Catégorie : Arts de la scène

« Dao », un film d’Alina Gomis

 📅 Lundi 1er juin 🕕 19h | 📍 Madiana
Par Alain Gomis | Avec Katy Correa, D’Johé Kouadio, Samir Guesm | 29 avril 2026 en salle | 3h 12min | Drame

Synopsis
Tout public
Aujourd’hui Gloria marie sa fille en banlieue parisienne. Il y a peu, en Guinée Bissau, elle assistait à la cérémonie qui consacre son père décédé en ancêtre. D’une cérémonie à l’autre, entre passé et présent, vie et mort, réalité et fiction, Gloria se réconcilie avec son histoire, trouve sa place et connaît un moment de paix.

La presse en parle :

Cahiers du Cinéma par Vincent Malausa
On ressort des trois heures cinq de Dao dans un état second, un peu sonné, tant les scènes de réunion, de danse ou de rituels du nouveau film d’Alain Gomis filent et défilent à la manière d’un vaste souffle emportant tout sur son passage.

Libération par Luc Chessel
Comment décrire un tel film, un tel flot, un tel flow ? Il faudrait se laisser porter, bercer, emporter par « Dao » du grand Alain Gomis, plutôt que de le traduire en mots.

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Nouvelles séances ajoutées pour le film « WHO » en Martinique

Le film WHO, premier long-métrage du réalisateur Wil Aime, sortira en salles le 29 mai 2026 dans plusieurs territoires francophones. En Martinique, plusieurs projections affichent déjà complet, ce qui a conduit les exploitants à ajouter deux séances supplémentaires pour le vendredi 29 mai 2026.

Les nouvelles projections programmées sont les suivantes :

  • Madiana — vendredi 29 mai 2026 à 22h30
  • Toiles du Sud Cinéma — vendredi 29 mai 2026 à 21h30

Le film est présenté comme un thriller psychologique d’une durée de 2h10. L’intrigue suit des personnages confrontés à des choix déterminants dans un contexte où chaque décision peut avoir des conséquences irréversibles. Le récit aborde notamment les thèmes de la tension psychologique, des dilemmes moraux et des limites humaines face à des situations extrêmes.

Synopsis :
Dans un monde où le temps est compté et les décisions lourdes de conséquences, les personnages évoluent dans une mécanique où chaque erreur peut être fatale. Entre tension psychologique, dilemmes moraux et quête de vérité, WHO explore les réactions humaines dans des situations extrêmes.

La bande-annonce officielle est disponible ci-dessous.

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Le rire contre la guerre : “Lysistrata” au Théâtre Aimé Césaire

Jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 mai à 19h30 au T.A.C. FdF

— Par Hélène Lemoine —

Près de vingt-cinq siècles après sa création, Lysistrata n’a rien perdu de sa puissance comique ni de son étonnante modernité. La célèbre pièce d’Aristophane sera présentée au T.A.C. – Théâtre Aimé Césaire dans une mise en scène de Julie Mauduech, les jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 mai à 19h30. Une occasion rare de redécouvrir l’un des textes les plus audacieux du théâtre antique, entre satire politique, comédie populaire et réflexion sur le pouvoir.

Écrite en 411 avant J.-C., en pleine guerre du Péloponnèse qui oppose Athènes à Sparte depuis de longues années, Lysistrata naît dans un climat de crise et d’épuisement collectif. Athènes traverse alors une période de tensions politiques, de défaites militaires et de désillusion. C’est dans ce contexte qu’Aristophane imagine une intrigue aussi extravagante qu’efficace : fatiguées de voir leurs maris partir au combat et la cité s’enfoncer dans le chaos, les femmes de Grèce décident de se révolter.

À leur tête, Lysistrata, figure aussi brillante qu’insoumise.

