(Du paradigme de la synchronisation et de la désynchronisation)
— Par Pierre Pastel (*)—
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Positionnement
Dans un premier abord, tentons de rendre sa lettre de noblesse à cette notion de développement dans sa version la plus audible, la plus didactique possible, telle que le sens commun peut la saisir. Le terme de développement a un a priori positif. Il s’agit de pouvoir aller vers un mieux. Il fait espérer, concevoir un mieux de là où l’on est, et dans ce que l’on est aujourd’hui. Le développement suppose que ce qui est potentiel en termes de mieux-être, de bien-être individuel et collectif devienne une réalité construite, vécue.
Ce positionnement, on ne peut plus basique, laisse ainsi comprendre que l’on ne peut valablement penser « le développement », si à tout moment les acteurs en charge de celui-ci n’envisagent pas la perspective d’une amélioration persévérante des réalités vécues par toute une population donnée. Sans faire de la redondance, le leitmotiv devra être « le bien-vivre ensemble pour tous ».
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Un développement pour qui ?
Ce préalable nous conduit à nous interroger sur une problématique qui se révèle d’emblée essentiel, prioritaire.