Catégorie : Arts de la scène

« Je suis blanc et je vous merde », texte et m.e.s. de Sœuf Elbadawi

Jeudi 5 mars – 19h30| Tropiques-Atrium

Polar politique à Moroni !
A Moroni, Gaucel aux Comores, un blanc, se fait cueillir à la Rose Noire – une boîte de nuit – par les forces de l’ordre. On l’accuse d’être un espion à la botte de la France. Dans ce pays où les intrigues se tissent au rythme de la rumeur, les nuances de gris achèvent de tout emmêler, derrière les murs sombres du commissariat.
Ils sont six à y tutoyer l’improbable récit d’un coup d’Etat, au lever du jour. Six à rompre avec la routine du colonisé dans toute sa démesure. Mais qui peut dire qui est qui derrière ces figures transfigurées ? Blanc n’est jamais tout à fait blanc. Et la couleur n’est parfois qu’un leurre.

Lire aussi : Soeuf Elbadawi, musique et paroles en partage

Scénographie et costumes : Margot Clavières
Lumières : Matthieu Bassahon
Création son et régie : Maxime Imbert
Conception et construction décor : Benoit Laurent
Régie générale : Corentin Thomasset
Avec : Yaya Mbilé Bitang, Diariétou Keita, Fargass Assande, Dédé Duguet, Sœuf Elbadawi, Philippe Richard

Le texte, disponible aux.

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🎬 « The Mastermind », un film de Kelly Reichardt

Mardi 3 mars – 14h |📍 Madiana

Par Kelly Reichardt | Avec Josh O’Connor, Alana Haim, John Magaro | 4 février 2026 en salle | 1h 50min | Drame, Policier |
Synopsis
Tout public
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.

La presse en parle :

Libération par Camille Nevers
Rien ne sert de courir, on n’arrivera à rien : c’est l’idée générale des films. De quoi pour la cinéaste aller à l’essentiel, suivre la « dérive pure », le but jamais atteint des errances sans destin.

Cahiers du Cinéma par Raphaël Nieuwjaer
Mieux installé, James Blaine Mooney n’est pas le personnage typique des fictions de Kelly Reichardt. Quelque chose en lui résiste pourtant à ce confort. Il a beau avoir la haute silhouette et le visage d’aimable petite souris de Josh O’Connor, il paraît toujours en retrait, dans une légère absence à lui-même et aux autres.

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🎬 « Muganga, celui qui soigne »🎥 Film de Marie-Hélène Roux

📅 Mardi 3 mars ⏰ 18h45 📍 Teyjat Otonom Mawon (T.O.M.) – La Croix Mission – FdF
Avec : Isaach De Bankolé | Vincent Macaigne | Manon Bresch | Babetida Sadjo | Déborah Lukumuena | France, Belgique – 2023 – 1h45 | Drame
📖 Synopsis :
Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la Paix, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Sa rencontre avec le chirurgien belge Guy Cadière redonnera un souffle nouveau à son engagement.

La presse en parle : 🙂 👿 
Le Figaro par Olivier Delcroix
Un film coup de poing.

Positif par Jean-Jacques Manzanera
Une aventure humaine bouleversante.

20 Minutes par Caroline Vié
Isaach de Bankolé est éblouissant dans la peau du Prix Nobel de la Paix Denis Mukwege dans ce film passionnant récompensé à Angoulême.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Thibault Liessi
Éprouvant mais nécessaire.

Femme Actuelle par La Rédaction
Dès la première scène, le film prend à la gorge pour ne plus nous lâcher.

Franceinfo Culture par Laurence Houot
Le film rend hommage au courage du docteur Mukwege et des femmes qu’il soigne, qu’il répare, jour après jour, année après année, dans l’espoir qu’un jour cesse enfin dans son pays ce qu’il appelle la « guerre sur le corps des femmes ».