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« Everything Everywhere All at Once », un film de Daniel Scheinert, Daniel Kwan

Jeudi 28 mai à 19h, aux Pitons du Carbet : le film le plus récompensé de tous les temps
Avec Michelle Yeoh, Ke Huy Quan, Stephanie Hsu, James Hong, Jamie Lee Curtis, Jenny Slate et Harry Shum Jr
31 août 2022 en salle | 2h 19min | Action, Comédie, Drame, Arts Martiaux, Science Fiction
Synopsis :
Evelyn Wang est à bout : elle ne comprend plus sa famille, son travail et croule sous les impôts… Soudain, elle se retrouve plongée dans le multivers, des mondes parallèles où elle explore toutes les vies qu’elle aurait pu mener. Face à des forces obscures, elle seule peut sauver le monde mais aussi préserver la chose la plus précieuse : sa famille.

Le film est remarqué pour son originalité, sa réalisation et son jeu d’acteur. C’est aussi par la représentation de réflexions philosophiques telles que l’existentialisme, le nihilisme et l’absurde et par l’analyse des thèmes communs que sont la dépression, l’identité et le choix que le film se démarque. Véritable « comédie familiale engloutie dans un blockbuster hypnotique » selon Le Monde, le film rapporte lors de sa sortie 112 millions de dollars, devenant le premier film A24 à franchir la barre des cent millions.

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« À voix basse », un film de Leyla Bouzid

Mercredi 27 mai – 19h | Jeudi 28 mai – 14h | Mercredi 3 juin – 19h | Madiana

Synopsis :
De retour en Tunisie pour les funérailles de son oncle, Lilia retrouve une famille qui ignore tout de sa vie à Paris. Déterminée à éclaircir le mystère de cette mort soudaine, Lilia se retrouve confrontée aux secrets d’une maison où cohabitent trois générations de femmes.
Par Leyla Bouzid | Avec Eya Bouteraa, Hiam Abbass, Marion Barbeau
22 avril 2026 en salle | 1h 53min | Drame
La presse en parle :

Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Une œuvre une nouvelle fois vibrante et délicate.

Bande à part par Olivier Pélisson
Leyla Bouzid retrouve sa Tunisie originelle pour son puissant troisième long-métrage. L’occasion de tendre à son pays un miroir profond sur le tabou de l’homosexualité et l’acceptation collective, à travers le portrait de trois générations de femmes, et d’un homme, filmé en creux.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Avec le même soin et la même compassion que Hafsia Kerzi avec La Petite Dernière, Leyla Bouzid explore avec finesse la condition de femme lesbienne confrontée à la culture musulmane la plus conservatrice.

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“Autofiction” : l’élégie crépusculaire de Pedro Almodóvar

Madiana : en VOst, Mardi 26 à 16h

Autofiction (Amarga Navidad) est une comédie dramatique espagnole réalisée par Pedro Almodóvar et sortie en 2026.
Après sa sortie en Espagne, le film a été présenté en compétition lors du festival de Cannes 2026.
Synopsis
Après le décès de sa mère en décembre, Elsa, réalisatrice de publicités, se réfugie dans le travail pour surmonter son deuil. Lorsqu’une crise d’angoisse l’oblige à faire une pause, elle décide de partir à Lanzarote avec son amie Patricia pendant le long week-end de la fête de la Constitution de 2004, tandis que son petit ami (Bonifacio, strip-teaseur et pompier) reste à Madrid. Pour se remettre à l’écriture créative, elle s’inspire des malheurs personnels de ses amis proches. Dans une trame temporelle se déroulant en 2025, l’intrigue explore la manière dont le cinéaste Raúl écrit un scénario qui s’avère être l’histoire d’Elsa, l’alter ego de Raúl. Raúl se plonge dans l’autofiction pour surmonter sa panne d’inspiration, et s’inspire de sa propre vie, de son petit ami Santi et de son assistante Mónica

*****

“Autofiction” : chef-d’œuvre introspectif ou cinéma en roue libre ?

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« Anatomie d’une chute » de Justine Triet

Dimanche 17 mai 21h10 sur France 2 | ★★★★ |

Par Justine Triet, Arthur Harari
Avec Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner
Palme d’Or du Festival de Cannes 2023
2h 30min / Policier, Drame, Thriller, Judiciaire

Synopsis :
Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute : suicide ou homicide ? Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple.

