Catégorie : Arts de la scène

La Maison Rouge : Lagrimante

Le 30 septembre 2016 à 19 h

lagrimante-2La Maison Rouge : Maison des Arts à le plaisir de vous présenter le vendredi 30 septembre 2016 à 19h la pièce « LAGRIMANTE ».

Le Groupe Experimental de Danse Contemporaine, dans le cadre de sa politique d’ouverture, accueille à la Maison Rouge : Maison des Arts le chorégraphe colombien John FANDIÑO de la compagnie Kalusdanza. Il présentera la pièce chorégraphique
« Lagrimante » coécrite avec la chorégraphe martiniquaise Christiane EMMANUEL et interprétée par Ricardo MIRANDA, Fabrice VAILLANT aka « Flexx »et John FANDIÑO.

Cet événement se déroulera le vendredi 30 septembre 2016 à 19h à La Maison Rouge : Maison des Arts au 1 Rue Amédée Knight – Quartier Terres Sainville – 97200 Fort-de-France.

La conférence étant gratuite et les places limitées, la réservation est obligatoire par mail : lamaisonrouge97200@gmail.com au plus tard le vendredi 30 septembre à 12h00

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La femme du rappeur Rohff porte plainte pour violences conjugales

—Par Laure Parny avec Denis Courtine —

rohff-1« Des coups de pied, des coups de poing au visage, des gifles, les cheveux tirés, les menaces de mort, les insultes qui pleuvent ». La situation décrite aux policiers du commissariat de Saint-Maur (Val-de-Marne) fait froid dans le dos. Ce lundi, ils ont entendu la femme du rappeur Rohff, venue porter plainte pour des violences conjugales. L’artiste de 38 ans, actuellement sous contrôle judiciaire pour d’autres faits de violences, devrait être convoqué au commissariat pour s’expliquer. Il a de son côté déposé une main courante contre sa femme quand il a su qu’elle allait porter plainte.

Ce dimanche, c’est une voisine, choquée par les cris et les coups qu’elle entendait, qui est intervenue dans l’appartement de Saint-Maur pour mettre fin à la scène de violence. Nadia, mariée religieusement avec Rohff, se serait fait frapper par son mari devant leur petit garçon de 5 ans. Et selon elle, il ne s’agissait pas de la première fois. « Je suis tombée des nues quand elle m’a raconté qu’elle subit ça depuis plus de cinq ans, se désole l’une des meilleures amies de la victime.

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Imany, l’intensité du chant, la beauté d’une infinie dignité

— Par Fara C. —

imany_the-wrong_kind_of-warAvec l’album The Wrong Kind of War, la chanteuse, ex-mannequin, tresse des odes à la résistanceet des hymnes à l’amour d’une tendresse lucide. En tournée et bientôt à l’Olympia.

Ce n’est pas un conte de fées que nous allons narrer. Mais l’histoire d’un cœur battant, l’odyssée d’une combattante qui imprime à la beauté une infinie dignité. Née dans une famille nombreuse, Imany a été élevée avec rigueur et amour. « N’oublie pas que tu devras travailler plus dur que la plupart de tes congénères », lui répétait son père, né français, d’origine comorienne, qui savait de quoi il parlait. Comme lui, Imany s’est vu renvoyer à la figure la couleur de sa peau. À l’exemple du papa, dont la conscience politique a été pour elle une leçon de vie, la jeune femme n’a jamais baissé les bras. Le surnom swahili qu’elle s’est choisi, Imany, peut se traduire par espoir…

Ambassadrice de l’association ENDOmind, qui milite pour la reconnaissance de l’endométriose, elle donne vraiment de l’espoir aux femmes qui souffrent de cette maladie dont les conséquences peuvent s’avérer dévastatrices.

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Le film à voir ce soir: Philomena

philomenaFRANCE 3/20H55 – inspiré d’une histoire vraie, le film de Stephen Frears, porté par Judi Dench (Skyfall, Indian Palace), est une œuvre poignante, agrémentée de subtiles touches d’humour et d’une belle réflexion sur la société.

Synopsis

Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver.
Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.

Avec l’aide du journaliste, campé par Steve Coogan -également producteur et scénariste du film-, cette femme d’âge mûr va tout mettre en œuvre pour retrouver son fils, âgé de 50 ans, vendu par des religieuses à une riche famille américaine quand il avait 3 ans.