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🎬 « Orwell 2+2=5″, un film de Raoul Peck

📍 Madiana 📅 Jeudi 5 mars ⏰ 14h

Avec Damian Lewis | Documentaire – Brésil – 2025 – 2h
Synopsis :
1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier et plus important roman, 1984.
ORWELL : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother…
Autant de vérités sociopolitiques qui résonnent aujourd’hui avec une force renouvelée.
La presse en parle :
aVoir-aLire.com par Laurent Cambon
Édifiant et sidérant, ce documentaire du réalisateur I’m Not Your Negro devrait être classé d’utilité publique.

20 Minutes par Caroline Vié
Avec « Orwell : 2 + 2 = 5 », le réalisateur signe une réflexion puissante sur les similitudes entre l’œuvre de l’auteur de « 1984 » et le monde actuel.

Bande à part par Olivier Pélisson
Le cinéaste n’a pas son pareil pour faire résonner hier avec aujourd’hui, dans une démarche ample et ancrée dans l’avenir en marche.

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« Mme Jazze », de et par Abyale, avec Niels Sem

 Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 mars à 19h30 au Théâtre Aimé Césaire ( T.A.C.)

« Mme Jazze » est un spectacle musical conçu et interprété par « Mme Jazze », accompagnée au piano par Niels Sem. Il s’articule autour d’un hommage aux grandes voix féminines du jazz et de ses prolongements — soul, rhythm and blues, gospel — qui ont marqué le XXe siècle par leurs interprétations et par leurs parcours.

Le répertoire convoque des figures majeures comme Billie Holiday, Nina Simone, Aretha Franklin, Tina Turner ou Ella Fitzgerald. D’autres artistes, telles que Joséphine Baker ou Irma Thomas, sont également évoquées au fil du spectacle. Toutes ont en commun d’avoir imposé une voix singulière dans un contexte souvent marqué par les discriminations raciales et sexistes.

La structure du spectacle repose sur l’alternance entre interprétation musicale et récit. Chaque chanson est introduite par un éclairage biographique : épisodes méconnus, engagements artistiques, choix de carrière ou éléments plus personnels. Sans adopter un ton didactique, le spectacle replace les œuvres dans leur contexte historique, notamment celui de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, en arrière-plan de plusieurs trajectoires.

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🎬 « Aucun autre choix », un film de Park Chan-Wook

📅 Mardi 3 mars| Jeudi 5 mars 🕗 19h00📍 Madiana

✍️ Scénario : Park Chan-Wook, Kyoung-mi Lee
🎭 Avec Lee Byung-hun, Son Ye-jin, Park Hee-soon
🎞️ 2026 – 2h19 | Comédie, Drame, Thriller | 🔞 Interdit aux -12 ans | ★★★★ |
🎬 Ceïba 2026

Madinin’Art en parle :

Avec Aucun autre choix, Park Chan-Wook signe son grand retour derrière la caméra et livre une satire sociale féroce, à la fois drôle, grinçante et profondément dérangeante.

You Man-su est un cadre modèle dans une usine de papier. Il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison : une existence confortable, parfaitement ordonnée. Mais lorsque son licenciement brutal vient fissurer cette façade idéale, son univers s’effondre. Incapable d’accepter la perte de son statut social et l’humiliation qu’elle implique, il en vient à une conclusion radicale : pour retrouver sa place, il n’a aucun autre choix que d’éliminer ses concurrents…

Entre comédie noire, thriller et satire sociale, le film explore avec une ironie mordante les ravages de la compétition ultra-libérale, le poids écrasant du travail et la fragilité des identités construites sur la réussite professionnelle.

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 » Le voyage égaré », texte, m.e.s. & jeu : Aurélie Namur

Samedi 7 mars à 19h au Théâtre Boikarré

La compagnie Les Nuits Claires propose Le voyage égaré, une lecture-spectacle immersive suivie d’un débat autour de la thématique du genre.

Une immersion en Amazonie… depuis une table

Assise à sa table, un dictaphone et un verre d’eau à portée de main, l’interprète — également autrice du texte — raconte son voyage halluciné au cœur de l’Amazonie.

Fidèle à un rêve d’enfance, une jeune femme part à la découverte de la jungle et des tribus shuares. Mais confrontée à une nature hostile et à la méfiance d’Indiens qui se sentent menacés par sa présence, l’aventure bascule peu à peu dans le cauchemar.