La presse en parle :

20 Minutes par Caroline Vié
Mais Anatomie d’une chute vaut mieux que la polémique et toutes les réactions qui ont suivi. Car c’est tout simplement un grand film.

BIBA par Samuel Loutaty
Une Palme d’or magistralement filmée et interprétée.

Bande à part par Olivier Bombarda
Un film parfaitement réussi et maîtrisé.

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Violences sexuelles : le monde culturel sommé d’agir

— Par Sarha Fauré —

À l’heure où les projecteurs du Festival de Cannes illuminent une nouvelle fois le cinéma mondial, un autre débat s’impose avec force dans les coulisses du monde culturel : celui des violences sexistes et sexuelles longtemps tues, minimisées ou dissimulées derrière le prestige des œuvres et la protection des figures d’autorité. Dix ans après l’onde de choc provoquée par #MeToo, deux députés français, Sandrine Rousseau et Erwan Balanant, entendent désormais inscrire cette lutte dans le droit à travers une ambitieuse proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale.

Le texte, composé de dix-neuf articles, se veut une réponse concrète aux révélations accumulées ces dernières années dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode ou encore de la publicité. Derrière les scandales médiatisés et les témoignages d’actrices ou d’artistes connus, les parlementaires dénoncent surtout un système profondément ancré, où les mécanismes de domination et de silence continuent de protéger les agresseurs tandis que les victimes voient leurs carrières fragilisées, voire détruites.

Cette initiative législative s’appuie sur les travaux d’une commission d’enquête parlementaire menée en 2025 après les accusations portées par l’actrice Judith Godrèche contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon.

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« Pour le plaisir », un film de Reem Kherici

Madiana
Par Reem Kherici, Gari Kikoïne | Avec Alexandra Lamy, François Cluzet, Mitty Hazanavicius
Comédie | 1h 29min | 6 mai 2026 en salle | 1h 29min |
Synopsis :
Et si on vous racontait l’invention du siècle ? Un couple, une vérité qui explose. Fanny et Tom sont mariés et heureux depuis 20 ans. Mais un jour un secret éclate : Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble, ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple. Jusqu’où iront-ils ? Loin, très loin.

La presse en parle :
20 Minutes par Caroline Vié
Reem Kherici s’est librement inspirée d’une histoire vraie autour d’un duo de stars complices.

Diverto par La Rédaction
Entre histoire d’amour et d’humour, une belle comédie sur le couple, mais aussi porteuse de messages essentiels.

Elle par La Rédaction
On rit beaucoup devant le nouveau film de Reem Kherici, sorte d’objet cinématographique non identifié puisque, en plus d’être un plaidoyer pour le plaisir féminin, il constitue le – presque – biopic du couple allemand qui a inventé le célèbre sextoy Womanizer.

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« Olubakaka » : mémoire vive et conscience en éveil

Vendredi 15 mai | 19h30| La Paillote| Les Anses d’Arlet

Portée par le collectif Zomatchi et mise en scène par Kocou Yemadje, la création théâtrale Olubakaka, inspirée de Wôlôguèdè, la chaîne incarcérée de Flavien Zountchémin, s’impose comme une œuvre à la fois poignante et profondément engagée. Soutenue par la section Atlantique Ouest de l’Association des professeurs de français du Bénin, qui a su mobiliser un large public scolaire, cette représentation a rassemblé apprenants et enseignants autour d’une expérience artistique d’une rare intensité.

Dans la lignée des réflexions d’Ariane Mnouchkine, qui voit dans le théâtre le reflet des tragédies collectives, Olubakaka fait surgir sur scène une mémoire douloureuse, celle de la traite négrière et de ses séquelles persistantes. Le personnage éponyme, survivant tourmenté, condamné à errer entre le monde des vivants et celui des ancêtres, incarne une conscience blessée, incapable de trouver l’apaisement. À travers cette figure, la pièce donne chair à une histoire enfouie, mais jamais éteinte.

La mise en scène, d’une grande force symbolique, rejoint la pensée d’Arthur Adamov en faisant du plateau un espace de rencontre entre visible et invisible.

