du film : 51 minutes

Lire: Ces femmes qui se battent contre l’excision

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 L’Union des Femmes de la Martinique et Femmes Solidaires
ont le plaisir de vous inviter aux projections-débats gratuites du film Kimbidalé
en présence de la réalisatrice Emmanuelle Labeau
 

Vendredi 19 Février 2016 à 19h

à La Salle Kaz à Vents au Tropique Atrium de Fort-de-France
 
et

Jeudi 25 Février 2016 à 18H

à la Médiathèque de Ducos

 

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L’Ours d’or 2016 à un documentaire sur les réfugiés à Lampedusa, « Fuocoammare »

berlinale-2016La Berlinale est un festival de cinéma traditionnellement très immergé dans l’actualité politique et la défense des droits de l’Homme. L’an dernier, l’Ours d’or était revenu à « Taxi Téhéran » du cinéaste dissident iranien Jafar Panahi, tourné clandestinement en Iran.

Le Festival de cinéma de Berlin a décerné samedi son Ours d’or à un documentaire sur les réfugiés à Lampedusa, « Fuocoammare« , envoyant un message politique au moment où l’Europe cherche coûte que coûte à réduire l’afflux des migrants.
Ce documentaire italien (« Feu en mer », en français) relate le sort des réfugiés qui débarquent en provenance des côtes d’Afrique du Nord sur l’île italienne de Lampedusa. Brut, sans voix off ni commentaires, « Fuocoammare » raconte en parallèle le quotidien des habitants -en particulier celui d’un jeune garçon, Samuele- et celui de ces milliers de migrants qui y arrivent en bateau dans des conditions catastrophiques et dont beaucoup perdent la vie. « En ce moment, toutes mes pensées vont à tous les gens qui ne sont jamais arrivés à Lampedusa pendant ce voyage de l’espoir » qu’ils avaient entamé, a déclaré le réalisateur, Gianfranco Rosi, après avoir reçu son prix, qu’il a dédié aux « gens de Lampedusa ».

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Cyclones : Le poids des mots, le choc des images »

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

Samedi 27 février 2016 au T.A.C.

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Une femme s’apprête à subir un cyclone annoncé. Retranchée dans sa bicoque, calfeutrée à grands renforts de planches et de clous, elle attend sous une table se réconfortant comme elle peut à l’aide de rhum. C’est alors qu’une jeune étrangère lui demande asile.

Lire aussi : Trop c’est trop! par R. Sabra

Un simple coup d’œil suffit à identifier cette œuvre qui s’annonce très clairement comme un thriller théâtrale, où tous les ingrédients du genre sont réunis : des séquences d’action comme filmées au ralenti, une situation dangereuse et menaçante, une atmosphère sombre et sinistre, une utilisation d’un suspense sous contrôle où les personnages changent brutalement de comportement ; ils deviennent tout d’un coup agressifs et irritables, ou complètement lugubres et amorphes. Frileux s’abstenir, car du frisson il y en a aura au programme, pour tenir le spectateur en haleine, la tension monte par degrés, tandis que l’intrigue avance jusqu’au climax⋅ Leyna est enfermée dans son secret sa culpabilité, sa maison est son refuge et sa prison, l’ultime rempart contre la folie qui la guette, contre cet Autre , ce monde qui la juge et la condamne⋅On sent qu’à tout instant la raison de l’une ou de l’autre peut basculer. 

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De « L’orchidée violée » à « Quatre heures du matin »

— Par Roland Sabra —

Durant mon enfance, mon père était
mon héros.
Il cultivait mon innocence à être
unique et différente en ce monde.
J’étais son orchidée, mais un jour, il
m’a regardé avec les yeux des
autres.