Pour survivre, elle convoque la pensée de Jean-Jacques Rousseau et engage avec lui un dialogue imaginaire autour de « l’état de nature ».

À travers ce récit à la fois autobiographique et métaphorique, le spectateur s’enfonce dans la jungle. Peu à peu, l’immense forêt semble traverser les murs et envahir l’espace même de la représentation — salle de classe, bibliothèque ou appartement.

Une aventure du XXIᵉ siècle, intime et universelle.

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« Treemonisha » : l’éducation ou l’obéissance ? La parabole ambiguë de Scott Joplin

Créé en 1911 par Scott Joplin, Treemonisha se présente d’emblée comme une fable fondatrice. L’ouvrage s’ouvre sur un clin d’œil transparent au mythe de Moïse : un nourrisson abandonné au pied d’un arbre — arbre de la connaissance autant que symbole d’enracinement — est recueilli par une femme généreuse, Monisha. Parce qu’elle l’a trouvée sous un arbre, l’enfant sera nommée Treemonisha. D’emblée, le destin individuel épouse une dimension allégorique : celle d’une élue appelée à guider les siens.

Élevée au sein d’une communauté soudée, Treemonisha reçoit une éducation exceptionnelle auprès d’une dame blanche qui lui transmet les codes de la « vraie » religion et les vertus de la rationalité occidentale chrétienne. Les croyances issues des cosmogonies africaines pré-esclavagistes sont reléguées au rang de superstitions dont il faudrait se défaire pour accéder à la lumière. Ainsi instruite, elle devient la seule personne éclairée d’un groupe maintenu dans l’ignorance. La hiérarchie du savoir fonde la hiérarchie du pouvoir : l’instruction consacre l’autorité.

On serait tenté de voir dans l’œuvre un hymne progressiste à l’émancipation par l’éducation, rapprochant Treemonisha de l’idéal des Lumières que célébrait un siècle plus tôt Wolfgang Amadeus Mozart dans La Flûte enchantée.

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« Treemonisha », l’événement de la saison à la Martinique

— Par Selim Lander —

Ce samedi 27 février la grande salle de Tropiques Atrium sera comble pour cette unique représentation publique de l’opéra Treemonisha du pianiste et compositeur afro-américain Scott Joplin (1868-1917). Considéré comme l’un des plus importants compositeurs de ragtime. avec Joseph Lamb et James Scott, il s’illustrait aussi dans d’autres genres musicaux, comme dans Treemonisha, premier opéra noir, où le ragtime côtoie aussi bien le gospel que la musique classique.

La générale, le 26 février, a permis de vérifier que l’engouement du public martiniquais pour cette pièce était entièrement justifié, autant pour la musique qui tient parfaitement la route que pour l’interprétation qui fait appel pour une très grande part à des artistes locaux, soit le chœur de Sainte-Thérèse (dirigé par Guilène Bertrand), les danseurs de Christiane Emmanuel et de nombreux solistes. Il faut également mentionner les décors peints (et visiblement conçus avec l’aide d’une IA) d’Alfredo Tosi (qui signe également les costumes et les lumières). La musique instrumentale est interprétée en public, « dans la fosse » ouverte pour la circonstance, par 13 musiciens de l’orchestre de Presbourg (Slovaquie) et Kodo Yamagishi au piano dirigés par Peter Valenkovic.

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« Après le Chaos » tragédie moderne

— Par Selim Lander —

Après Avignon et Paris, la Martinique a la chance d’accueillir cette pièce hors norme, seule en scène d’une intensité tragique, pas seulement une mère qui pleure la mort du fils car l’essentiel de la pièce n’est pas dans cette mort dont on ne saura pas grand-chose ; elle est dans le destin d’une mère accablée comme par les dieux de l’Antiquité auxquelles elle adresserait sa plainte si l’on croyait encore que le fatum est d’essence divine.