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Rêve et Folie : Claude Régy à l’apogée de son art

— Par Roland Sabra —

 reve__folie_claude_regy« Je ressens, je crois, avec beaucoup de force, le désir d’un théâtre qui n’en serait plus un... »1 . Le travail de déconstruction du théâtre tel qu’on le connaît en Occident entrepris par le Maître est arrivé à son terme. Il dit, à 93 ans, que c’est sa dernière mise-en scène. Mais au delà même du théâtre qu’il « essaie d’entraîner […] dans une zone qui se situerait au delà du monde visible, du monde évident, du monde qu’on nomme réel »2 la grande affaire de Claude Régy est celle du sens, de la conception métaphysique du sens, de l’indicible, de l’insaisissable, de l’au-delà du texte. « Le mot dans sa paresse cherche en vain à saisir au vol / L’insaisissable que l’on touche dans le sombre silence / Aux frontières ultimes de notre esprit. » Harold Pinter, Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Edward Bond, Peter Handke, Botho Strauss, Maurice Maeterlinck, Gregory Motton, David Harrower, Sarah Kane , la liste est longue des écrivains qui ont «  conditionné toute sa vie. »

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Victoria

— Par Guy Gabriel —

A Madiana :

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VICTORIA de Justine Triet ; avec Virginie Efira, Vincent Lacoste, Melvil Poupaud, Laurent Poitrenaux

Victoria Pick , avocate pénaliste, plutôt brillante est en plein vide sentimental ; le hasard l’amène à rencontrer, lors d’un mariage, son ami Vincent et Sam, un ancien dealer qu’elle a eu l’occasion de défendre et sortir d’affaire. Très rapidement, elle va se retrouver au coeur d’un imbroglio judiciaire et sentimental auquel elle devra bien faire face.

Justine Triet nous fait entrer dans l’univers incroyable d’une mère de famille (mère de deux jumelles) socialement à l’aise, belle, intelligente, avocate pénaliste de haut niveau ; univers incroyable, car sur le plan personnel, c’est plutôt la cata ;elle va tenter, vaille que vaille, de se débrouiller pour élever, seule, ses enfants, étant donné qu’elle est séparée de leur père ; situation qu’elle aura de plus en plus de mal à maîtriser, même si l’arrivée, inopinée dans sa vie d’un ex-client(ex-dealer), semble pouvoir l’aider à démêler l’écheveau que devenue sa vie.

Le film de Justine Triet pose un regard intelligent sur les dégâts psychologique de la société sur les individus, apparemment, les plus intouchables ; pour cela elle utilise, avec une remarquable efficacité les ressorts de la comédie romantique, matinée de drame personnel, tout cela avec un humour souvent décalé.

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Le Dernier Testament

— Par Michèle Bigot —

le_dernier_testamentM.E.S. et adaptation Mélanie Laurent

Théâtre du Gymnase, Marseille, création le 20/09/2016

Après une carrière cinématographique bien remplie, comme actrice et réalisatrice (rappelons le tout récent Demain qui est encore sur nos écrans), Mélanie Laurent arrive au théâtre avec l’adaptation et la mise en scène d’un roman de James Frey intitulé Le Dernier testament de Ben Zion Avrohom. Ce texte évoque la venue d’un nouveau Messie dans le New-York d’aujourd’hui, du nom de Ben. A l’instar de celui de Galilée, il doit faire face à toutes les formes de la misère humaine, et le XXIè siècle offre une large palette de possibilités : violence, racisme, solitude, chômage, drogue, cynisme généralisé, large territoire, propice aux miracles !

Lui aussi est juif, issu d’une famille orthodoxe convertie à l’évangélisme. Lui aussi aura à lutter contre le fanatisme et le dogmatisme de ces nouveaux pharisiens. Il a du pain sur la planche ! Un homme seul, fort de sa seule humanité face à la misère des corps et des cœurs !

On aura compris ce qui a attiré Mélanie Laurent dans ce texte, pour lequel elle avoue sa fascination.

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CIAM 2016 : « Les jours [et nuits] du cirque »

—Par Selim Lander —

circo-ripopoloPour la quatrième année consécutive le Centre International des Arts en Mouvement, basé à Aix-en-Provence, organise un festival du « nouveau cirque » qui réunit des circassiens souvent prestigieux. Ci-dessous un bref aperçu de cinq de leurs spectacles.

