La rétrospective du Centre Pompidou consacre la dernière période, la plus décriée, mais la plus actuelle
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.En 1980, après l’ouverture de sa première rétrospective au Centre Pompidou, Salvador Dali (1904-1989) adresse au conservateur Daniel Abadie, qui en est le commissaire, une lettre où il est question de Meissonier, de Proust, des pommes » concaves » de Cézanne, et de Gala, » par qui et pour qui existe – sa – peinture « .
On y trouve aussi une prédiction à propos de ses » récentes peintures stéréoscopiques (…) qu’il faudra quand même au moins cinq ans pour commencer à apprécier « . Prédiction hasardeuse, pas encore vérifiée aujourd’hui. Mais le plus remarquable de cette lettre est qu’elle a pour auteur un artiste de 76 ans, dont la célébrité est mondiale depuis longtemps et qui a cependant pour principale préoccupation la défense de ses derniers travaux. Il lui serait plus simple de s’en tenir à ce qu’il est depuis plus d’un demi-siècle, l’incarnation spectaculaire et grand public de l’artiste extravagant.
» Le grand masturbateur » (détail), 1929