Sur la mort du fils on apprend seulement assez vite qu’il a commis un attentat suicide et tué dix-neuf personnes. Pas un mot sur ses motivations (il serait sans doute inconvenant de laisser entendre qu’une religion qui fanatise certains de ses adeptes pourrait avoir une part de responsabilité). La personnalité du fils demeure donc entièrement opaque. On en apprend davantage sur le reste de la famille, les deux autres enfants qui étaient en « colo » au moment du drame et qui, de retour, se révèlent bien moins enfantins que ce que l’on avait imaginé. Comme le mari a sombré dans la dépression à l’annonce du drame, la mère se retrouve donc seule avec elle-même et pleurant, comme on l’a dit, davantage sur elle-même, sur le mauvais sort qui l’accable que le deuil du fils aîné.

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Césars 2026 : le prix du meilleur film est attribué à « L’Attachement »

Meilleure réalisation et meilleur montage pour « Nouvelle Vague »
Meilleur film : L’Attachement.
Meilleure actrice : Léa Drucker (Dossier 137).
Meilleur acteur : Laurent Lafitte (La Femme la plus riche du monde).
Meilleure réalisation : Richard Linklater pour Nouvelle Vague.
Meilleur montage : Catherine Schwartz pour Nouvelle Vague.
Meilleure musique originale : Arnaud Toulon pour Arco.
Meilleure actrice dans un second rôle : Vimala Pons (L’Attachement).
Meilleurs costumes : Pascaline Chavanne pour Nouvelle Vague.
Meilleur film de court métrage documentaire : Au bain des dames.
César d’honneur : Jim Carrey.
Meilleur film documentaire : Le Chant des forêts, réalisé par Vincent Munier et produit par Pierre-Emmanuel Fleurantin, Laurent Baujard et Vincent Munier
Meilleur fillm de court-métrage documentaire : Au bain des dames, réalisé par Margaux Fournier et produit par Laureen Bolton et Audrey Smadja Iritz
Meilleur scénario original : Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour Un ours dans le Jura.
Meilleur acteur dans un second rôle : Pierre Lottin (L’Etranger).
Meilleur son : Romain Cadilhac pour Le Chant des forêts.

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Intermittence : refuser la précarisation, défendre nos territoires

Lettre ouverte à Mesdames, Messieurs les Élu.e.s nationaux représentant les territoires ultramarins au Sénat et à l’Assemblée nationale quant à la nécessaire adaptation du régime d’intermittents du spectacle dans les territoires ultramarins.

— De Manuel Césaire (*) —

Mesdames, Messieurs les Parlementaires,

Créé en 1936 sous le Front populaire, consolidé à partir de 1969, puis restructuré au début des années 2000, le régime des intermittents est l’expression concrète de la reconnaissance, par un État, des réalités, des spécificités, des besoins et des problématiques d’un secteur : le secteur culturel. Ce secteur qui plus globalement participe très concrètement à l’économie française avec une valeur ajoutée de 49,5 milliards d’euros en 2023, soit 2% de l’économie française.

Face à une activité discontinue, des contrats de courte durée, le régime d’intermittent par la voie de l’adaptabilité et porteur de flexibilité a permis et continue de permettre à plus de 300 000 femmes et hommes d’accéder à une assurance chômage adaptée, une protection maladie et maternité, des congés payés mutualisés, des droits à la retraite, ainsi que des dispositifs de mutuelle et de prévoyance.

Ce régime continue de jouer un rôle moteur vertueux pour la structuration et la professionnalisation du secteur culturel.

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« Après le chaos », texte Élisabeth Gentet-Ravasco, m.e.s. Stéphane Daurat, jeu Véronique Augereau

Samedi 28 février à 19h30, au Théâtre Aimé Césaire. | ★★★★★ |

— Par Hélène Lemoine —

Après le chaos est une pièce écrite par Élisabeth Gentet-Ravasco, mise en scène par Stéphane Daurat et interprétée, avec un immense talent par Véronique Augereau.

Présentation

Il s’agit d’un monologue centré sur une mère confrontée à une double tragédie : son fils est mort lors d’une fusillade de masse dont il est l’auteur. La pièce s’ouvre au lendemain des faits. Après avoir suivi les événements à la télévision, pensant aux victimes et à leurs familles, la mère apprend de la police que son propre fils est le tireur et qu’il fait partie des morts.