Circo Ripopolo : A Rovescio

Où est passé Carlito?

Gabriele et Jiancarlo sont deux employés de cirque. Pendant la représentation, ils sont chargés de changer les accessoires, nettoyer la piste, etc. Entre deux numéros, n’ayant rien de particulier à faire,  ils s’affairent à leur manière. Leurs spectateurs sont installés dans l’arène qu’ils ont posée derrière un minuscule chapiteau censé représenter le « vrai cirque ». Spectateurs ou voyeurs ? La réussite de ce spectacle est là tout entière : ces deux clowns d’un nouveau genre ont l’air tellement fatigués, tellement peu présents à ce qui se passe en dehors de leur petit monde, leurs « numéros » sont tellement dérisoires qu’ils parviennent par moment à nous faire oublier leur qualité d’artistes authentiques. Sous l’appellation « nouveau cirque » se cache beaucoup de choses différentes. Ici, on pourrait parler de cirque « contemporain », au sens du « n’importe-quoi et du presque-rien » que l’historien de l’art Jean Clair donne à « l’art contemporain ».

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La diversité au casting des écoles de cinéma

— Par Clarisse Fabre —
cinefabriqueDepuis un an, la CinéFabrique accueille à Lyon des élèves de tous horizons, sociaux ou géographiques. Une mixité qui tranche avec la Fémis, sa cousine parisienne

Vous n’allez pas nous faire le coup de l’école black-blanc-beur ? «  Axelle, Coline, Augustin et Loïc laissent leur caméra quelques instants. Plantent gentiment leurs yeux dans les nôtres. L’un d’eux est noir, les trois autres sont blancs. Ils sont avant tout français et veulent devenir chefs opérateurs. Ils font partie de la toute première promotion 2015 de la CinéFabrique, une nouvelle école publique de cinéma ouverte à Lyon il y a un an et dirigée par le cinéaste Claude Mouriéras, 62 ans. -Coline prend la parole :  » On est un peu échaudés par un précédent article, illustré avec une photo de Playmobil de la diversité : un Noir, un Blanc, un Indien… « , grince-t-elle, ce mardi 20  septembre, dans la lumière du matin.

D’où vient Coline, qui ressemble à Lou Doillon, version cheveux courts et Doc -Martens ?  » J’ai une licence de sciences politiques à Lyon-II.

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Le dépeupleur

— Par Michèle Bigot —
le_depeupleur

Pour Serge Merlin, ce n’est pas une première : il a déjà interprété ce texte de Beckett en 1978 dans le off d’Avignon, avec Pierre Tabard, puis avec Alain Françon à l’Odéon. C’est toujours avec A. Françon qu’il revient sur scène hanter cet endroit impossible, ce « cylindre surbaissé ayant cinquante mètres de pourtour et seize de haut pour l’harmonie. Séjour où les corps vont cherchant chacun son dépeupleur. Assez vaste pour permettre de chercher en vain. Assez restreint pour que toute fuite soit vaine.»
Un petit peuple d’esclaves chercheurs arpentent sa base, circulent en rond, se cachent dans des niches et aspirent à rejoindre une sortie. Mais il n’y en a que deux, la première se dérobe au fond d’une niche mystérieuse et ne débouche que sur le néant, la seconde est au faîte du toit, mais totalement inaccessible. Un peu comme notre bas monde dont les deux seules issues seraient l’enfer hypochtonien ou le paradis de l’azur.
La mise en scène restitue l’angoisse engendrée par ce microcosme clos peuplé de captifs : une maquette creusée dans le sol reproduit à l’échelle cet univers carcéral, des petits sujets en bois y figurent les humains dans leur dérisoire activité, les cordes, les échelles, tout y est pour évoquer ce peuple de fourmis cherchant à sauver sa peau, et à échapper au « dépeupleur ».

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Des corps rebelles à la biennale de la danse

— Par Julie Briand —

biennale_danse-lyon_2016La 17e édition de la manifestation se déroule à Lyon et dans la région Rhône-Alpes jusqu’au 30 septembre. Une édition libre et engagée, à la croisée des danses savantes et populaires.

