Tribune collective
En France, les violences sexistes et sexuelles demeurent massives et largement sous-déclarées. D’après le ministère de l’Intérieur, en 2023, 94 000 plaintes pour viols et tentatives de viols sur des femmes ont été portées devant les forces de l’ordre, et plus de 270 000 plaintes pour violences conjugales. Par ailleurs, les enquêtes de victimation montrent qu’à peine une victime sur dix porte plainte. L’énorme majorité des violences reste donc invisible.
Dans les territoires dits ultramarins, dont la Martinique, ces réalités prennent une acuité particulière. En 2023, pour 360 000 habitants, plus de 1 000 femmes ont déclaré des violences d’après l’OVIFEM, l’observatoire territorial des violences faites aux femmes. Les violences intrafamiliales y sont deux à trois fois plus importantes que dans le territoire national (jusqu’à 2,4 victimes pour 1 000 habitants en Martinique contre 1,4 au niveau national) et 80 % des victimes de violences sexuelles intrafamiliales sont des femmes. Ces données, déjà alarmantes, ne reflètent qu’une part des violences réellement subies.
Ce silence généralisé s’inscrit dans un système encore structuré par des rapports de pouvoir et de domination patriarcaux, mais aussi par des inégalités sociales, territoriales et postcoloniales qui renforcent, en contexte ultramarin, les obstacles à l’accès aux droits et à la justice. <p> Lire Plus

— Par Camille Loty Malebranche —
Enchaînés
En 1998 à la Sorbonne, lors du colloque “Poétiques d’Édouard Glissant” qui s’était tenu du 11 au 13 mars 1998 à la Sorbonne, l’événement fut cette déclaration tenue par Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau et Wole Soyinka, réclamant la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité, en guise de conclusion imprévue au colloque international ; Pétition à l’appui.
Quand la quête mémorielle devient obstacle à toute pensée en capacité de se projeter sur l’avenir du développement économique ?
Charlatanisme, imposture et enfumage : actualisation des liaisons délictueuses entre les
En France, depuis 2006, le 10 mai est la « journée nationale de commémoration des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition ». Retour en cinq questions sur les travaux et les lieux qui permettent de poursuivre la réflexion sur l’histoire de la traite et de l’esclavage.
Pour sa seconde édition, le festival Ciné Communes, initié par l’association Protea, poursuit une ambition forte : créer un dialogue vivant entre le cinéma et la mémoire. Baptisée « Ciné Mémoires », cette nouvelle programmation invite à explorer les récits qui construisent notre héritage commun et éclairent notre réalité contemporaine.
— Par Jean Samblé —
Roland Ménil
Le Mouvement International pour les Réparations (MIR) organise la 26e édition du Konvwa ba reparasyon du 8 au 22 mai 2026, entre Sainte-Anne et Le Prêcheur. Douze communes participent à cette manifestation placée cette année sous le thème : « Pèp Nèg Annou Fè Yonn Kont Anpwazonman, jénosid, ékosid, épistémisid. Pou Lavi ».
— Par Gary Klang —
Entre 2015 et 2024, l’expérimentation du vapotage par les lycéens est passé de 35,1% à 46%. C’est ce que constate notamment l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives dans une étude publiée le 29 avril 2026.
L’attestation d’honorabilité est un document officiel garantissant qu’une personne n’a pas de condamnation écrite dans un casier judiciaire ou sur le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (FIJAISV) qui empêche d’intervenir auprès des mineurs. Les démarches pour l’obtenir se font 
La foire agricole se déroule samedi et dimanche sur le boulevard Désir Jox et ses abords, dans le cadre de la semaine de l’agriculture. Organisé avec le soutien de la CTM et de CAP Nord Martinique, l’événement met à l’honneur producteurs, artisans et produits du terroir autour du thème « Lonj an tout sos ».
Sélection de nouveautés éditoriales – 2026
— Par Sarha Fauré —

— Par Camille Loty Malebranche —
Dans un dispositif scénique d’une grande sobriété, presque ascétique, une figure vêtue de blanc se détache dans un espace structuré par de hautes barres verticales, comme autant de lignes de fuite ou de barreaux symboliques. Dès les premiers instants, le rapport frontal est posé : « Je préfère rester debout pour bien voir vos visages ». Cette déclaration, à la fois simple et chargée de sens, inscrit la représentation dans une adresse directe au public. Ici, il ne s’agit pas seulement de raconter une histoire, mais de convoquer une présence, d’instaurer une vigilance partagée.