Le texte explore les heures et les jours qui suivent cette annonce. Comment continuer à vivre lorsque le deuil se mêle à la honte ? Comment affronter le regard des autres, protéger les enfants qui restent, soutenir un mari brisé ? Comment penser l’impensable, lorsque l’enfant que l’on a élevé a commis l’irréparable ?

Un angle dramatique singulier

La pièce s’intéresse à un point rarement abordé : celui de la famille du meurtrier.

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« Kouté Vwa », un film de Maxime Jean-Baptiste

Paillote du bourg aux Anses d’Arlet | Jeudi 26 février 19h30
Par Maxime Jean-Baptiste, Audrey Jean-Baptiste | Avec Melrick Diomar, Yannick Cébret, Nicole Diomar | 16 juillet 2025 en salle | 1h 17min | Drame
Synopsis
Tout public
Melrick a 13 ans. Il passe ses vacances d’été chez sa grand-mère Nicole à Cayenne, en Guyane et apprend à jouer du tambour. Mais sa présence fait soudain resurgir le spectre de son oncle, ancien tambouyé tué dans des conditions tragiques. Confronté au deuil qui hante toute la communauté, Melrick cherche sa propre voie vers le pardon.
La presse en parle :
Cahiers du Cinéma par Romain Lefebvre
L’économie modeste et la durée ramassée de Kouté vwa ne sont pas sans rapport avec l’impression de justesse qu’il dégage. Premier long métrage, il ne cherche pas pour autant à en imposer.

Culturopoing.com par Alexandre Lebrac
Hymne à la paix et au pardon, Kouté vwa s’impose comme la déclaration d’amour enflammée d’un cinéaste à sa famille mais également à la Guyane dont il donne à voir la beauté tout en distillant un message, humaniste mais sans naïveté, d’amour universel.

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L’IA, nouvelle ennemie du 7e art ?

À l’approche de la 51e cérémonie des César, le monde du cinéma français hausse le ton. Dans une tribune publiée par Le Parisien, près de 4.000 acteurs, actrices et cinéastes alertent sur les dérives de l’intelligence artificielle, accusée de reproduire leurs visages et leurs voix sans autorisation. À leurs yeux, il ne s’agit plus d’une menace lointaine, mais d’une réalité déjà bien installée.

À l’initiative de l’Adami, organisme chargé de la gestion des droits des artistes interprètes, le texte dénonce un véritable « pillage en règle ». Les signataires décrivent une transformation profonde de leur métier depuis l’essor de l’IA. Si cette technologie peut représenter un outil performant dans certains secteurs, ils estiment qu’elle devient, pour les artistes, « une hydre dévorante ».

Parmi les personnalités engagées figurent notamment Swann Arlaud, Gérard Jugnot, Franck Dubosc, José Garcia, ainsi que Léa Drucker, Élodie Bouchez et Karin Viard. Tous s’inquiètent de voir le clonage vocal se multiplier sans l’accord des principaux concernés. Selon eux, il ne se passe plus une semaine sans qu’un artiste ne signale une utilisation abusive de son image ou de sa voix, alimentant une concurrence jugée « brutale ».

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La trilogie haïtienne de Samuel Suffren : Mercredi 25 février – 19h Tropiques-Atrium

Samuel Suffren, filmer l’absence et le rêve d’ailleurs

Né en 1992, Samuel Suffren est un réalisateur et producteur haïtien dont le travail s’impose aujourd’hui comme l’une des voix les plus singulières du cinéma caribéen contemporain. Son œuvre est profondément ancrée dans l’intime : elle prend racine dans l’histoire de son père, habité toute sa vie par le rêve de partir aux États-Unis sans jamais pouvoir quitter Haïti.

De ce matériau autobiographique naît une trilogie de courts métrages qui explore l’exil, l’attente et l’amour filial à travers ceux qui restent. Un triptyque sur « l’absence et l’ailleurs », décliné selon différents points de vue au sein d’un même cercle familial.