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Miriam Makeba : musique et engagement

🎬 🎥 📽️ Mama Africa : Miriam Makeba, un film de Mika Kaurismäki

🗓️ Mercredi 13 mai à 18h00 |
📍 Ducos – Cantine Centrale

📍 Le Diamant – Hôtel de Ville
🗓️ Vendredi 15 mai à 18h30

📍 Le Lorrain – Maison de la Culture
🗓️ Mercredi 20 mai à 19h30

📍 Saint-Pierre – Théâtre
🗓️ Samedi 23 mai à 20h00

— Par Sabrina Solar —

Mama Africa est un documentaire réalisé par Mika Kaurismäki, consacré à la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba. Le film retrace son parcours artistique et personnel sur plusieurs décennies, en s’appuyant sur des images d’archives, des extraits de concerts et des témoignages de proches, de collaborateurs et de musiciens.

Née en 1932 à Johannesburg, Miriam Makeba grandit dans un contexte marqué par des difficultés économiques et par la mise en place progressive du régime d’apartheid en Afrique du Sud. Elle commence à chanter au début des années 1950, notamment avec les Cuban Brothers puis au sein des Manhattan Brothers, où elle acquiert une première reconnaissance. Sa participation au film Come Back, Africa, qui dénonce les conditions de vie sous l’apartheid, entraîne des conséquences immédiates : en 1959, alors qu’elle se trouve à l’étranger, les autorités sud-africaines lui interdisent de rentrer dans son pays.

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« Enchaînés », un série, créée par Alain Moreau et réalisée par Laure de Butler

Mercredi 13 mai sur France 2 et en replay |  ★★★★★ |

Enchaînés est une fresque historique ambitieuse qui s’inscrit dans un mouvement encore rare dans la fiction française : celui qui consiste à regarder en face l’histoire de l’esclavage colonial dans les territoires français d’outre-mer. Créée par Alain Moreau et réalisée par Laure de Butler, la série est diffusée en 2026 sur France.tv, sur France 2 ainsi que sur la chaîne belge RTBF La Trois. Produite par Tetra Media Fiction, elle compte six épisodes de 52 minutes.

La série se déroule en 1806 sur l’île Bourbon, ancien nom de La Réunion sous l’Empire napoléonien. À travers le destin d’une plantation de café dirigée par le colon Charles Bellevue, interprété par Olivier Gourmet, Enchaînés plonge le spectateur dans la violence quotidienne du système esclavagiste français. Après le passage d’un cyclone dévastateur qui ruine en partie l’exploitation, les tensions s’exacerbent : les maîtres tentent de préserver leur pouvoir tandis que les esclaves redoutent d’être vendus et séparés de leurs proches.

Au cœur du récit se trouve Isaac, incarné par Enzo Rose, jeune esclave né du viol de sa mère Célestine par Charles Bellevue.

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Festival Ciné-Communes : programme de la 2ème édition

Du 6 au 23 mai en communes en Martinique

Pour sa seconde édition, le festival Ciné Communes, initié par l’association Protea, poursuit une ambition forte : créer un dialogue vivant entre le cinéma et la mémoire. Baptisée « Ciné Mémoires », cette nouvelle programmation invite à explorer les récits qui construisent notre héritage commun et éclairent notre réalité contemporaine.

À travers une sélection engagée, deux grandes thématiques se dessinent. La première met à l’honneur des documentaires consacrés à des figures marquantes de la littérature martiniquaise, qu’elles soient célèbres ou plus discrètes, comme Loïc Léry, Joseph Zobel ou encore Mayotte Capécia. Leurs parcours et leurs œuvres offrent un regard précieux sur les dimensions sociales, culturelles et humaines du territoire. La seconde thématique propose une réflexion autour de l’esclavage et du colonialisme, à travers des films puissants tels que « Solitude, une figure de la liberté », « Mary Prince, récit autobiographique d’une esclave antillaise » ou « Le Sucre, pour la douceur et pour le pire », qui interrogent les traces laissées par ces systèmes et leurs échos dans le monde actuel.