La Biennale de la danse entre dans sa dix-septième année avec la fougue de la jeunesse. Les élèves du Centre national de danse contemporaine d’Angers ont ouvert cette édition avec un « grand remix » de la mythique Messe pour le temps présent, de Maurice Béjart. Le chorégraphe Hervé Robbe et le compositeur Pierre Henry (88 ans !) ont travaillé main dans la main à cette recréation. De la cour d’Honneur du palais des Papes en 1967 à l’immense hall du musée des Confluences en 2016, la Messe a gardé toute sa subversive modernité. Après la fameuse séquence des jerks, Hervé Robbe a imaginé une variation chorégraphique sur les rituels contemporains. Les danses circulaires de Béjart ont laissé place à la solitude frénétique des rave-parties. Portrait en creux d’une génération où les forces sont toujours vives, mais atomisées. Parallèlement au spectacle, le musée propose de se replonger dans l’histoire de la danse contemporaine avec l’exposition « Corps rebelles », à voir jusqu’en mars 2017.

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Ça ira (1) Fin de Louis : 1789 comme au premier jour !

— Par Roland Sabra —

ca_irai_fin_de_louisELLE est constitutive de notre imaginaire collectif. ELLE est là tapie au fond de nos mémoires, silencieuse quand tout va bien, faisant retour insistante et omniprésente dans les périodes de crises. ELLE a donné au théâtre quelques uns de ses plus beaux monuments : au 19ème siècle Georg Büchner (1813-1837) nous fit don de « La mort de Danton », au 20è siècle le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine nous offrit 1789, en ce début de 21 ème Joël Pommerat nous gratifie de Ça ira (1) fin de Louis. ELLE va advenir d’une crise financière (1787) à laquelle s’ajoute un sur-endettement de l’État proche de la faillite. ELLE, la Révolution, française par son lieu de naissance, universelle par son interrogation centrale autour de la démocratie est encombrée de représentations, de figures qui prennent le pas sur ce qu’elles ont aujourd’hui encore à nous dire et nous empêchent ainsi de les entendre. C’est sans doute pourquoi Joël Pommerat dans le travail collectif d’écriture et d’improvisation anonymise les personnages à l’exception de Louis XVI et de Marie-Antoinette respectivement dénommés Louis et la reine.

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Antoine et Cléopâtre

— Par Michèle Bigot —
antoine__cleopatreTiago Rodrigues, teatro nacional D. Maria II
14/09-8/10
Avec Sofia Dias et Vitor Roriz
Nouveau directeur artistique du Théâtre National Dona Maria II à Lisbonne, Tiago Rodrigues est acteur, dramaturge, metteur en scène et producteur. Auteur, il écrit des scénarios, de la poésie et des chansons. Au théâtre, on le voit dans les créations du collectif belge tg STAN. En 2003, il fonde la compagnie Mundo Perfeito avec Magda Bizarro et est remarqué pour son approche nouvelle de la dramaturgie. Tiago Rodrigues a également monté les textes d’une génération émergente d’auteurs portugais.
Antoine et Cléopâtre, sa dernière création a été présentée au festival d’Avignon 2016, au théâtre Benoît XII. Quoique le motif soit puisé chez Plutarque, dont Shakespeare réalise la première adaptation pour la scène, suivi de Mankiewicz pour le cinéma, T. Rodrigues en propose une création originale, dont le texte ne rappelle Shakespeare que de loin et par bribes. Toute une tradition relatant l’impossible amour des deux héros trouve ici son aboutissement et l’héritage est assumé dans une forme théâtrale novatrice. Mettant à profit la caractère débridé et atypique de la pièce shakespearienne, T.

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Rentrée aixoise : danse, théâtre

— Par Selim Lander —

preljocaj-la-fresque-1Danse : La Fresque d’Angelin Preljocaj

Aix-en-Provence peut remercier les édiles qui ont attiré Angelin Preljocaj dans la ville et ont construit pour lui un port d’attache, le Pavillon Noir, où ses pièces sont mises au point avant d’être créées, comme c’est le cas pour La Fresque, au Grand Théâtre où il fait salle pleine à chaque représentation, non par esprit de clocher de la part des Aixois mais parce que le directeur du Ballet Preljocaj s’affirme d’année en année comme un des quelques très grands chorégraphes de ce temps. Après Retour à Berratham, l’année dernière, une pièce dans laquelle la trame narrative était donnée directement par des récitants, Preljocaj revient dans La Fresque à la forme plus traditionnelle de l’histoire sans parole. L’argument est néanmoins tiré d’un conte chinois (La Peinture murale) et la Chine est présente par quelques détails comme le choix d’une asiatique (Yurié Tsugawa) comme première danseuse ou la coiffure en chignon de son soupirant.

