— Par Florent Grabin, Président de l’Association écologique P.U.M.A. —
Le Code de l’Urbanisme, dans son Article L 300-2, permet de cadrer la concertation préalablement à tout projet d’aménagement, ceci afin d’éviter tout blocage et autres contentieux par des mobilisations d’organisations de protection de l’environnement ou de syndicats ayant pour objet de défendre les intérêts économiques et sociaux.
Cela fait des années que nous, PUMA, attirons l’attention de nos dirigeants sur les conséquences du non-respect de cette loi, ce qui retarde la mise en œuvre d’importants projets structurants pour le développement de la Martinique. Cette concertation aurait évité ce blablabla politique permanent qui détourne la population des actions de politique publique. La non co-construction ouvre la défiance de la population qui s’estime négligée, non prise en considération.
Qui se souvient des débats de nos élus au Conseil Général de l’époque ? Tel élu n’ayant jamais vu de sa vie un échangeur qui fait une crise de nerfs lors du débat de l’échangeur de Schoelcher en indiquant qu’il n’existe pas de rivière dans l’emprise de cet ouvrage.
Quand toute la classe politique comme un seul Homme s’est braquée contre le projet de l’Autoroute initié par le Général De GAULLE lors de son passage en Martinique, et qui a été livrée en 1963 ; depuis plus de 40 ans, des travaux de modernisation ont été réalisés en permanence pour corriger les erreurs de conception et le manque d’anticipation.