Chapitre III
LA RENCONTRE
Les habitants du quartier ont vécu une troisième nuit d’épouvante. Deux fois par année, Madame Dévilien, une prêtresse vodou, dévouée corps et âme au gouvernement de François Duvalier, organisait des rituels incantatoires dans la cour de son « hounfò », ombragée par le houppier du mapou géant, dont les branches basses se reposaient sur le toit d’une vieille bâtisse en bois. Des curieux se postaient à l’entrée de la grande barrière en tôle pour suivre des yeux le déroulement de la cérémonie animiste. Les initiés, comme les clowns de cirque tsigane, portaient des accoutrements multicolores, qui leur donnaient un air complètement loufoque. Ils utilisaient des peintures corporelles et faciales qui référaient aux symboles de la spiritualité et des traditions ancestrales. Les hommes portaient des chapeaux de paille et des foulards bleus, rouges, noirs, verts autour du cou suant. La « canaille » – pas au sens noble du langage révolutionnaire d’Alexis Bouvier et de Joseph Darcier – chantait, buvait, se soûlait, se déhanchait. La plupart de ces énergumènes étaient des serviteurs zélés, des adhérents exaltés, des prosélytes inébranlables de l’idéologie duvaliérienne.


La ville du Robert vous invite à vivre 4 jours de fête, de culture, de sport et de musique à l’occasion de sa fête patronale, du jeudi 21 au dimanche 24 août !
— Par Sarha Fauré —
— Par Sarha Fauré —
La seule définition de l’Autonomie par ce qu’elle n’est pas doit-elle suffire ?
La semaine dernière, l’Union africaine a officiellement apporté son soutien à la campagne « Correct the Map », un projet porté par les organisations Africa No Filter et Speak Up Africa. Cette initiative vise à réajuster la représentation géographique du monde en adoptant une projection plus fidèle aux proportions réelles des continents. L’objectif ? Réparer une distorsion historique et symbolique laissée par la projection Mercator, un modèle largement utilisé depuis le XVIe siècle. Cette représentation, qui favorise l’Europe et l’Amérique du Nord, réduit considérablement la taille de l’Afrique, une déformation héritée des pratiques coloniales.
— RS n° 408 lundi 18 août 2025 —
A propos du livre Il était une fois la vie au Morne Baldara de Roset Mongin
La Guadeloupe résiste bien mieux à la crise que ses voisines caribéennes .
La Martinique, ce petit morceau de terre baigné par la mer des Caraïbes, fascine autant qu’elle émerveille. Dans la collection documentaire Les 100 lieux qu’il faut voir, un épisode inédit met à l’honneur cette île au passé mouvementé et à la culture foisonnante. Entre mémoire, traditions et paysages grandioses, c’est une invitation à découvrir l’âme créole, portée par ceux qui en sont les héritiers vivants.

Un départ qui change tout
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De la question paradoxole des réparations et du principe de précaution appliqué à la réflexion sur l’autonomie ?
La Foyal Color Red, événement incontournable de Fort-de-France, revient ce vendredi 15 août pour sa 10e édition, promettant une journée vibrante et festive. Les rues du centre-ville se transformeront en un véritable terrain de jeu où sport et ambiance conviviale se mêlent dans une explosion de couleurs et de bonne humeur.
Quand le silence de la nuit
Korzémo L’ENVOL Scène Conventionnée Art Enfance Jeunesse & Paysage Martinique ré ouvre ses portes pour la saison culturelle 25-26. 
Dans le tout petit village de Soffin ( 80 habitants à l’année) , le danseur chorégraphe martiniquais Alfred Alerte a rénové, modifié une bergerie quasi en ruines avec Lucie Anceau elle-même danseuse-chorégraphe. En vingt ans, ces deux -là en ont fait un lieu de création, de résidence, d’ateliers de pratique artistique avec la possibilité de trois plateaux « in situ » ( plus lieux insolites comme la « stabul »).
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
Au cours de la semaine du 4 août, ce sont 226,25 tonnes supplémentaires qui ont été collectées, selon la Préfecture de Martinique. Comparativement à l’année précédente, où seulement 1 535 tonnes avaient été retirées, la situation de cette année est bien plus significative. Les dépôts réguliers de sargasses, en particulier le long de la côte atlantique, continuent d’impacter de manière notable le quotidien des habitants du littoral.
An jou nwè ka kouté