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Mon frère blanc

Au T.O.M. les 16 & 17 septembre 2016 à 20h 30

mon_frere_blancNouvelle création, à la fois drôle et corrosive, où les acteurs s’amusent de leurs différences et des clichés de notre société.
Après des années de complicité en bas de la scène, avant ou après y avoir joué à tour de rôle, Gab et Eric ont enfin décidé d’y monter ensemble, le temps d’un spectacle.
Parfois féroces, souvent tendres, mais toujours drôles, les deux humoristes nous livrent chacun leur point de vue bien particulier sur notre société moderne. Rien ni personne ne sera épargné au cours de cette rencontre explosive entre deux univers diamétralement opposés. Rien. Sauf l’humour.
La rencontre de deux caractères à priori opposés mais en réalité complémentaires.
Entrez donc dans les coulisses de l’exploit…
Nouvelle création, à la fois drôle et corrosive, où les acteurs s’amusent de leurs différences et des clichés de notre société.

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Uzeste: Chyko Jehelmann illumine la Collégiale

— par Robert Latxague —

Assis sur un banc de bois élimé à deux pas du confessionnal Lubat, yeux étonnés autant que gourmands, ne quitte pas du regard les mains du pianiste martiniquais qui fait danser ses longs locks grisonnant sous les assauts de rythmes fous innervant tout son corps. Sous la voûte gothique, Chyko rastaman inénarrable, brûle d’un feu sacré.

Chyko Jehelmann

Comment rendre compte d’un tel phénomène ? Comment imaginer, notifier, comprendre (?) qu’un musicien de cette qualité, de ce niveau demeure strictement inconnu? Comment réaliser l’ignorance totale du mundillo du jazz jusqu’ici envers un improvisateur de cette envergure? Chyko Jehelmann, pianiste, est né, a toujours vécu en Martinique. Jusqu’à ce jour il ne s’était produit qu’à une seule reprise en « métropole », concert solo dans le cadre des Musiques Métisses du Festival d’Angoulême en 1982. L’occasion pour Christian Mousset, Directeur Musical en ces temps, alerté par un article paru dans Libération, d’enregistrer le pianiste foyalais sur le label In and Out. Et rideau depuis, de ce côté ci de l’Atlantique. Chyko Jehelmann introduit la pyrotechnie sous la nef de la Collégiale d’Uzeste.

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Théâtre Aimé Césaire : programme 2016-2017

— Par Michèle Césaire —
tac_progra_16-17Le théâtre Aimé Césaire de Fort-de-France vit intensément, c’est un lieu de débats, de confrontations, de renouvellement artistique, un épicentre où s’épanouissent les idées créatrices.
Après avoir proposé au public des cycles d’auteurs, les thématiques choisies ont été ces deux dernières saisons la résistance et la liberté d’expression.
Il est vrai que la fonction du théâtre dans notre salle est de participer au débat sociétal et de redonner une place humaine à l’individu.
C’est donc tout naturellement que le fil conducteur, le vecteur de pensée de cette saison 2016-2017 sera la condition féminine.
Il y a peu de reconnaissance dans notre société pour les femmes qui y occupent cependant une place prépondérante et participent activement à toutes les luttes.
Nous saluerons lors de cette nouvelle saison :

• La Femme forcée mais révoltée et imprévisible.
• La Femme éducatrice.
• La Femme déesse, accoucheuse de vérités.
• La Femme vengeresse.

Le public découvrira d’octobre 2016 à juin 2017, 9 spectacles hormis la rencontre Théâtre Amateur du mois de mai :

• Noces de sang : une tragédie populaire d’après un fait divers réel où la femme est au centre du drame, une pièce dans laquelle le verbe de Garcia Lorca et sa force poétique sont à leur sommet.

