Les associations soussignées de Martinique et de Guadeloupe condamnent fermement la décision de la cour suprême états-unienne de révoquer le droit à l’IVG au niveau fédéral qui existait depuis 1973.
Comme la majorité des femmes, des féministes et démocrates états-unien.nes, mais aussi du monde entier, nous sommes révoltées.
Alors que la population est majoritairement pour l’IVG, c’est un brutal retour en arrière de 50 ans pour les femmes états-uniennes, et en particulier les plus précaires, puisqu’on a vu que plusieurs états, qui s’y étaient déjà préparés, se sont précipités pour interdire l’avortement et fermer immédiatement les centres IVG et on pense que ce sera 50% des états, sous le contrôle important des lobbies anti-avortement.
C’est aussi une grande peur qui s’installe : celle du contrôle par le biais des applications numériques de suivi menstruel, de géolocalisation et les moteurs de recherche. Les appels se multiplient pour inciter les femmes à supprimer les données des applications de suivi de leur cycle menstruel, qui pourraient permettre d’identifier un éventuel avortement dans les Etats où l’IVG est désormais prohibée, ainsi que les outils de géolocalisation pour connaitre toute personne ayant approché une clinique où se pratique l’avortement, les outils de recherche pour les personnes ayant acheté une pilule abortive en ligne ou même cherché à s’informer sur le moyen d’aider des associations pro-choix.