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Reprise du « Déparleur » par Olivier Pendriez

Le 15 mai à Fort-de-France ; le 16 mai à Saint-Pierre ; le 8 juin à Trinité.

Dans ce monologue poignant un personnage marginalisé, un clochard revient sur sa vie marquée par la misère familiale, la violence, l’amour interdit, les rêves brisés, l’alcoolisme et la désillusion sociale.

Chaque scène traite d’un thème particulier, récit d’un épisode vécu ou considérations plus générales (l’alcool, les trafics de drogue, la démocratie, la révolution, la médecine, etc.), tous sujets à propos desquels le personnage raconte et se raconte, nourri par l’expérience et quelques lectures.

“Déparler”, c’est faire venir au jour les choses qu’en secret on taisait au profond de soi.

Lire les articles de Madinin’Art consacrés au « Déparleur »

Le déparleur a naufragé sa vie et pourtant il résiste, sa barque échouée sur un bout de trottoir. Il résiste et se souvient. Il déroule le fil de son existence, qu’importe, prétend-il, si nul ne s’arrête, si nul ne lui répond, si tous passent leur chemin. Ainsi que l’a formulé Édouard Glissant, « le déparleur ne s’attend pas à ce que les autres l’écoutent : il parle à la volée.

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« Harriet Tubman – Passeuse de l’ombre » ou l’impossible représentation

Dans un dispositif scénique d’une grande sobriété, presque ascétique, une figure vêtue de blanc se détache dans un espace structuré par de hautes barres verticales, comme autant de lignes de fuite ou de barreaux symboliques. Dès les premiers instants, le rapport frontal est posé : « Je préfère rester debout pour bien voir vos visages ». Cette déclaration, à la fois simple et chargée de sens, inscrit la représentation dans une adresse directe au public. Ici, il ne s’agit pas seulement de raconter une histoire, mais de convoquer une présence, d’instaurer une vigilance partagée.

Cette frontalité engage immédiatement le spectacle dans une tension qui le traverse de part en part : comment représenter l’esclavage sans en réduire la violence à une narration explicative ou à une simple commémoration ? c’est peut-être là que se loge la difficulté la plus profonde de la pièce — se manifeste une impression persistante de balancement, presque d’hésitation structurelle, entre deux mouvements contradictoires.

D’un côté, l’œuvre semble engagée dans une tentative de symbolisation d’un réel historique : l’esclavage. Or ce réel excède constamment les cadres discursifs censés permettre de le penser.

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« Harriet Tubman – Passeuse de l’ombre », texte Penda Diouf, m.e.s. François Ebouélé

Mercredi 6 mai à 19h30 | Jeudi 7 mai à 9h30 | Tropiques-Atrium
Harriet Tubman, une héroïne afro-américaine trop longtemps restée dans l’ombre.

Née esclave dans le Maryland, au sud des États-Unis, Harriet Tubman parvient à s’échapper une nuit grâce à une intelligence vive et une ténacité hors du commun. Elle rejoint le Nord abolitionniste et s’installe en Pennsylvanie. Mais loin de se contenter de sa liberté, elle retourne à de nombreuses reprises dans le Sud pour libérer sa famille et des centaines d’autres esclaves, au péril de sa vie.

Lorsque éclate la guerre de Sécession, elle s’engage auprès des forces de l’Union. D’abord cuisinière, elle devient rapidement éclaireuse, espionne et infirmière. Son courage et ses compétences la conduisent à entrer dans l’histoire : elle est la première femme à diriger une expédition militaire, menant une opération audacieuse à bord de trois bateaux à vapeur qui permet de libérer, en une seule nuit, 750 esclaves en Caroline du Sud.

À la fin de la guerre en 1865, l’esclavage est aboli, mais laisse place à un régime ségrégationniste durable. Harriet Tubman poursuit alors son combat en se consacrant à la défense des droits des femmes et à la lutte contre le racisme systémique.

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Lettre ouverte à la ministre de la Culture pour le maintien des aides au spectacle vivant

Sur l’initiative de plusieurs organisations professionnelles et de personnalités du monde de la culture, des centaines de personnes demandent le maintien des aides au spectacle victimes de la politique austéritaire du gouvernement.

