— Par Robert Saé —
1 / Un système en bout de course
L’histoire est ainsi faite ! Quand un système est devenu obsolète rien ne peut empêcher qu’il se délite. Pour sauver les meubles, les gouvernements qui gèrent le système capitaliste imposent des politiques et des mesures visant à concentrer au plus vite le maximum de richesses entre les mains d’une caste de plus en plus minoritaire. Conscients, cependant, que rien ne peut cacher les conséquences du saccage économique, notamment sur le plan social, ceux qui en profitent mobilisent leurs économistes et leurs médias pour détourner l’attention de l’opinion vers des leurres. Ce qui serait en cause, c’est « l’absence de compétitivité », « l’état d’esprit du marché et des investisseurs », « la baisse du nombre des cotisants » et « l’insuffisance de sacrifices ! » Comme si on pouvait attendre du criminel qu’il donne le nom du poison utilisé et qu’il livre l’antidote à celui qu’il veut tuer ! En réalité, c’est le système lui-même qui est atteint d’une maladie incurable.
Chacun sait que la monnaie joue un rôle central et fondamental dans le fonctionnement du système capitaliste.