La trilogie haïtienne : un rêve américain vu depuis le rivage

Conçue après la mort de ses parents – son père en 2019, sa mère trois mois plus tard – la trilogie marque un tournant dans le parcours du cinéaste. Alors qu’il envisageait initialement un documentaire, il choisit finalement la fiction pour retravailler cette mémoire intime.

« Quand on s’accapare d’une matière à partir de son histoire personnelle pour la retravailler, ça peut s’avérer être un exercice masochiste.

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🎬 « Promis le ciel « , un film de Erige Sehiri

📅 Mardi 24 février 🕒 15h 📍 Tropiques-Atrium – Salle Frantz Fanon

Par Erige Sehiri, Anna Ciennik | Avec Aïssa Maïga, Deborah Christelle Lobe Naney, Laetitia Ky | 28 janvier 2026 en salle | 1h 32min | Drame | Festival de Cannes 2025 | ★★★★ |

Synopsis :
Tout public
Marie, pasteure ivoirienne et ancienne journaliste, vit à Tunis. Elle héberge Naney, une jeune mère en quête d’un avenir meilleur, et Jolie, une étudiante déterminée qui porte les espoirs de sa famille restée au pays. Quand les trois femmes recueillent Kenza, 4 ans, rescapée d’un naufrage, leur refuge se transforme en famille recomposée tendre mais intranquille dans un climat social de plus en plus préoccupant.

La presse en parle :
La Voix du Nord par Catherine Painset
La réalisatrice tunisienne (dont on avait déjà aimé le choral et lumineux Sous les figues) tourne avec grâce, acuité et tant d’humanité autour de son trio de superbes héroïnes. Face au tragique et à l’arbitraire des situations qu’elle décrit avec une précision de documentariste, elle ne sacrifie ni la douceur, ni la beauté, ni l’humour.

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🎬 « Soulèvements », un film de Thomas Lacoste

📅 Mardi 24 février 🕕 18h00 📍 Tropiques-Atrium – Salle Frantz Fanon
🎞️ Documentaire | 2026 – 1h45 | ★★★★★ |
Synopsis
Tout public
Un portrait choral à 16 voix, 16 trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique. Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles.

La presse en parle :
Culturopoing.com par Xanaé Bove
« Soulèvements » est salutaire par sa façon de montrer comment la désobéissance civile devient, pour ces acteurs, un outil de survie éthique face à « l’écocide en cours ».

L’Humanité par Samuel Gleyze-Esteban
Dans un documentaire puissant, le réalisateur Thomas Lacoste donne la parole à des membres des Soulèvements de la Terre, rendant visages et voix à ceux que le gouvernement, en 2023, traitait comme des terroristes.

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🎶 Karib Lyrik

📅 Samedi 21 février ⏰ 19h30 🎶 📍 Tropiques-Atrium

Karib Lyrik est un spectacle musical original où la puissance du chant lyrique dialogue avec les rythmes et les couleurs du bassin caribéen. Biguine, mazurka créole, boléro, habanera et rythmes afro-caribéens s’entrelacent pour offrir une traversée vibrante, entre tradition et réinvention.

Porté par la voix lyrique intense et expressive de la cantatrice Roseline Cyrille, le spectacle tisse un pont audacieux entre l’exigence du répertoire classique et la chaleur des musiques caribéennes. À ses côtés, les musiciens et professeurs de l’école de musique Lakou Sanblé Matnik enrichissent cette rencontre artistique d’une énergie vivante et profondément ancrée dans le territoire.

La soirée s’ouvrira avec une première partie assurée par les élèves de Lakou Sanblé Matnik. Engagés dans des pratiques collectives mêlant chant et musique d’ensemble, ces jeunes artistes proposeront un répertoire caribéen et jazz, reflet d’un travail pédagogique fondé sur l’écoute, le sens du rythme, l’improvisation et le plaisir du partage musical.

Aux côtés de Roseline Cyrille, les musiciens LSM :
Claude Césaire, Olivier Césaire, Antoinette Harmann, Ludovic Ozier, Zinaida Edouard, Olivier Bresler , Gwladys Erin.