Je ne le remettrai pas, à la Nation
mon fils et je ne m’en remettrai pas
à elle non plus.
Il dort aujourd’hui.
Il dort si calmement, que j’en oublie
presque, qu’à son réveil, il voudra
encore me frapper.
Peut m’ importe la raison de ses
coups, je n’ai plus mal, seule mon âme
est meurtrie et blessée.
Il voudra encore me posséder, me
souiller … Pourquoi ais-je encore peur
de le dire ? De me violer.
(p.57)
L’Orchidée Violée, Bernard Lagier

 

Entre hystérisation d’un texte, vécu comme un corps étranger qu’il faudrait expulser et lecture sans affect d’un bottin téléphonique il existe une voie étroite celle sur scène d’une présence désincarnée qui suppose chez le comédien avant tout une présence à soi-même. Avant le verbe et le geste il y a le silence et l’immobilité. De cet effacement de l’ego comédien il naît une possibilité de corps- miroir sur lequel chaque spectateur lira, entendra et fera l’expérience sensible de la découverte du texte.

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« L’Orchidée violée » – « 4 heures du matin »

— Par Selim Lander —

Des « petites formes », i.e. des pièces brèves interprétées par un(e) seul(e) comédien(ne), une seule représentation à l’Atrium et quelques-unes « hors les murs », telle est la formule imaginée par Hassane Kouyaté pour multiplier l’offre de théâtre. L’idée est bonne, incontestablement, tout en correspondant à ce que l’on peut attendre d’une « scène nationale ». Deux pièces étaient au programme de la première soirée de ce genre. Nous avions déjà eu, naguère, un avant-goût de l’Orchidée violée de Bernard Lagier grâce à une mise en espace. Le texte était porté alors par Amel Aïdoudi. C’est, cette fois, Astrid Mercier qui relève le défi. Deux interprétations aussi différentes que le feu et la glace.

L’Orchidée violée est d’abord un superbe texte, le monologue d’une jeune mère qui a été violentée par son père et qui l’est désormais par son fils de quinze ans. «  À son réveil, il voudra encore me frapper, me violer ». « J’ai dû naître un jour sans étoiles et sans soleil… Ma vie : le néant, mon fils. Tout est déjà dit ».

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Festival des petites formes : lectures et représentation

Samedi 20 février 18h Tropiques-Atrium

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L’homme qui plantait des arbres

de Jean Giono

Avec Pascal Durozier

Samedi 20 février 20h – Case à Vent

De Jean Giono, par Pascal Durozier. Ce grand classique des textes écologistes raconte l’aventure tranquille d’un berger solitaire.
Au cours de l’une de ses promenades en Haute-Provence, Jean Giono a un jour rencontré ce personnage extraordinaire qui plantait des arbres, des milliers d’arbres… Au fil des ans, le vieil homme a réalisé son rêve : la lande aride et désolée est devenue une terre pleine de vie… Une histoire simple et généreuse, un portrait émouvant et un hymne à la nature.

L’homme qui plantait des arbres v1 from Steve Murez on Vimeo. Voir la vidéo du spectacle ci-dessous.

Lectures

En partenariat avec ETC Caraïbe

Le Patron

D’Alfred Alexandre (Martinique)

Alfred Alexandre est né en 1970 à Fort-de-France. Il suit des études de philosophie à Paris pour revenir en Martinique comme professeur de philosophie et chargé de cours à l’université des Antilles et de la Guyane.

Révélé en 2005 par
Bord de canal, qui reçoit en 2006 le Prix des Amériques insulaires et de la Guyane, il écrit en 2007 sa première pièce de théâtre,
La Nuit caribéenne, qui est saluée par Etc_Caraïbe et jouée.

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« L’Oeil du doc »

Mardi 23 février, à 18h45, la BU 

oeil_du_docRencontre-projection avec trois réalisatrices présentes en Martinique pour plusieurs semaines dans le cadre d’une série d’ateliers de sensibilisation au documentaire menés auprès de collégiens, lycéens et de jeunes suivis par la PJJ. Dénommée « L’Oeil du doc », cette opération se propose d’ouvrir l’oeil des jeunes au documentaire.

Chloé Glotin, Véronique Kanor et Claude Bagoë exposent leur démarche avec la force d’un manifeste. « Nous vivons dans une société dominée par l’image. Impossible de faire et de dire le monde sans elle. Pourtant nous n’avons jamais été aussi pauvres d’esprit que depuis que nous sommes pleins aux as d’images ! Certaines sont justes et nécessaires. Beaucoup sont toxiques et rendent ababa (…) ! Cette surabondance a créé du vide. C’est dans cette béance que s’inscrit la démarche de l’œil du doc. Nos ateliers proposent au jeune d’apprendre non seulement à décoder une image mais également à la fabriquer pour que, en passant de consommateur à acteur, il devienne, demain, un citoyen actif et concerné par le monde dans lequel il évolue ».