Madame la Ministre,

Nous sommes des professionnels du théâtre et du spectacle vivant. Chaque jour, nous faisons vivre la culture sur l’ensemble des territoires, dans de grandes comme de petites salles, partout avec la même exigence artistique. Chaque jour, nous sommes au contact de toutes les populations, sans distinction d’âge ni de milieu social. À la campagne comme en ville, dans les festivals comme sur l’ensemble des territoires, nous avons la chance d’offrir à nos publics une diversité de création unique.

Mais à quelques semaines du début du festival d’Avignon, nous sommes contraint·es de sonner l’alerte quant aux baisses drastiques qu’a subi le fonds d’aide à l’emploi pérenne, le FONPEPS, si indispensable pour nos secteurs.

Une fois de plus, ce sont les artistes qui vont particulièrement pâtir de la situation. Nous nous alarmons particulièrement, Madame la Ministre, de la fragilisation du dispositif de soutien à l’emploi du plateau artistique pour les salles de petite jauge (APAJ) qui a été réduit de moitié par un décret pris le 30 décembre dernier en catimini, sans aucune concertation.

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Kannari ! Ou « Moun isi, la suite… « , une comédie d’Hervé Deluge

Mercredi 6 mai 2026 – 15h et 20h – Grand Carbet Parc Aimé Césaire – FDF

— Par Rodolf Étienne —

(Reprise d’un article publié le 13/11/24)

Un Vendredi sur deux chez la famille Mounici, la coutume veut que l’on mange tous ensemble. Manman, ses fils, sa fille et ses belles filles. Ce vendredi est particulier car la famille va recevoir quelques invités. Hautement professionnel pour Louis Philippe, familial pour Lyas. Trois invités étrangers au reste de la famille… Une soirée toute en tensions, attisée par la petite dernière, Léonie qui se veut rebelle et non conventionnelle. Madame Mounisi « poto mitan de la famille » risque d’avoir bien du mal à passer une soirée ou tout devient « mutation » au sein de cette famille martiniquaise. Voilà pour un aperçu de l’histoire. Hervé Deluge, le metteur-en-scène explique que c’est « le succès fulgurant du spectacle « Moun Isi », variation créole tiré de la pièce de théâtre de Bacri-Jaoui « un air de famille » qui a vu huit représentations à guichet fermé à La salle Marcé de Saint Joseph, et deux au grand Carbet du Parc floral Aimée Césaire, à Fort-de-France, soit plus de 3 000 spectateurs en un mois, l’accueil de ce spectacle et la reconnaissance du public qui le soutient, tant pour la distribution que pour les auteurs », qui lui ont donné l’envie, comme une continuité demandée par la troupe et par le public, de créer un deuxième volet de l’histoire de cette famille.

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🎬 « Muganga, celui qui soigne »🎥 Film de Marie-Hélène Roux

📅Dimanche 3 mai ⏰ 18h 📍 Paillote du bourg, Les Ansesd’Arlet

Avec : Isaach De Bankolé | Vincent Macaigne | Manon Bresch | Babetida Sadjo | Déborah Lukumuena | France, Belgique – 2023 – 1h45 | Drame
📖 Synopsis :
Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la Paix, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Sa rencontre avec le chirurgien belge Guy Cadière redonnera un souffle nouveau à son engagement.

La presse en parle : 🙂 👿 
Le Figaro par Olivier Delcroix
Un film coup de poing.

Positif par Jean-Jacques Manzanera
Une aventure humaine bouleversante.

20 Minutes par Caroline Vié
Isaach de Bankolé est éblouissant dans la peau du Prix Nobel de la Paix Denis Mukwege dans ce film passionnant récompensé à Angoulême.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Thibault Liessi
Éprouvant mais nécessaire.

Femme Actuelle par La Rédaction
Dès la première scène, le film prend à la gorge pour ne plus nous lâcher.