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Candide, l’africain

15 octobre Tropiques-Atrium

candide_africain-2Il y avait au Faso dans la cour de sa majesté toukguili de Gongonbiligongoni un jeune garçon nommé Candide…

Les mêmes causes produisent les mêmes effets : son amour pour Cunégonde lui vaut d’être renvoyé du beau palais … il quitte l’Afrique et poursuit un voyage initiatique sur plusieurs continents.
L’adaptation très drôle prend une couleur africaine avec six comédiens, danseurs et musiciens qui servent magnifiquement le texte de Voltaire.
Spectacle choisi au Burkina pour la semaine de la Francophonie

« si le spectacle vivant veut dire quelque chose… enfin en voilà » l’Observateur Paalga
« Le mot culture a ici sa signification car il veut dire échange » P. Imbert
« je kiffe trop Voltère mdame, c’était un black ? » élève de 2ème lycée C. Lebois
« Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles … car enfin, si Candide

n’avait pas été chassé de son pays à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de Mlle Cunégonde,
n’avait pas été recruté par l’armée…….
n’avait pas subi le tremblement de terre…….

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Baâda, le malade imaginaire

6 octobre Tropiques-Atrium

baada_malade_imaginaireUn simple fauteuil pour tout décor dans cette adaptation fidèle où le comique garde toute sa place… juste le jeu de 7 comédiens-danseurs-musiciens du Burkina Faso et les instruments africains pour donner le rythme des intermèdes voulus par Molière. M. Purgon est féticheur, Argan et Toinette un couple surprise, et tous les personnages sont des notables de la société africaine…

Cette comédie universelle, montée à Ouagadougou, contribue à la marche contre crédulité, obscurantisme et charlatans.

« … public enthousiasmé, dans le théâtre bondé de l’Institut Français » « Fabuleux spectacle. Au-delà de la farce…des thèmes profonds! » Lassané Ouedraogo – L’Obs. Dim.

Soutiens : Ministre culture Burkina , région Rhône Alpes, Institut Fançais Ouagadougou, ligue enseignement 42

Une adaptation du malade imaginaire de Molière pour une comédie « africaine »

La création de la pièce a eu lieu à Ouagadougou. Nous nous sommes nourri de ce que nous avons voulu faire cohabiter avec le texte de Molière : la chaleur torride d’un mois de mars 2013 – les enfants de l’école voisine de notre cour qui regardent la répétition sitôt la sortie de l’école, la chaise du boutiquier du coin qui servira de modèle à notre décor.

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Archie Shepp à John Coltrane, cri du free et braises du blues

—- Par Fara C. —

jazz_lavillette_2016Pour le festival Jazz à la Villette, l’incandescente création en hommage à Coltrane, par l’astre Shepp, célèbre la mémoire et le chant-souffle visionnaire de Trane. Une colère plus que jamais nécessaire.

Le 10 août 1964 au soir, John Coltrane, saxophoniste et compositeur déjà reconnu comme un phare du jazz en mouvement, apprend que son protégé, Archie Shepp, enregistre enfin pour Impulse ! Il s’habille rapidement et débarque au studio sans avoir pris le temps d’enfiler ses chaussettes. C’est lui qui avait demandé cette session au boss du label Impulse !, Bob Thiele, resté jusque-là sourd aux appels du jeune Archie. Une autre figure de la culture afro-américaine a du flair et surtout de l’oreille. C’est l’écrivain LeRoi Jones, qui deviendra plus tard Amiri Baraka. Dans le texte du livret qu’il rédige alors, en 1964, pour Four For Trane, qui s’imposera comme un 33 tours emblématique d’Archie Shepp, il écrit : « Avant tout, Archie Shepp s’est très rapidement élevé, selon moi, au premier rang des saxophonistes ténors post-Trane. »
Archie Shepp gravera une bonne douzaine d’albums pour Impulse !

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Un été 2016, sur la route des festivals

— par Janine Bailly —

JVilarGPhilippeSur notre route, il y eut tout d’abord Avignon l’incontournable, son Festival In tout empreint de gravité pour nous parler de notre histoire et de notre humanité, en une programmation éclectique qui fit la part belle aux pièces données en langues originales sur-titrées. Aux nombreux articles déjà parus sur le présent site, je n’ajouterai que notre émerveillement à retrouver la Carrière Boulbon, lieu magique où, à la belle étoile, s’égrenèrent, dans la douceur de la nuit provençale, les cinq heures du Karamazov de Jean Bellorini. Du roman, traité en tragédie, le metteur en scène a choisi de mettre en lumière les questions essentielles qui hantent l’œuvre de Dostoïevski. Sur des rails circulent des cages de verre qui sont le lieu d’affrontements familiaux, et qui donnent à cette adaptation la dimension d’un huis-clos enflammé et cruel.