Karib Lyrik est une célébration des voix et des cultures, un moment de transmission et d’émotion où le lyrisme rencontre l’âme caribéenne.

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« Treemonisha » : Opéra-ragtime de Scott Joplin

Samedi 28 février 2026 – 19h30 Tropiques-Atrium, Scène nationale de la Martinique

— Par Hélène Lemoine —

Une œuvre fondatrice de l’opéra afro-américain

Composée en 1910 par Scott Joplin, figure majeure du ragtime et pionnier de la musique afro-américaine savante, Treemonisha est l’unique opéra achevé du compositeur. Joplin en écrit lui-même le livret, affirmant ainsi une vision artistique et politique forte : faire entrer l’histoire, les aspirations et les luttes de la communauté afro-américaine dans le cercle alors fermé de l’opéra, réservé presque exclusivement aux Blancs.

Si Scott Joplin ne connut jamais la reconnaissance de son vivant pour cette œuvre – faute de moyens financiers et face aux barrières raciales de son époque – Treemonisha est aujourd’hui reconnue comme un chef-d’œuvre, au croisement de la musique européenne, du ragtime, du gospel et de l’opérette, et comme une pièce essentielle du répertoire lyrique américain.

L’argument : l’éducation contre l’obscurantisme

L’action se déroule dans une plantation de l’Arkansas, peu après l’abolition de l’esclavage, alors que les anciens esclaves prennent en main leur propre destin. Ned et Monisha, anciens esclaves devenus responsables de la plantation, découvrent un jour un bébé abandonné sous un arbre.

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Michel Portal, la liberté pour seule partition

— Par Sarha Fauré —

Le clarinettiste, saxophoniste, bandonéoniste et compositeur Michel Portal est mort le 12 février 2026 à Paris, à l’âge de 90 ans. Avec lui disparaît l’une des figures les plus singulières et les plus libres de la musique européenne des soixante dernières années : un soliste international formé au classique, pionnier du free jazz, compagnon des avant-gardes contemporaines et compositeur célébré pour le cinéma.

Une enfance basque, entre fêtes et rigueur

Né le 27 novembre 1935 à Bayonne, dans les quartiers populaires du Saint-Esprit, Michel Portal grandit dans un univers mêlant artisanat, petites échoppes, synagogue, école Jules-Ferry et gare. Il aimait rappeler, non sans malice, que l’on disait en traversant l’Adour : « Je vais à Bayonne », comme si son quartier en était à la lisière — image d’un destin toujours un peu à côté des cadres établis.

Son père, Sylvain Portal, l’initie très tôt à la musique. À 9 ans, il apprend le bandonéon, instrument qu’il ne quittera jamais tout à fait. Il étudie ensuite la clarinette à l’école nationale de musique de la ville.

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Mike Fédée : De l’écriture à la scène, une même respiration

Mike Fédée ou l’art d’être multiple

— Par Rodolf Etienne —

Comédien, acteur, auteur et comédien de doublage, Mike Fédée incarne une génération d’artistes martiniquais dont le parcours se déploie entre la Martinique et l’Hexagone, entre écriture intime et scène collective, entre visibilité et travail de l’ombre.

Nourrie par un métissage culturel assumé, Mike Fédée dessine une trajectoire où la voix, le corps et le texte deviennent des espaces de transmission, d’humanité et de lien.

Rodolf Etienne : Tu as commencé très jeune par l’écriture avant de t’orienter vers le théâtre et la voix. Comment ces différentes formes, écrire, jouer, dire, dialoguent-elles aujourd’hui dans ton travail d’artiste ?

Mike Fédée : Quand on regarde bien, c’est fou les directions que la vie nous fait prendre… L’écriture a été pour moi un bond dans la vie d’adulte, dans l’exercice de l’expression de l’écrit à l’oral. Écrire, c’était déjà dire tant de choses. Il n’y a que mes parents, je crois, qui ont cerné l’essence de ce que je tentais d’exprimer à travers les aventures de mes personnages : l’Amour triomphe toujours. Un message dont on a énormément besoin dans le monde actuel.