Franceinfo Culture par Laurence Houot
Le film rend hommage au courage du docteur Mukwege et des femmes qu’il soigne, qu’il répare, jour après jour, année après année, dans l’espoir qu’un jour cesse enfin dans son pays ce qu’il appelle la « guerre sur le corps des femmes ».

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« Juste une illusion », un film d’Olivier Nakache & Eric Toledano

Lundi 1er mai à 1915 & 21h45 à  Madiana et jusqu’au 7 mai
Avec : Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin |Comédie dramatique | 1h 56min
Synopsis
Tout public
Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”
La presse en parle :
Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
L’une des meilleures comédies françaises de ces dernières années, et sans doute la plus accomplie de la filmographie des deux cinéastes amis.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet
Toledano et Nakache y ont glissé une large part d’autobiographie, et cela se sent : le film a du vécu.

Le Parisien par Catherine Balle
Le long-métrage raconte aussi, avec une infinie tendresse et beaucoup d’humour, les montagnes russes, la fougue et les vertiges de l’adolescence.

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« In the Mood for Love », un film de Wong Kar-Wai

Jeudi 30 avril à 19h Médiathèque des Pitons du Nord Le Carbet ★★★★★

Avec Tony Leung Chiu Wai, Maggie Cheung, Rebecca Pan
Nationalités Français, Hong-Kongais

Synopsis :

20 ans après, redécouvrez au cinéma le film romantique ultime, dans une copie restaurée 4K exceptionnelle… Hong Kong, 1962. Mme Chan loue une chambre chez Mme Suen. Le même jour et sur le même palier, s’installe M. Chow. Leurs conjoints sont souvent absents. Un jour, M. Chow et Mme Chan découvrent que leurs époux sont amants. Blessés, ils se fréquentent alors de plus en plus et développent eux aussi une liaison…

La presse en parle :

Madinin’Art par R.S. :
A voir et à revoir sans cesse : un chef d’œuvre absolu

Aden par Philippe Piazzo
L’histoire d’un frisson à l’écoute d’une mélodie. Une sensation très physique d’être perdu en terrain connu. Un instant d’éternité.

Chronic’art.com par Grégoire Bénabent
(…) derrière cette variation sur le thème éternel du rendez-vous manqué se cache un mélo aux allures expérimentales dont la construction abstraite et sophistiquée n’est pas -bien au contraire- ennemie des larmes.

L’Humanité par Jean Roy
Sublimement, Wong Kar-Wai brasse le meilleur du cinéma mondial, européen comme d’Extrême-Orient, renonçant aux expérimentations formelles de ses derniers titres pour retrouver le classicisme charnel de ses débuts.

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« Michael Jackson, l’envers d’une légende », un documentaire de Sophie Fuller (58mn x3)

Disponible jusqu’au 23/11/2026 

De l’enfant prodige à l’icône mondiale, cette série inédite en 3 épisodes explore le génie, les controverses et les tragédies qui ont façonné la légende de Michael Jackson. Diffusée à l’occasion de la sortie cinéma du très attendue biopic qui lui est consacré, elle offre un éclairage inédit sur le parcours hors norme du Roi de la pop.

Episode 1 : L’enfant prodige
Disponible jusqu’au 23/11/2026
Cet épisode retrace l’ascension de Michael Jackson, de l’enfant prodige à l’icône mondiale, grâce aux témoignages de ses proches, dont celui de sa sœur La Toya. Des Jackson Five à ses débuts en solo, on découvre une enfance sous pression, marquée par l’autorité de son père Joseph Jackson et les premières fêlures derrière l’image parfaite. The Wiz marque un tournant : Michael s’émancipe, rencontre Quincy Jones et enregistre Off the Wall. Mais le succès fragilise encore les liens familiaux et le pousse à chercher refuge auprès des Témoins de Jéhovah. Avec Thriller, il devient une superstar mondiale, mais la célébrité l’isole. Après l’accident du tournage Pepsi, ses proches décrivent un artiste de plus en plus solitaire, obsédé par son image et rattrapé par les rumeurs.