Mais Avignon, c’est aussi le Festival Off ; la ville enguirlandée d’affiches plus ou moins jolies, porteuses de titres plus ou moins heureux ; les prospectus que l’on vous brandit à chaque détour du chemin, jouets du mistral quand il se lève ; la litanie en vogue, censée allécher le client, et qui oscille entre « c’est hilarant, réjouissant », « c’est original et poétique », ou encore « venez, vous verrez, je fais tous les rôles », tant il est vrai que dans cette jungle aux centaines de troupes chacun est arrivé bardé d’un espoir un peu fou.

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L’Îlet aux sorcières, des contes pour petits et grands

– par Janine Bailly –

luneQu’elle fut belle, cette dernière après-midi de vacances, quand avant de reprendre, un peu nostalgique, le chemin de l’école, on a pu rêver encore et voguer dans l’imaginaire sous la houlette de Jean l’Océan ! Comme un sursis accordé, comme un dernier voyage immobile au pays des arbres et des sorcières, qui hantent les nuits noires et les forêts profondes.

C’est à la mairie de Sainte-Luce qu’en ce mercredi nous étions conviés au spectacle de la Compagnie Car’Avan, dans le cadre des animations rendues possibles par les subventions de la Direction des Affaires Culturelles (représentée ce jour par Madame Anny Désiré). Les plus petits, assis par terre au devant de la salle, les plus grands sagement disposés sur les chaises, ont fait un public attentif aux contes originaux fleurant bon l’enfance, dans ses joies, ses bonheurs et ses peines, dans ses peurs ancestrales aussi. Et si quelques bambins, trop jeunes peut-être pour une écoute tranquille, ont quelque peu déstabilisé le début de la représentation, la douce autorité, le savoir-dire et le charisme du conteur ont su faire jouer la magie de l’instant.

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Manmay Lakou A Manmay Matinik

Vendredi 26 Août 2016, 19h30 au Gros-Morne

an_lakou_a_2016Il fait beau …..Il fait Bon….. Poursuivons cet esprit de « Bon Vivant » an LAKOU A
Ce vendredi 26 Août 2016 pour La Soirée Concert an LAKOU A à partir de 19 h 30
Deux grands de notre île Max Cilla et Kolo Barst vous restitueront le fruit de leur rencontre lors
d’un dîner spectacle an LAKOU A
* Une découverte pour certains * Un plaisir pour les initiés
Laissez-vous envoûter par l’ambiance musicale traditionnelle et vous pourrez même danser sur
cette formation acoustique
Réservation obligatoire au 0696 17 34 74
LIEU : LAKOU A – Chemin La Borélie – Quartier Bois Lézard – 97213 – Gros Morne 0696 173 474 –
anlakoua@gmail.com »

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Mais qui es-tu donc doudou dis moi ?

Le dorlis de ces dames vu par José Alpha —

le_dorlis_de_ces_damesAlors que les festivaliers autant d’Avignon que de Fort de France déambulent avec ravissements entre les salles équipées et les spectacles donnés dans les rues ou sur la savane foyalaise, une petite troupe de comédiens arrachés à la torpeur insulaire par le 45eme Festival de la capitale de la Martinique, donnent à voir une comédie populaire désopilante dans les centres culturels de la périphérie de Fort de France : le Dorlis de ces dames.

Le dramaturge metteur en scène Jocelyn Régina entouré de ses compères Thierry Adèle, Giovanny Ventura et Nestor Mijéré ont convoqué ce personnage culturel des croyances et légendes des Antilles, singulièrement de la Martinique, qui « terroriserait » encore la gent féminine voire même les hommes les plus virils. Hé oui ! Mais cela est une autre affaire si on considère que certains fantasmes féminins se rapprochent davantage du mythe de la naissance des peuples amérindiens de la Caraibe dont le serpent-phallus se glisse dans le sexe de la jeune vierge accroupie dans l’eau courante de la rivière pour l’ensemencer , que du mystère de la possession sexuelle de la jeune vierge Marie par le Saint Esprit.

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