« 120 battements par minute », un film de Robin Campillo

Dimanche 23 mars à 20h sur Martinique 1ère, Guadeloupe 1ère
Par Robin Campillo
Avec Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel | 23 août 2017 en salle | 2h 23min | Drame | Date de reprise 29 novembre 2017 | ★★★★★ |

120 Battements par minute est un film dramatique français coécrit et réalisé par Robin Campillo, sorti en 2017.

Succès critique et public, le film a remporté de nombreux prix. En compétition au Festival de Cannes, il y obtient le Grand Prix, la Queer Palm, le Prix François-Chalais et le Prix FIPRESCI, ainsi que le Prix du Public au Festival de Cabourg 2017. De plus, il remporte lors de la cérémonie des Césars 2018 les Césars du meilleur film, du meilleur acteur dans un second rôle, du meilleur espoir masculin, du meilleur scénario original, du meilleur montage et de la meilleure musique originale.

Synopsis
Au début des années 1990, le sida se propage depuis près de dix ans. Les militants d’Act Up-Paris s’activent pour lutter contre l’indifférence générale. Au cours des « R.H. » (réunions hebdomadaires menées par deux médiateurs se chargeant de donner les tours de paroles se décident les actions pour que soient mises en œuvre les trithérapies pour les malades atteints du sida, spécialement les « zaps » (irruption au siège du laboratoire pharmaceutique Melton Pharm, aspersions de faux sang, notamment contre le directeur de l’Agence française de lutte contre le sida), les die-in, les distributions de préservatifs et de brochures d’information dans les lycées, les tracts dont chaque slogan provocateur est débattu et approuvé par l’assemblée. Les scènes militantes alternent avec les scènes de fête dans lesquelles les militants dansent au son de la house, leur énergie sur la piste faisant s’élever au-dessus d’eux la poussière qui se transforme « en molécules et virus se multipliant et se contaminant ».

L’histoire débute au sein d’Act up autour de 1992 lorsque Nathan, un nouveau militant, y rencontre Sean Dalmazo, et est bouleversé par la radicalité de ce dernier, séropositif et qui consume ses dernières forces dans l’action. Sean est en conflit avec Thibault, médiateur des « R.H. » qui privilégie l’expertise et la discussion avec les autorités et les laboratoires, à l’instar d’AIDES. Nathan tombe amoureux de Sean et se lance dans les actions coups de poing d’Act up. Leur histoire d’amour est interrompue en 1995 par la mort de Sean : affaibli par la maladie, hospitalisé puis ramené dans le nouvel appartement que Nathan voulait pour eux, il est soigné par son amant et sa mère. Sean choisit d’être euthanasié par Nathan. Respectant la volonté de Sean, ses amis militants jettent ses cendres sur les petits-fours d’un banquet des assureurs.

La presse en parle:
Critikat.com par Fabien Reyre
« 120 battements par minute » vibre à chaque plan, exulte d’un désir de vivre et de se battre, de donner à voir et à entendre, de rendre visible.

Culturopoing.com par Carine Trenteun et Pierre Guiho
Du collectif à l’individu, le flux de « 120 battements par minute » coule, vrille, se tord mais toujours repart. En pleine épidémie du sida, Robin Campillo propose un film de vie, d’amour et de combat.

Femme Actuelle par Amélie Cordonnier
Une claque.

L’Express par Eric Libiot
Le film est si réussi, si passionnant, si emballant, si émouvant qu’il semble échapper à tout, et notamment aux calculs. 120 BPM est en état de grâce, poussé par sa propre énergie, son propre désir. II touche chacun au plus profond. Cela s’appelle une grande oeuvre.

L’Obs par Nicolas Schaller
Grand prix du jury, ce film moderne, politique et bouleversant n’a pas eu, à Cannes, la palme d’or qu’on espérait. Qu’importe. Il tient désormais à chacun d’en faire le grand film populaire qu’il doit être avant tout.

LCI par Romain Le Vern
Avec ce grand film pulsatile, Campillo radiographie le désir, montre le sexe, sonde l’ivresse, communique le spleen. C’est beau et triste comme le tube Smalltown Boy de Bronski Beat dont la simple évocation dévaste…

La Septième Obsession par Jean-Sébastien Massart
« 120 battements par minute » a cette carrure assez unique, que l’on n’ose plus tout à fait attendre d’un film français. Il mérite, en cela, tous les éloges.

Les Inrockuptibles par Jean-Baptiste Morain
Sous ses airs naturalistes, le film est travaillé, en filigrane, par une structure narrative sophistiquée, qui va du général vers le particulier, de la collectivité vers l’individu, seul face à la mort (…) : « 120 battements par minute » est l’un des plus beaux films de l’année.

Libération par Luc Chessel
Ce film est une boîte : une utopie et une cellule, une machine qui serait capable d’émotion comme celles de la musique électronique. Il crée là tout un réseau de sens qui n’est jamais métaphorique, mais scénographique : un espace qui cherche à se laisser habiter par des figures qui doivent tout à la vitalité en mouvement des acteurs, et se laisser envahir par des forces extérieures à la limite du surnaturel.