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« L’Avare » de Clément Poirée, un grand moment de théâtre

La peste soit de l’avarice et des avaricieux

— Par Selim Lander —

Le public de Fort-de-France qui avait rempli la grande salle de l’Atrium vendredi 24 avril n’a pas été déçu. Il y a longtemps, en effet, que l’on n’avait pas eu l’occasion d’assister ici à un mise en scène aussi moderne, dans un décor a priori déroutant mais qui en l’occurrence est dicté par l’intention de départ de cette mise en scène : ajouter un prologue qui joue avec l’idée d’avarice, en demandant au public d’apporter des oripeaux, des papiers de diverses sortes pour aider Harpagon à vêtir sa famille et sa domesticité, lesquelles, comme de juste, se présentent en « petite tenue » au début de la pièce, pendant que des couturiers/couturières s’activent à confectionner les costumes dans des cages grillagées. Des cages qui peuvent avoir d’autres usages et qui se déplacent pour composer autrement le décor. Les murs du plateau sont entièrement nus, pas le moindre pendrillon, une grande table poussée à jardin porte diverses boissons et victuailles permettant aux comédiens qui en éprouveraient le besoin de se restaurer au cours de cette représentation qui s’étire sur trois heures d’horloge.

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« Sur les pas de Victor Hugo » : fragments d’une vie et d’une œuvre

Sur les pas de Victor Hugo
De Estelle Andrea
Mise en scène : Estelle Andrea, Magali Paliès
Avec : Estelle Andrea, Oscar Clark, Julien Clément, Magali Paliès

Ce samedi 25 avril la salle du Théâtre Aimé Césaire  à Fort-de-France, qui était bien remplie, a réservé un accueil chaleureux et mérité à la Cie Coïncidences Vocales pour son retour en Martinique. Après avoir été  Sur les pas de Léonard de Vinci, elle est cette fois-ci sur  ceux de Victor Hugo.

Le spectacle s’ouvre sur une série de citations projetées qui introduisent la pensée et l’œuvre de Victor Hugo, avant de situer le contexte historique. L’action prend place après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, événement qui contraint l’écrivain à l’exil en raison de ses prises de position politiques. Après un passage par Jersey, Hugo s’installe à Guernesey en 1855, point de départ du récit proposé sur scène.

À son arrivée sur l’île, Hugo est confronté à une difficulté concrète : la disparition de la malle contenant ses manuscrits. Cette attente devient un fil dramatique, tant ces documents représentent l’essentiel de son travail en cours, notamment les premières pages de ce qui deviendra Les Misérables.

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« Mwa Siléma Lakarayib « 

Jusqu’au 20 mai de 13h30 à 17h30 | Faculté Jean Bernabé

La Faculté Jean Bernabé vous invite à découvrir le 🎬, un cycle de projections, gratuit et ouvert à tous, consacré aux cinémas de la Caraïbe et de l’océan Indien.

Organisé avec la participation des étudiants de la licence Créole, ce rendez-vous sera l’occasion de découvrir des œuvres cinématographiques issues de la Caraïbe et de l’océan Indien et d’échanger autour des thématiques abordées.

Tous les mercredis
Du 25 mars au 20 mai 2026

📅Mercredi 29 avril
⏰ 13h30 – 17h30
📍  Salle 10 – Faculté Jean Bernabé

⏰ 13h30
🎬 🎥 📽️ 🎞️Haïti : le profit et rien d’autre
Film documentaire du réalisateur haïtien Raoul Peck, 2001, durée 57
minutes
Synopsis : »Le capital a gagné », affirme ironiquement Raoul Peck au début de son film. Le profit et rien d’autre ! À la fois réalisateur et penseur politique, cet ancien ministre de la culture haïtien livre un essai politique en analysant l’économie et la réalité haïtienne face aux déclarations utopiques du nouvel ordre mondial.

⏰ 15h30
🎬 🎥L’heure de nous-mêmes à sonné
Film documentaire de Chantal Defontaine, 2017, durée 57 minutes Synopsis : documentaire retraçant la formidable et féconde expérience menée par Aimé Césaire à Fort-de-France aux débuts des années 1970.

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