Au-delà du focus sur l’Oeil du doc proprement dit, la rencontre sera l’occasion d’un échange plus vaste autour du parcours et du travail de création des trois documentaristes, et de leur manière de se saisir de cet art visuel particulier – ce fameux « cinéma du réel » – comme moyen et lieu d’expression, d’engagement, de mémoire.

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L’Orchidée Violée / 4 heures du matin

Vendredi 19 février 2016, 20 h Tropiques-Atrium

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Quelque part dans une cité populaire une femme est seule, enfermée dans son appartement face à un miroir. Une question se pose à elle, en ce jour du quinzième anniversaire de son fils : doit-elle tuer ce fils qui est responsable des maltraitances qu’elle subit après avoir été la cause d’un passé plein de souffrances ? Doit-elle le livrer à la mère patrie ? Quels liens unissent la mère de famille et la mère patrie dans cette détresse ?
Ce texte est un voyage dans l’inconscient et le conscient, dans la souffrance d’une femme qui a bien les contours d’un pays en questionnement.

Lire la critique de la précédente mise en scène faite par José Exélis :

« L’orchidée violée »: tout est à faire 

par Roland Sabra.

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Une femme iranienne

Lundi 22 février 2016 à Madiana 19h30 en VO

une_femme_iranienneFilm de Negar Azarbayjani – 1h42 – 2015

Synopsis

Bien que Rana soit une femme traditionnelle, elle est forcée de conduire un taxi pour rembourser la dette qui empêche son mari de sortir de prison. Par chance, elle rencontre Adineh, en attente d’un passeport pour quitter le pays et ainsi échapper à un mariage forcé.

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Culturebox – France Télévisions
par Jacky Bornet
Une œuvre forte et inattendue, nouvelle démonstration de l’audace d’un cinéma iranien en constante mutation.

Ouest France
par Pierre Fornerod
Un propos virulent contre les interdits de la condition féminine.

L’Express
par Sandra Benedetti
Un espoir fou, peut être candide, traverse ce premier film sensible et culotté. Réalisé par une femme, bravade ultime en Iran.

Le Monde
par Noémie Luciani
Croisant les regards sans préjugés ni manichéisme, ce premier long-métrage un peu banal sur la forme réussit son portrait ambitieux d’un Iran tiraillé.

Le Journal du Dimanche
par Alexis Campion
Mené tambour battant entre parlotes et coup de démarreur, traits d’humour et rebondissements, ce film écrit au cordeau et magistralement interprété reflète avec adresse l’incroyable vitalité de citoyens sous surveillance, acculés au mensonge, à la fuite…voire aux transmutations les plus inattendues.

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Festival des petites formes

Du 19 au 27 février 2016

festival_petites_formesUn nouveau rendez-vous théâtral de Tropiques Atrium Scène nationale !

Spectacles à Tropiques Atrium, en communes – Ateliers – Lectures…

La présence de Philippe Caubère, acteur majeur de la scène française !

Avec le soutien de la SACD

Présentation

Pour sa première saison, Tropiques Atrium Scène nationale créée le Festival des petites formes organisé du 19 au 27 février à Fort-de-France et dans plusieurs communes du territoire martiniquais.

Inscrit au cœur d’un trimestre placé sous le signe des écritures contemporaines, Tropiques Atrium a souhaité faire de ce festival un temps fort de sa programmation théâtrale et le lieu de découverte de ce format artistique offrant non seulement une souplesse particulièrement adaptée au contexte territorial et social martiniquais mais également une proximité précieuse entre artistes et spectateurs.

Cette première édition mettra l’accent sur les monologues, les Seul en scène, sur les cheminements qui conduisent des questionnements intimes aux problématiques sociétales. Créations, diffusion hors-les-murs dans plusieurs communes et auprès des publics empêchés, résidence d’auteur, ateliers d’écriture en milieu scolaire, lectures, masterclasses rythmeront le festival afin de toucher une diversité de publics et de nourrir le goût du théâtre.