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« How to have sex », un film de Molly Manning Walker

Mardi 10 février  18h45📍 T.O.M. – Croix Mission, Fort-de-France
👥 Par Molly Manning Walker 🎭 Avec Mia McKenna-Bruce, Lara Peake, Enva Lewis 📅 Sortie : 15 novembre 2023 ⏱️ Durée : 1h31 🎬 Genre : Drame

🏆 Prix Un Certain Regard – Festival de Cannes 2023

📝 Synopsis
Afin de célébrer la fin du lycée, Tara, Skye et Em s’offrent leurs premières vacances entre copines dans une station méditerranéenne ultra fréquentée. Le trio compte bien enchaîner fêtes, cuites et nuits blanches avec des colocs anglais rencontrés sur place. Pour Tara, ce voyage a la saveur électrisante des premières fois… jusqu’au vertige. Face au tourbillon de l’euphorie collective, est-elle vraiment libre d’accepter ou de refuser chaque expérience qui se présente à elle ?

La presse en parle :
Ouest France par Thierry Cheze
L’héroïne au visage poupin (Mia McKenna-Bruce, une révélation !) entraîne la comédie teen vers une mélancolie saisissante.

Positif par Ariane Allard
Ce récit d’apprentissage, à la fois simple et subtil, se vit comme une expérience immersive assez radicale, l’adolescence et ses excès ayant rarement été saisis de façon aussi énergique et… titubante.

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« Gourou », un film de Yann Gozlan

Madiana | Mardi 10 février | 16:15 | 19:00 | 21:45 | Autres horaires =>

Par Jean-Baptiste Delafon, Yann Gozlan
Avec Pierre Niney, Marion Barbeau, Anthony Bajon | 28 janvier 2026 en salle | 2h 06min | Drame, Thriller
Synopsis
Tout public avec avertissement
Matt est le coach en développement personnel le plus suivi de France. Dans une société en quête de sens où la réussite individuelle est devenue sacrée, il propose à ses adeptes une catharsis qui électrise les foules autant qu’elle inquiète les autorités. Sous le feu des critiques, Matt va s’engager dans une fuite en avant qui le mènera aux frontières de la folie et peut-être de la gloire…

La presse en parle :

41 critiques presse
L’Humanité par Michaël Mélinard
Un thriller fascinant et pertinent qui, l’air de rien, interroge en même temps qu’une dérive sectaire, la manipulation psychologique, la quête de célébrité, l’avidité capitaliste et le rêve américain.

Public par Sarah Lévy-Laithier
Fascinant, terrifiant et mystique.

20 Minutes par Caroline Vié
Yann Gozlan, le réalisateur de « Boîte noire », offre un nouveau rôle passionnant au comédien dans ce thriller haletant.

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« La Magie des Pierres », texte Anne-Alex Psyché, m.e.s. Arielle Bloesch

Vendredi 6 février à 19h (séance scolaire à 9h) | Tropiques-Atrium

Théâtre jeune public – éco-poésie caribéenne avec marionnettes

La compagnie KUUMBA invite petits et grands à un voyage poétique et initiatique avec La Magie des pierres, un spectacle de théâtre jeune public mêlant marionnettes, musique et imaginaire caribéen.

Inspirée d’un conte illustré, l’histoire suit Mody et Awa, deux jeunes explorateurs qui, après avoir bravé un interdit, se retrouvent prisonniers d’un monde merveilleux. Pour retrouver leur chemin, ils devront faire preuve de courage et apprendre à écouter les messages de la nature, guidés par une déesse mystérieuse. Peu à peu, une simple chambre d’enfant se transforme en un univers fascinant, riche de symboles et d’émotions.

Porté par des marionnettes fabriquées à partir d’objets recyclés, le spectacle est rythmé par une musique originale world caribéenne. La Magie des pierres célèbre la beauté du vivant et transmet, avec délicatesse, une leçon essentielle : la liberté va de pair avec la responsabilité.

Une expérience sensible et immersive, qui invite à rêver, réfléchir et protéger ce qui nous entoure.

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