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Nahid

Madiana : jeudi 25  février 2016 à 19h30

nahidFilm d’Ida Panahandeh – 1h44 – 2015
Synopsis
Nahid, jeune divorcée, vit seule avec son fils de 10 ans dans une petite ville au bord de la mer Caspienne. Selon la tradition iranienne, la garde de l’enfant revient au père mais ce dernier a accepté de la céder à son ex femme à condition qu’elle ne se remarie pas. La rencontre de Nahid avec un nouvel homme qui l’aime passionnément et veut l’épouser va bouleverser sa vie de femme et de mère.

 ***

Dans “Nahid”, présenté à Cannes à Un Certain regard, la cinéaste iranienne fait le portrait d’une femme qui lutte pour sa liberté. Ses maîtres, ses inspirations, son parcours, ses envies… questionnaire premier film.

C’est l’effet Cannes, un état de fatigue et d’hypersensibilité maximale qui met tous les festivaliers sans dessus dessous : à la neuvième minute d’un entretien qui en dure une vingtaine, la cinéaste iranienne Ida Panahandeh, 36 ans, a tout à coup la voix qui se brise en évoquant son père, disparu alors qu’elle avait huit ans, que sa mère lui a toujours décrit « comme un homme très talentueux ayant emporté ses talents avec lui… » La traductrice verse une larme.

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Le grand gâchis des politiques culturelles

Six ministres de la Culture en dix ans ! Peut-on faire subir aux arts, aux artistes et à notre patrimoine pire avanie ? L’ex-ministre Jean-Jacques Aillagon s’inquiète.

— Par Jean-Jacques Aillagon —

ministres_cultureLa République française consomme ses ministres de la Culture comme Henri VIII consommait ses épouses. Rien qu’au cours de la dernière décennie, ce sont six personnalités qui auront franchi le seuil de la Rue de Valois, dont trois pour le seul quinquennat, pas encore achevé, de François Hollande. Quelle volatilité ! Quelle fragilité ! Peut-être, aussi, quelle désinvolture à l’égard d’une fonction que la République, toutes tendances confondues, fait mine de révérer mais tient, de fait, en médiocre estime, comme si elle n’était, dans le fond, qu’un élément un peu obligé du décor politique. S’est-on interrogé sérieusement sur la possibilité de mettre en œuvre, dans de telles conditions, une véritable politique culturelle alors que celle-ci, comme toutes les politiques publiques, a besoin de perspectives et de temps pour atteindre de véritables résultats. Cela signifie-t-il que l’on n’attend plus rien d’effectif de ce ministère, sinon d’être une sorte de ministère des Relations publiques culturelles, un ministère pour cultiver de bonnes relations avec le « monde de la culture » dont on aime la compagnie et redoute les colères, un ministère pour préparer les comités de soutien des élections suivantes ?

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Le Président

Mardi 23 février à Madiana 19h30 en VO

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Synopsis
Le Président et sa famille dirigent leur pays d’une main de fer, profitant d’une vie luxueuse pendant que ses sujets vivent dans la misère.Du jour au lendemain, un violent coup d’état met fin à cette dictature et le Président devient l’homme le plus recherché du pays. Avec son petit-fils de 5 ans, il tente alors de rejoindre la mer où un navire les attend pour les mettre hors de danger. Grimés en musiciens de rue, ils se retrouvent confrontés à la souffrance et à la haine que le Président a suscité…

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20 Minutes
par Caroline Vié
Un message d’espoir qu’on garde en tête en quittant cette œuvre généreuse.
Libération
par Guillaume Tion
Inspirée des printemps arabes, une fable drolatique de l’Iranien Mohsen Makhmalbaf qui en dit plus sur la survie en milieu hostile que sur l’aspiration d’un peuple à la liberté.

aVoir-aLire.com
par Ardrien Lozachmeur
(…) le film séduit par la pertinence des ses idées politiques et par certaines situations burlesques et poétiques qui le font sortir de son cadre théorique.

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